Ariège avant le 25 juillet 2918 : CP sur la mise en place d’un plan de prélèvement des blaireaux à des fins de dépistage et de lutte contre la tuberculose bovine

photo Aves France – reproduction interdite

Pour lire le projet d’arrêté : http://ariege.gouv.fr/Publications/Consultations-du-public/Consultations-du-public/Chasse-et-faune-sauvage/Procedures-en-cours

pour envoyer vos avis : ddcspp@ariege.gouv.fr

Ce que prévoit le projet d’arrêté de Mme la Préfète :

18 communes sont déclarée en zones infectées (prélèvement d’un blaireau au moins par terrier) et 21 communes en zone de tampon (prélèvements par sondage).
ARTICLE 2 : Objectifs et zones de prélèvements Les zones de prélèvements sont celles définies par
l’arrêté préfectoral n° SA017PB054 sus-cité. À cette fin, deux types de zones concernées par ces
opérations sont définies :

Zones d’infection: objectif global de dépopulation des terriers, avec une priorité donnée aux terriers se trouvant dans un rayon de 1 voire 2 kms selon la topographie des lieux, soit de pâtures infectées. Un sous-échantillon représentatif du territoire fera l’objet d’analyses pour recherche de tuberculose, soit 40 blaireaux. Les terriers trouvés infectés les années précédentes et en cours de campagne ainsi que les terriers situés dans un rayon de 2 kms autour de ces foyers infectés font l’objet d’une surveillance et de prélèvements systématiques jusqu’à disparition de tout signe d’activité autour de ces foyers.

Zones Tampon :objectif global d’analyses de 40 blaireaux a répartir sur l’ensemble de la zone.
Des contrôles supplémentaires pourront être ajoutés en cours de campagne, sur instructions du directeur départemental en charge de la protection des populations, en fonction de l’épidémiologie
constatée sur les cheptels bovins et la faune sauvage. Les blaireaux trouvés morts au bord des routes doivent être également collectés sur la zone a risque’ et les communes limitrophes, sans période de restriction de prélèvements, sous réserve que leur état de conservation soit compatible avec la réalisation de s analyses. À cette fin, ils doivent être soit ramassés dans les meilleurs délais par le réseau SAGIR, soit remis aux piégeurs ou lieutenants de louveterie, soit ramassés selon tout autre dispositif mis en œuvre par la DDCSPP, aux fins d’identification et d’acheminement vers le laboratoire.
Les prélèvements se feront par piégeage ou par tir. L’utilisation de collets à arrêtoir placés en coulée à ras de terre est autorisée. A cette exception près, l’ensemble des dispositions relatives à l’utilisation des collets à arrêtoir, prévues dans l’arrêté du 29 janvier 2007 sus-cité doivent être respectées. Pour ce mode opératoire, les lieutenants de louveterie peuvent s’adjoindre les services de piégeurs agréés
choisis par leurs soins. Des cages pièges peuvent également être utilisées. La répartition des pièges doit être établie en relation avec les éléments de connaissance du terrain tenant compte de la disposition des bâtiments d’élevage et des pâturages, de la topographie des zones concernées et des indices de présence des blaireaux. Toute personne, notamment agriculteur ou propriétaire des terrains sur lesquels les collets sont posés, peuvent assurer par délégation du piégeur ou du lieutenant de louveterie la surveillance de ces derniers, et prévenir le piégeur (ou le louvetier) en cas de prise.
Les prélèvements par tir peuvent être effectués soit en période d’ouverture officielle de chasse
par tout chasseur titulaire d’un permis de chasse validé, soit hors du cadre habituel de la chasse, sous
l’autorité du lieutenant de louveterie , selon les modalités suivantes :
+ En chasse de « jour », les chasseurs titulaires d’un permis de chasse validé sont autorisés, à partir du 1er juillet, à tirer des blaireaux à l’approche ou à l’affût, jusqu’à la veille de l’ouverture générale de la chasse, sous réserve de s’être fait connaître au préalable des lieutenants de louveterie territorialement compétents. Les lieutenants de louveterie seront tenus informés des sorties effectuées par ces chasseurs et, sans tarder, rendus destinataires de tous les individus prélevés. Le jour s’entend du temps qui commence une heure avant le lever du soleil et une heure après son coucher.
+ En tir de nuit avec utilisation de sources lumineuses : les lieutenants de louveterie , sous réserve d’avoir prévenu 24 heures à l’avance le maire de la commune concernée, la brigade de gendarmerie du secteur ainsi que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, sont seuls autorisés a pratiquer ces tirs ; ils peuvent néanmoins faire appel à des tiers pour les aider dans la mise en œuvre de ce type d’intervention, notamment l’usage des sources lumineuses. Les tirs de nuit et de chasse particulières ne permettant pas in fine la récupération des cadavres pour analyses doivent être recensés par les lieutenants de louveterie afin de permettre une juste évaluation des prélèvements effectués.
Nos arguments à reprendre et personnaliser :
Nous demandons, et à proximité des cheptels bovins infectés :  le renforcement de la surveillance par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes qui est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir à des fins de dépistage,.
Outre la surveillance épidémiologique, la réduction des densités des populations de blaireaux entreprise dans les zones infectées relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce. La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.
La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés, ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.

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