Seine-Maritime : consultation publique sur l’abattage de 1430 renards, de jour comme de nuit, de mi-juillet à décembre 2020

Le Projet d'arrêté

Le projet d’arrêté soumis à consultation du public concerne la régulation du renard par chaque lieutenant de louveterie de Seine-Maritime de juillet à décembre 2020. Ce projet d’arrêté prévoit d’autoriser le massacre de 1430 renards de jour comme de nuit ! 

La préfecture a publié une note de présentation qui n’apporte pas d’éléments concrets pour justifier ce massacre.

AVES France vous invite à vous opposer massivement à ce projet d’arrêté, jusqu’au 19 juin 2020

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé.

Les avis doivent être transmis par voie électronique à l’adresse suivante :

ddtm-srmt-bnfdr@seine-maritime.gouv.fr

en précisant la mention « consultation sur la régulation du renard en tirs de nuit par les lieutenants de louveterie de la Seine-Maritime de juillet à décembre 2020 »

Nos arguments à reprendre et personnaliser pour la rédaction de votre commentaire

Important : pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copié-collé mais rédigez un message personnalisé.

Monsieur Pierre-André DURAND, Préfet de Seine-Maritime,

Je tiens à m’opposer fermement à votre projet d’arrêté dont le but est d’organiser le massacre de 1430 renards entre mi-juillet et le 31 décembre 2020, pour les raisons suivantes : 

  • Alors que ce projet d’arrêté prévoit l’abattage de 1430 renards d’ici décembre 2020, la note de présentation ne permet pas de justifier ce massacre. 
  • La note de présentation justifie ces tirs par la protection du repeuplement de la perdrix grise par la FDC suite à la destruction de son milieu avec pour but évident d’avoir assez de perdrix pour la chasse à tir et la jouissance exclusive des chasseurs…Il est intolérable de chasser le renard pour protéger des lâchers de gibiers qui seront abattus par les chasseurs !
  • La note de présentation rappelle que le renard est « vecteur de l’echinococcose alvéolaire, transmissible à l’homme et de la néosporose caninum, transmissible aux bovins » et que « plusieurs cas d’echinococcose ont été détectés sur des renards dans le Nord et le Pas-de-Calais en fin d’année 2018 ». En quoi la détection de quelques renards malades en 2018 dans des départements éloignés de la Seine-Maritime pourrait-être une justification à l’élimination de 1430 renards sur notre territoire ?
  • Il n’est jamais fait mention d’un comptage des populations de renards dans le département. Vous vous contentez de dire que « la population de renards est estimée en hausse tendancielle » pour justifier ces abattages.
  • D’après la note de présentation, « l’impact de prédation de cette espèce sur les élevages amateurs de volailles est jugé important. » Or, il appartient aux éleveurs de volailles de sécuriser leurs installations.
    Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier, des mesures de prévention efficaces peuvent être mises en place (enterrer la clôture, effarouchement, etc.). Il n’est pas acceptable de tuer des renards pour protéger des élevages amateurs !
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Les tirs de jour et de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compter le dérangement de la faune non visée.
  • Les tirs, en provoquant le déplacement des individus, ont un effet contre-productif sur la propagation des zoonoses. Des études scientifiques ont montré que le renard contribue également à limiter la diffusion de la maladie de Lyme.
  • Des tribunaux administratifs ont à plusieurs reprises déclaré illégaux des tirs de nuit qui avaient été autorisés par les préfets.
  • Ce projet d’arrêté cadre ne repose sur aucun fondement écologique, ces animaux étant tués par des lieutenants de louveteries pour une chasse de loisir.
  • Les tirs de nuit sont également une source importante de stress pour les riverains. 

Attention, les messages que vous adressez à la préfecture doivent-être personnalisés et argumentés. Ils doivent-être envoyés par mail jusqu’au 19 juin 2020, avec comme objet : 

« consultation sur la régulation du renard en tirs de nuit par les lieutenants de louveterie de la Seine-Maritime de juillet à décembre 2020 ».