Deux-Sèvres jusqu’au 20 juin 2018 : CP sur le Schéma départemental de gestion cynégétique de la Fédération Départementale des Chasseurs

Source image : http://www.lelision.com

Pour lire le projet d’arrêté : http://www.deux-sevres.gouv.fr/layout/set/print/Politiques-publiques/Environnement-eau-risques-naturels-et-technologiques/Consultation-du-public/Les-consultations-en-cours/Schema-departemental-de-gestion-cynegetique-de-la-Federation-Departementale-des-Chasseurs

Le contenu du document :

On y apprend entre autres qu’entre 2012 et 2017 ce ne sont pas moins de 34 448 renard ou encore 134 218 corvidés qui ont été abattus ou piégés… En page 44, l’un des objectifs est de « limiter la prolifération du blaireau », rien que le terme employé démontre une parfaite méconnaissance écologique de l’espèce !! On peut lire également plus loin que le renard n’est plus une espèce menacée mais « menaçante » et l’on ressort la rengaine sur les risques sanitaires… Bref, la liste est longue !

pour envoyer vos avis : ddt-see-e@deux-sevres.gouv.fr

Quelques arguments à reprendre et personnaliser, mais vous pouvez défendre d’autres espèces :
 A propos du renard :
Vous pouvez demander par exemple de le retirer de la liste des nuisibles, et piocher ici.
A propos des corvidés :
Vous pouvez demander des méthodes d’effarouchement, et reprendre nos arguments ici.
A propos du putois :

https://reporterre.net/Le-putois-merite-cent-fois-d-etre-protege

A propos du blaireau :

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

Globalement la dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par an). Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année). De plus une mortalité importante existe déjà due au trafic routier. Ces opérations de vénerie peuvent affecter considérablement ses effectifs et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.

Sur les dégâts éventuels causés et interactions avec les activités humaines:

Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt.

En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.
Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan.(source : LPO Alsace)