Urgent : consultation publique sur l’abattage de 1600 renards par tirs de nuit dans la Somme.

Le Projet d'arrêté

Le projet d’arrêté soumis à consultation du public concerne la régulation du renard par chaque lieutenant de louveterie du département de la Somme, du 1er août 2020 au 31 mars 2021. Ce projet d’arrêté prévoit d’autoriser le massacre de 1600 renards ! 

La préfecture a publié une note de présentation qui n’apporte pas suffisamment d’éléments concrets pour justifier ce massacre.

AVES France vous invite à vous opposer massivement à ce projet d’arrêté, jusqu’au 23 juillet 2020

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé.

Les avis doivent être transmis par voie électronique à l’adresse suivante :

ddtm-nature-chasse@somme.gouv.fr

en précisant la mention « consultation sur la régulation du renard en tirs de nuit par les lieutenants de louveterie de la Somme »

Nos arguments à reprendre et personnaliser pour la rédaction de votre commentaire

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé.

Madame Muriel NGUYEN, Préfète de la Somme,

Je tiens à m’opposer fermement à votre projet d’arrêté dont le but est d’organiser le massacre de 1600 renards entre le 1er août 2020 et le 31 mars 2021, pour les raisons suivantes : 

  • Alors que ce projet d’arrêté prévoit l’abattage de 1600 renards d’ici mars 2021 lors d’un maximum de 400 sorties de nuit, la note de présentation ne permet pas de justifier ce massacre.
  • Le renard est déjà régulé dans le département de la Somme par la chasse en période d’ouverture, par le tir individuel sur autorisation préfectorale pendant la période allant de la clôture de la chasse au 31 mars, ainsi que par des chasses particulières organisées dans le cadre de l’article L427-6 du code de l’environnement à chaque fois qu’il est nécessaire. Le chasser également la nuit est un véritable harcèlement et provoquera le dérangement d’autres espèces. 
  • La note de présentation justifie ces tirs par la protection du repeuplement de la perdrix grise par la FDC, avec pour but évident d’avoir assez de perdrix pour la chasse à tir et la jouissance exclusive des chasseurs…Il est intolérable de chasser le renard pour protéger des lâchers de gibiers qui seront abattus par les chasseurs !
  • La note de présentation rappelle que le renard est « vecteur de l’echinococcose alvéolaire, transmissible à l’homme ». Or, aucune contamination humaine n’est mentionnée dans cette note. Il est insupportable de se retrancher derrière un argument sanitaire totalement infondé pour justifier la régulation de 1600 renards supplémentaires !
  • En ce qui concerne la gale du renard, elle n’est transmissible qu’en cas de contact direct. Encore une fois, cet argument sanitaire est totalement irrecevable. 
  • En ce qui concerne les populations de renards dans le département, vous vous contentez de dire que « la population de renards est considérée comme en légère hausse au regard des observations de terrain » réalisées par la fédération départementale des chasseurs. Permettez-moi de remettre en doute l’objectivité de ces chiffres, les comptages étant réalisés par ceux qui ont un intérêt direct à faire disparaître les prédateurs. 
  • D’après la note de présentation, l’impact de prédation de cette espèce sur les élevages professionnels et amateurs de volailles est jugé important. Or, il appartient aux éleveurs de volailles de sécuriser leurs installations.
    Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier, des mesures de prévention efficaces peuvent être mises en place (enterrer la clôture, effarouchement, etc.). Il n’est pas acceptable de tuer des renards pour protéger des élevages, alors que la note de présentation ne fournit aucun chiffrement de dégâts et n’explique pas quelles mesures ont été prises pour éviter ces prédations !
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compter le dérangement de la faune non visée.
  • Les tirs, en provoquant le déplacement des individus, ont un effet contre-productif sur la propagation des zoonoses. Des études scientifiques ont montré que le renard contribue également à limiter la diffusion de la maladie de Lyme.
  • Des tribunaux administratifs ont à plusieurs reprises déclaré illégaux des tirs de nuit qui avaient été autorisés par les préfets.
  • Ce projet d’arrêté cadre ne repose sur aucun fondement écologique, ces animaux étant tués par des lieutenants de louveteries pour une chasse de loisir.
  • Les tirs de nuit sont également une source importante de stress pour les riverains. 
  • L’utilisation d’un silencieux rend ces opérations encore plus dangereuses et les risques pour la population non négligeables. 

Attention, les messages que vous adressez à la préfecture doivent-être personnalisés et argumentés. Ils doivent-être envoyés par mail jusqu’au 23 juillet 2020, avec comme objet : 

« consultation sur la régulation du renard en tirs de nuit par les lieutenants de louveterie de la Somme ».