Oise jusqu’au 29 juillet 2018 : Projet d’arrêté relatif à la régulation du renard 2018-2019

Renards
© Christophe CORET

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http://www.oise.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/La-chasse-et-la-faune-sauvage/Consultation-du-public-sur-la-chasse/Projet-d-arrete-relatif-a-la-regulation-du-renard-2018-2019

Ce qu’il faut retenir : l’emploi d’un silencieux pourra être autorisé ainsi que les tirs de nuit ! Les renards sont accusés de transmettre l’échinococcose alvéolaire, la leptospirose et la gale, ainsi que de décimer les poulaillers et le petit gibier, celui-là même tiré par les chasseurs. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a pas trouvé de renard végétarien, donc c’est assez compliqué de l’empêcher de manger d’autres animaux…

Les lieutenants de louveterie sont autorisés à réguler les renards, soit sous forme de chasses ou de battues administratives, soit individuellement, soit par des tirs à l’affût, soit par des tirs de nuit à l’affût avec utilisation de sources lumineuses, de la date de publication du présent arrêté jusqu’au 30 avril 2019, chacun sur le territoire où il est compétent, rappelé en annexe 1.

 

Merci de vous inspirer des arguments suivants dans vos commentaires  :

  • lutte contre l’échinococcose alvéolaire  : la méthode est contestée scientifiquement depuis longtemps et d’ailleurs les abattages de renards se révèlent inefficaces.
  • source OMS : Le déparasitage des hôtes définitifs sauvages ou errants au moyen d’appâts contenant des anthelminthiques a permis d’obtenir des baisses significatives de la prévalence de l’échinococcose alvéolaire, selon des études européennes et japonaises. L’abattage des renards et des chiens errants semble très inefficace. La durabilité et l’efficacité de telles campagnes par rapport à leur coût sont controversées.
  • Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier ou aux élevages ovins, des mesures de prévention efficaces peuvent être mises en place (enterrer la clôture, effarouchement, etc.).
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Enfin, les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compte le dérangement de la faune non visée.
  • Le tribunal administratif de Strasbourg a déclaré illégal le 10 janvier 2018 les tirs de nuit qui avaient été autorisés par le préfet de Moselle en 2016.
  • Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit en particulier.
  • le parasite de la gale du chien est différent de celui de l’Homme, et les chiens de chasse sont les premiers vecteurs de la maladie.
  • La protection du « petit gibier » ne repose sur aucun fondement écologique, ces animaux étant tués pour une chasse de loisir. La petite faune sera mieux préservée si son habitat naturel est protégé, notamment d’une urbanisation galopante, de l’agriculture intensive et de la modification des paysages. Merci de communiquer une étude démontrant que le renard est responsable de la diminution de la petite faune !

 

 

5 commentaires sur “Oise jusqu’au 29 juillet 2018 : Projet d’arrêté relatif à la régulation du renard 2018-2019

  1. Année après année nous voyons passer ces arrêtés tous fondés sur les mêmes mensonges, l’absence de preuves effectives des prétendues maladies transmissibles, les nuisances imaginaires. Un recueil annuel des mêmes balivernes répétées régulièrement à la période du lâcher des faisans d’élevage qui vont servir de cibles aux chasseurs.
    Une imposture de plus de la FDC 60 qui voit dans les renards le premier concurrent à sa folie de tuer.
    Nous devons tous, sans exception, obtenir du préfet l’arrêt définitif de cette monumentale imposture à l’usage unique et exclusif du « plaisir de tuer » des chasseurs, piégeurs, tortionnaires en tous genres.

  2. L’abattage de renards dans la lutte contre l’échinococcose alvéolaire est inefficace sur la durée alors qu’existent des appâts de déparasitage adaptés sur l’efficacité et la durabilité
    Les élevages avicoles et bovins mettent en place des mesures de prévention sûres et durables .
    Les renards sont des prédateurs très efficaces des campagnols qui sans lui prolifèrent ( la Franche-Comté aimerait en avoir davantage)
    Le reliquat du petit gibier après la saison de chasse est quasi nul .
    La reconduction par tir ne se justifie aucunement

  3. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant la régulation des renards, par tir de jour comme de nuit, par les lieutenants de louveterie, jusqu’au 30 avril 2019, dans le département de l’Oise ; « à [leur] demande » (sic), la destruction des renards est ainsi reconduite périodiquement, et ce sans justification précise des dommages causés, ni limitation du nombre de renards à prélever, ni présentation d’un bilan détaillé des prélèvements de renards.

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 modifié fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département de l’Oise. Pour autant, « aucune problématique de santé publique ne semble pouvoir justifier le classement nuisible du renard » (cf. Guide pratique relatif à l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel de spécimens d’espèces sauvages indigènes en tant que « nuisibles », MEDDE, juin 2014).

    Pour ce qui est de la lutte contre les zoonoses, la rage vulpine a pu être éradiquée par une campagne de vaccination orale des renards. La réduction des populations de renards par différents moyens (primes d’incitation à la destruction, appâts empoisonnés ou gazage des terriers) a été inopérante, qui a favorisé la propagation de l’épizootie. En ce qui concerne le contrôle de l’échinococcose alvéolaire, la vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace. Par ailleurs, les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le Renard. Et concernant la gale sarcoptique, cette parasitose n’est pas transmissible à l’Homme.

    Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards notamment par tir de nuit. Et pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier, des mesures alternatives à la destruction peuvent être mises en place (cf. Prédation sur les volailles, Ministère de la Région wallonne).

    La régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps, les jeunes renards en dispersion comblent les territoires laissés vacants (cf. Évolution des populations de renards en France, Faune sauvage n° 306, 1er trimestre 2015).

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à limiter la prolifération des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012), et n’a pas à être érigé en bouc émissaire de la disparition du petit gibier (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    La reconduction de la destruction par tir de jour ou de nuit de l’espèce renard ne se justifie pas.

    Respectueusement,

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  4. Il serait urgent que ces pratiques évoluent et que cette philosophie archaïque « du tout massacrer » et de l’intolérance cessent enfin ! Le monde Vivant, on vit « AVEC « , on ne fait pas contre lui. C’est « une clef de résilience » essentielle pour l’à-venir..
    Nous sommes intégrés à cet écosystème géant qu’est notre Terre et chacun est à sa juste place n’en déplaise ! Les pratiques de chasses n’évoluent pas dans le bon sens et ne prennent aucunement en compte la perte des habitats, la dégradation des écosystèmes, les sécheresses et feux qui impactent de façon dramatique la biodiversité.. Bien au contraire, puisqu’au coeur même des institutions et des gouvernements certains oeuvrent activement pour maintenir les « plaisirs » de quelques uns au détriment de tous les autres et du bien commun.

  5. Madame , monsieur ,

    à la suite de la lecture de ce projet d ‘ arrêté relatif à la régulation du renard , je souhaite faire valoir quelques remarques de bon sens .

    – On souhaite protéger le petit gibier , la petite faune , de l ‘ appétit pantagruélique du renard mais cette démarche ne s ‘ appuie d ‘ un point de vue écologique sur aucune étude sérieuse .

    Par contre , il n’ est pas difficile de démontrer que ce «  petit gibier «  est massacré avec régularité et constance toute la semaine , une bonne partie de l ‘ année par la chasse dite de loisir ?
    Les chiffres sont là , ils sont incontestables .

    Et puis si on a vraiment à coeur de protéger la petite faune , il faut commencer par protéger son habitat naturel de l ‘ agriculture intensive , de l ‘ usage massif de pesticides , de l ‘ urbanisation galopante , de la modification des paysages , de l ‘ appauvrissement catastrophique de la biodiversité , d ‘une chasse omniprésente .

    Dans ce contexte , même le massacre programmé du renard ne changerait pas grand chose à une situation vouée à empirer .

    – Concernant la lutte contre l ‘ ecchinococcose alvéolaire et le choix de la méthode de l ‘ abattage ,
    on est encore en droit de s ‘ interroger sur l ‘ utilité de tout cela .

    Une étude menée autour de Nancy , pendant quatre années , a démontré , comme dans le cas de la rage , qu ‘ un protocole d ‘ abattage n ‘ avait aucune efficacité et que cette mesure provoquait
    même :

    « une augmentation de la prévalence de E. multilocularis de 40 % à 55 % tout en restant stable dans une zone témoin voisine (585 km2) ». Et les auteurs de conclure : « Nous préconisons donc que les gestionnaires envisagent des méthodes alternatives telles que l’appât anthelminthique, qui s’est avéré efficace ailleurs, pour lutter contre l’échinococcose alvéolaire ».
    Ainsi , l ‘ emploi d ‘ antiparasitaires à titre préventif ou en traitement présenterait de bien meilleurs avantages .
    Et ce point de vue est partagé par l ‘ Organisation Mondiale de la Santé , la vermifugation régulière des carnivores domestiques qui entrent en contact avec des rongeurs sauvages doit aider à réduire le risque d ‘ infection chez l ‘ homme .
    Le déparasitage des hôtes définitifs sauvages ou errants au moyen d ‘ appâts contenant des anthelminthiques a permis d ‘ obtenir des baisses significatives de la prévalence de l ‘ échinococcose alvéolaire ; ces résultats ont été validés par des études scientifiques européennes et japonaises .
    Que dire de plus sur ce sujet ?
    – Par rapport au problème de la gale il faut tout de même signaler que les chiens de chasse sont les premiers vecteurs de la maladie … Le renard ne saurait porter tous les maux de la terre .
    Quant à la maladie de Lyme , on peut encore argumenter en faveur du renard car selon certaines études , étant prédateur de rongeurs , le renard contribuerait plutôt à limiter la diffusion de cette maladie …

    – Les dégâts causés aux élevages avicoles peuvent être facilement réglés par des mesures de prévention efficaces et qui ont fait leurs preuves : enterrement de la clôture , effarouchement … la liste est non exhaustive .

    – Enfin , les tirs de nuit sont contestables , ils peuvent générer erreurs et confusions entre espèces , une faune non visée peut , par ailleurs , être perturbée .

    Notons que le Tribunal administratif de Strasbourg a déclaré illégal le 10 janvier 2018 les tirs de nuit qui avaient néanmoins été autorisés par le préfet de Moselle en 2016 .

    Autant d ‘ éléments qui plaident en faveur du renard , mais saura t-on envisager ces différents points de vue certes assez éloignés des discours habituels sur le sujet ?

    Gabrielle Pajak ( Sabran )

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