Orne, jusqu’au 17 septembre 2018 : CP sur le Projet d’arrêté ordonnant la mise en oeuvre de chasses particulières pour le prélèvement de blaireaux autour de foyers d’infection de tuberculose bovine.

Pour lire la note de présentation : http://www.orne.gouv.fr/projet-d-arrete-ordonnant-la-mise-en-oeuvre-de-a8279.html

pour adresser vos commentaires : ddcspp-sv-spae@orne.gouv.fr – Indiquer dans le titre « Projet d’arrêté de capture de blaireaux »

 

Dans sa note, le préfecture rappelle que :

« Ce dispositif a pour objectif de détecter la présence de la tuberculose bovine au sein de la faune sauvage, sachant que les cervidés, les sangliers et les blaireaux peuvent en constituer des réservoirs (être infectés par les bovins, puis transmettre à leur tour la tuberculose). »

Dans la zone comprenant les communes listées à l’annexe du projet incluant les pâtures utilisées par
les trois cheptels bovins ornais déclarés infectés de tuberculose, des prélèvements de blaireaux doivent être effectués aux fins d’analyses selon les modalités suivantes :
– par tir ou par piégeage (avec un maximum de deux animaux adultes par terrier situé dans un rayon
d’un kilomètre autour des pâtures susmentionnées),
– par collecte de cadavres de blaireaux accidentés sur la route trouvés sur les communes comprises
dans un rayon de deux kilomètres autour de ces mêmes pâtures.
La tuberculose étant une infection d’évolution longue, ce dispositif de surveillance renforcée,
commencé dans l’Orne en 2016, est appelé à être renouvelé plusieurs années de suite, avec les adaptations motivées par l’évolution de la situation.
Dans ce projet d’arrêté, plusieurs choses sont à souligner :
Pas de prélèvement maximum indiqué, seulement un seuil minimum de 15 animaux,
L’utilisation de pièges « L’utilisation de collets à arrêtoir, y compris en gueule de terrier, à ras de terre si besoin, est autorisée.Des cages pièges peuvent également être utilisées pour le besoin de l’étude. »

En ce qui concerne les tirs :

Des tirs de jour et de nuit avec utilisation de sources lumineuses et d’appareils monoculaires ou binoculaires à intensification ou amplification de lumière, y compris les appareils qui peuvent être utilisés sans l’aide des mains, peuvent être effectués par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et les lieutenants de louveterie. (sic) Lorsque des tirs ne permettent pas la récupération des cadavres pour analyses, ils doivent être recensés par les lieutenants de
louveterie ou par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage afin de permettre une juste évaluation des prélèvements effectués.
Autrement dit, on peut tirer et tant pis si on en retrouve pas le cadavre, c’est accessoire !

Nos arguments à reprendre et personnaliser :

Nous demandons, et à proximité des cheptels bovins infectés :  le renforcement de la surveillance toute l’année par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes qui est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir à des fins de dépistage,.

La réduction des densités des populations de blaireaux entreprise dans les zones infectées relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce. La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.

La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés, ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.

Enfin la préfecture de l’Orne autorise la vénerie sous terre pour le blaireau !

Or, dans son avis publié lundi 13 juin 2016, le CSPNB met sérieusement en cause ces pratiques, et les motifs invoqués: «ni le risque d’infection tuberculeuse en France ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne justifient un abattage massif de blaireaux». D’autant que les méthodes utilisées sont «particulièrement choquantes»

De plus, dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine, l’article 7 de l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 relatif à certaines mesures de surveillance et de lutte contre la tuberculose lors de la mise en évidence de cette maladie dans la faune sauvage énonce, parmi les mesures de prévention dans les zones à risque, « [l’]interdiction de la pratique de la vénerie sous terre pour toutes espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ».

 

3 commentaires sur “Orne, jusqu’au 17 septembre 2018 : CP sur le Projet d’arrêté ordonnant la mise en oeuvre de chasses particulières pour le prélèvement de blaireaux autour de foyers d’infection de tuberculose bovine.

  1. Beaucoup de blaireaux sont victimes de chocs par les véhicules sur les routes . On peut analyser leurs cadavres ainsi que ceux des sangliers et cervidés tués à la chasse , plus nombreux et accessibles.
    Je ne vois pas pourquoi se focaliser toujours sur les blaireaux dont les populations décroissent fortement en certains endroits

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *