Urgent : Consultation publique sur la capture de l’ours Goiat dans les Pyrénées

Le Projet d'arrêté

Le projet d’arrêté ministériel soumis à consultation du public concerne la capture et l’équipement d’un Ours brun (Ursus Arctos) dans le cadre du protocole Ours à problème – Massif des Pyrénées.

L’Etat tente de faire passer l’ours Goiat pour un ours à problème, ce que nous contestons. Notons que l’OFB, qui demande une dérogation pour entamer la phase 3 du protocole Ours à problème,  envisage déjà un passage en phase 4 qui conduirait au retrait ou à l’élimination de l’ours. 

AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté. La consultation du public prend fin le 5 juin 2021. 

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé. Il doit-être posté en ligne au plus tard le 5 juin 2021 directement sur le formulaire de la DREAL.  ⇩

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2363

Nos arguments à reprendre et personnaliser pour la rédaction de votre commentaire

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé.

Je tiens à m’opposer à la capture de l’ours Goiat prévu dans votre projet d’arrêté ministériel de capture et équipement d’un Ours brun (Ursus Arctos) – Protocole Ours à problème – Massif des Pyrénées.

tLe fait que les agents de l’OFB n’ont pas réussi à effaroucher Goiat est un bon signe, puisque l’ours fuit quand il sent la présence de l’Homme. Goiat n’est donc pas un ours familier. 

Après lecture des documents joints à la consultation publique sur le déclenchement du protocole ours à problèmes pour Goiat, je déplore qu’il ne soit pas juste question de capturer l’ours en question afin de l’équiper d’un collier émetteur, qui pourrait permettre de le suivre et de mieux accompagner les éleveurs dans la protection de leurs troupeaux.

Le déclenchement de cette nouvelle étape du protocole Ours à problème est prématurée. Les agents de l’OFB n’ont pas réussi à effaroucher l’ours Goiat malgré plusieurs nuits de présence sur le terrain pour mettre en place le « conditionnement aversif ». Le rapport de l’OFB précise que Goiat n’est pas un ours familier. Dès qu’il sent la présence des hommes, il s’enfuit. C’est ce comportement, tout à fait normal chez les ours, qui explique que les agents n’arrivent pas à l’effaroucher.

Il n’est pas tolérable d’envisager la capture ou la destruction de cet ours. 

Le protocole prévoit que si les agents n’arrivent pas à l’effaroucher, l’ours puisse être équipé d’un collier pour mieux le suivre et prévenir les prédations. Nous ne remettons pas cette partie du protocole en question. Par contre, il précise aussi que l’équipement télémétrique pourra faciliter la capture de l’ours ou son élimination si toutefois il était décrété que c’est un ours à problème.

Goiat n’est pas un ours familier, ni même un ours à problème.

Dans son expertise, l’OFB conclue en disant : “Enfin, au vu des opérations réalisées les années précédentes et de l’historique de cet animal, l’hypothèse que de tels comportements se répètent malgré les dispositifs déployés ne peut pas être totalement écartée. Dans ces conditions et compte tenu des délais de mise en œuvre, il semble utile d’engager dès à présent les réflexions avec l’Espagne sur les conditions techniques d’une phase 4 du protocole, retrait de l’ours Goiat, si la décision devait in fine être prise. Le cas échéant, cette réflexion devra considérer la destination de l’animal s’il devait être capturé vivant ainsi que son remplacement au sein de la population pyrénéenne.”

Pour acheter la paix sociale, l’OFB est prête à sacrifier un ours qui n’a pas un comportement anormal.

La seule solution, c’est la cohabitation ! 

L’Etat doit continuer d’accompagner les éleveurs et de favoriser la cohabitation. Des agents doivent continuer à se rendre sur les lieux d’attaques afin de comprendre les vulnérabilités de chaque estive et les corriger. Ce n’est qu’à cette condition qu’ours et troupeaux pourront cohabiter durablement dans les Pyrénées, qui devraient déjà se préparer au retour du loup.

L’ours Goiat n’est pas un ours qu’on peut considérer comme dangereux, puisqu’il a conservé sa peur de l’homme. Envisager de le tuer ou de le rendre captif n’est pas une option.