Alpes-Maritimes jusqu’au 12 mai 2022 : Consultation publique sur les prélèvements de marmottes et du tétras-lyre dans les Alpes-Maritimes pour la saison 2022/2023

Le Projet d'arrêté

Un projet d’arrêté est soumis à consultation du public et publié sur le site de la préfecture des Alpes-Maritimes. En plus d’encadrer les dates de la chasse pour la saison 2022-2023, il prévoit la chasse des marmottes, du tétras-lyre et d’autres espèces en déclin, mais aussi la chasse d’été du renard. 

La préfecture a publié une note de présentation commune à plusieurs projets d’arrêtés. 

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 12 mai 2022 inclus.

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé. Il doit-être envoyé par mail à :
ddtm-chasse@alpes-maritimes.gouv.fr
 
jusqu’au 12 mai 2022 inclus, avec pour titre : « 
Projets d’arrêtés préfectoraux relatifs à la campagne cynégétique 2022-2023″

Nos arguments à reprendre et personnaliser pour la rédaction de votre commentaire

Publication réalisée avec l’aide du Collectif Animalier du 06.

Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes, je tiens à vous faire part de mon AVIS DEFAVORABLE pour l’arrêté préfectoral relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département des Alpes-Maritimes, en ce qu’il prévoit notamment la chasse des marmottes, du tétras-lyre et de plusieurs espèces en déclin. 

  • Le Tétras lyre est une espèce patrimoniale des Alpes et est classée ‘’vulnérable ‘’ sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) des oiseaux menacés en 2020 en Provence Alpes Côte d’Azur. Pourtant, ce projet d’arrêté ouvre la possibilité d’autoriser leur chasse en septembre 2022.
  • Comment l’Etat peut-il envisager d’autoriser la chasse des tétras, comme si les chasseurs devaient pouvoir les abattre jusqu’au dernier.
  • Les chasseurs, qui se qualifient à l’envi de gestionnaires, devraient refuser cette chasse. Pourtant, nombreux sont ceux qui attendent chaque année ce cadeau des services de l’Etat, renouvelé en dépit des précédentes décisions de justice et alors même que les Préfets peuvent interdire localement la chasse de ces espèces afin de favoriser leur protection et la reconstitution des populations (article R424-1 du code de l’environnement). Cela garantit aux chasseurs de pouvoir tuer quelques oiseaux avant une éventuelle suspension et d’en faire des trophées.
  • Votre projet d’arrêté envisage de permettre la chasse d’autres espèces en déclin, comme la perdrix Bartavelle, la perdrix Rochassière, le lièvre variable, le lièvre d’Europe, la perdrix rouge et la bécasse des bois. Il n’est pas normal, alors que nous assistons à une érosion de la biodiversité sans précédent, de permettre la chasse d’espèces dont l’état de conservation n’est pas satisfaisant.
  • Rien dans votre projet d’arrêté ne justifie la chasse de ces espèces. 
  • Dans les Considérant de votre projet d’arrêté, on peut lire : « Considérant l’avis fav a commission départementale de la chasse et de la faune sauvage qui s’est déroulée le 14 avril 2022. » Outre l’erreur manifeste de rédaction, vous n’avez pas mis à la disposition du public le compte-rendu de la CDCFS, afin d’éclairer les contributeurs. Pourtant, l’article 7 de la Charte de l’Environnement précise que : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. »
  • Je vous demande d’interdire les relâchers d’animaux issus d’élevages dans le milieu naturel. Ils  pourraient être responsables d’une pollution génétique et de transmission de maladies. Relâcher des animaux nés dans des élevages pour le simple plaisir de les chasser est une totale aberration à laquelle il faut mettre un terme immédiatement. 
  • Je vous demande également de sursoir aux tirs d’été du renard, ces prélèvements opportunistes étant contre-productifs et injustifiés. 
  • Je vous demande d’interdire la chasse à la marmotte, espèce particulièrement vulnérable aux effets du réchauffement climatique. La chasse de quelques dizaines de marmottes par an afin de satisfaire les chasseurs amateurs de ce rongeur ne se justifie plus aujourd’hui. La marmotte a une valeur récréative élevée, elle attire les promeneurs et les touristes, déclenche des achats à son effigie, l’espèce bénéficiant d’un grand capital de sympathie de la part des visiteurs. La pression de chasse est une pression anthropique qui s’ajoute à celle des chiens de protection divaguants et des activités récréatives (approche et nourrissage par les promeneurs). Ces impacts étant peu ou pas documentés, la prudence devrait inciter à interdire la chasse à la marmotte.