Pas-de-Calais: CP jusqu’au 3 Juillet 2019 inclus Arrêté de régulation des renards à tirs par les lieutenants de louveterie

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Lire le projet d’arrêté ici

La destruction des animaux des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts est réglementée par les articles L427-1 et suivants du code de l’environnement.

En application de l’article L427-6 du code de l’environnement, le préfet de département, après avis du directeur départemental des territoires et de la mer et du président de la fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais, autorise des chasses sous forme de battues administratives, prenant la forme de tirs de jour ou de nuit, sous l’égide des lieutenants de louveterie.

Monsieur le Préfet propose dans son projet d’arrêté, la possibilité pour les lieutenants de louveterie de détruire 900 renards au cours d’opérations de tirs de jour ou de nuit  à bord de véhicules automobiles, à l’aide d’un gyrophare vert et par l’emploi sur l’arme à feu d’un modérateur de sons en cas de besoin ainsi que par l’utilisation de sources lumineuses autorisés, sur les zones situées à moins de 500 m de zones urbaines, d’habitations,
d’élevages ou de basse-cours ainsi que de cultures maraîchères.
Ces prélèvements peuvent également intervenir à distance maximale de 300 m des chemins ouverts au public !

Ce projet d’arrêté autorise la destruction de 900 renards par les moyens cités durant la période du 15 juillet 2019 jusqu’au 31 mars 2020 inclus.

Pour envoyer vos avis pour cette consultation, vous devez envoyer un mail avant le 3 Juillet à la préfecture : ddtm-participation-public@pas-de-calais.gouv.fr


Nos arguments pour contrer ce projet, à reprendre et personnaliser :

Important: Pour que votre avis soit pris en compte, ne faites pas de copiés collés mais rédigez un avis personnalisé. 

  • Les tirs de nuit sont autorisés du 15 juillet 2019 jusqu’au 31 mars 2020 inclus donc y compris en période de reproduction.
    Rappelons que les jeunes, s’ils sont sevrés à 6 semaines, restent avec leur mère jusqu’à l’automne et qu’elle continue de les nourrir. Cela relève donc d’une volonté d’éradiquer les renards sans tenir compte d’aucun impératif biologique ou écologique.
  • La note de présentation justifie ces tirs par les risques de transmission de l’échinoccocose à l’homme par ingestion de denrées infectées (baies, produits maraîchers contaminés) et de morsures aux animaux domestiques!    L’échinococcose est une maladie rare, puisque dans les zones d’endémie européenne, Est de la France compris, son incidence annuelle est comprise entre 0,02 et 0,28 pour 100 000 habitants; que les animaux domestiques sont aussi porteurs et que le moyen de prévention le plus efficace est de vermifuger son chat ou chien régulièrement, 3 ou 4 fois par an, avec un produit contenant la molécule nécessaire et de se vermifuger soi-même si on possède un chien ou un chat. Notons aussi que le Pas-de-Calais ne fait pas partie du Grand-Est.
  • Les tirs, en provoquant le déplacement des individus, ont un effet contre-productif sur la propagation des zoonoses. Des études scientifiques ont montré que le renard contribue également à limiter la diffusion de la maladie de Lyme.
  • Il appartient aux éleveurs de sécuriser leurs installations.
    Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier, des mesures de prévention efficaces peuvent être mises en place (enterrer la clôture, effarouchement, etc.).
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparaît, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compter le dérangement de la faune non visée.
  • Des tribunaux administratifs ont a plusieurs reprises déclaré illégaux des tirs de nuit qui avaient été autorisés par les préfets.
  • Ce projet d’arrêté ne repose sur aucun fondement écologique.