ARIEGE du 5 au 26 juillet 2019 inclus : CP sur le Projet d’arrêté ordonnant la Mise en place d’un plan de prélèvement des blaireaux à des fins de dépistage et de lutte contre la tuberculose bovine

La note de présentation consultable sur ce lien

Le projet d’arrêté consultable sur ce lien

Donnez votre avis en précisant l’objet de la consultation à cette adresse e-mail :

ddcspp@ariege.gouv.fr

Dans sa note, le préfecture rappelle que :   Ces mesures sont prises en application des prescriptions de la commission nationale Sylvatub qui a classé le département de l’Ariège en niveau 3, demandant la mise en place de mesures de surveillance renforcées des populations de blaireaux dans la zone à risque « tuberculose », afin de limiter l’ampleur de la contamination de la faune sauvage.
  Dans les zones d’infection :  un sous-échantillon représentatif du territoire fera l’objet d’analyses pour recherche de tuberculose, soit  70 blaireaux.
  Les terriers trouvés infectés les années précédentes et en cours de
campagne ainsi que les terriers situés dans un rayon de 2 kms autour de ces foyers infectés font l’objet d’une surveillance et de prélèvements systématiques jusqu’à disparition de tout signe d’activité autour de ces foyers.
Au total, 18 communes sont classées en zone dite «infectée »
  Dans les zones de prospection : L’objectif est de réaliser des prélèvements en vue d’analyses en ciblant les terriers les plus proches des bâtiments ou des pâtures sur lesquelles sont ou ont été hébergés des bovins appartenant à un cheptel nouvellement infecté, avec si possible un prélèvement de 2 blaireaux adultes par terrier actif avec un échantillon minimum de 15 adultes. 
et la zone «de prospection » comprend 21 communes, on en déduit donc une fourchette basse de 42  blaireaux à tuer.
La durée de mise en application de cette mesure encours dès la publication de cet arrêté jusqu’au 31.12.2020 avec un arrêt des prélèvements entre le 15 janvier et le 15 mai.
Les moyens utilisés:    Les prélèvements se feront par piégeage (collet à arrêtoir)  ou par tir. Le  tir de nuit avec utilisation de sources lumineuses est autorisé.
  Les tirs de nuit et de chasses particulières ne permettant pas in fine la récupération des cadavres pour analyses doivent être recensés par les lieutenants de louveterie afin de permettre une juste évaluation
des prélèvements effectués.. 
Autrement dit, on peut tirer et tant pis si on en retrouve pas le cadavre, c’est accessoire !

Nos arguments à reprendre et personnaliser:

Nous demandons, et à proximité des cheptels bovins infectés :  le renforcement de la surveillance toute l’année par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes qui est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir à des fins de dépistage,

La réduction des densités des populations de blaireaux entreprise dans les zones infectées relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce. La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.

La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés, ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.
La France était indemne de tuberculose bovine jusqu’à 2000 c’est-à-dire que le taux de troupeaux contaminés était inférieur à 0,1 %.
La difficulté prophylactique de mise en place de la vaccination, allié à un relâchement certain du monde agricole, à permis à cette pathologie de se réinstaller dans différentes régions de France à partir de 2002 (Cerfs et sangliers en Seine-maritime et Eure, Blaireau en Bourgogne etc).
Par ailleurs, les pratiques de la régulation de la faune sauvage par le biais de nourrissage des sangliers de façon quasi industrielle et à ciel ouvert ainsi que le laisser sur place des viscères éventuellement infectées(estimation de 5000 tonnes par an en France sur
les bases des prélèvement statistiques de l’ONCFS) ont implicitement porté Mycobactérium bovis au sein de la faune sauvage…
Les milieux scientifiques ont démontré clairement qu’il n’existe pas de foyer bactérien tuberculinique sauvage. Le problème demeure donc un problème éminemment intra-agricole !
L’éradication massive préconisée comme solution efficace à trouvé ses faiblesses comme l’atteste la longue campagne ’élimination(1973 à 1998) au Royaume-uni et la recrudescence importante qui s’en est suivie…2 études successives d’un groupe d’experts mandatés par la DEFRA (Département pour l’environnement, l’alimentation et les affaires rurales) puis d’une équipe de l’université d’Oxford ont également étayé cette thèse.
L’élimination massive du blaireau d’Europe n’est donc qu’une solution à très court terme, le salut demeure du côté du monde agricole et de ses pratiques….
Cette espèce fait donc les frais d’une mauvaise gestion humaine et n’est pas responsable de la réapparition de la tuberculose bovine (Hubert BASLE)
Inspirez-vous pour étayer votre argumentation de cet article qui relate une étude britannique mettant le blaireau hors de cause sur son rôle lié à la propagation de la tuberculose bovine.