Somme jusqu’au 21 juin 2018 : Renouvellement de l’arrêté préfectoral relatif au tir de nuit du renard

© Renards by Christophe CORET – AVES France

Pour consulter le projet d’arrêté : http://www.somme.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Environnement-Consultation-publique

Pour envoyer vos avis : ddtm-sel@somme.gouv.fr

Objectif de ce projet d’arrêté : pas de quota maximum autorisé !!

La population de renards est estimée en hausse et celle-ci peut être source de problèmes d’ordre
sanitaire (vecteur de la gale du renard, de l’échinococcose alvéolaire transmissible à l’homme,
et de la néosporose caninum transmisible aux bovins).
Cette population de renards a également un impact important de prédation sur la petite faune
sauvage (perdrix…), et sur les élevages amateurs de volailles.

Envoyons donc courtoisement nos arguments à ces dignes fonctionnaires en mal de massacres…

 

  • lutte contre l’échinococcose alvéolaire  : la méthode est contestée scientifiquement depuis longtemps et d’ailleurs les abattages de renards se révèlent inefficaces.
  • source OMS : Le déparasitage des hôtes définitifs sauvages ou errants au moyen d’appâts contenant des anthelminthiques a permis d’obtenir des baisses significatives de la prévalence de l’échinococcose alvéolaire, selon des études européennes et japonaises. L’abattage des renards et des chiens errants semble très inefficace. La durabilité et l’efficacité de telles campagnes par rapport à leur coût sont controversées.
  • Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier ou aux élevages ovins, des mesures de prévention efficaces peuvent être mises en place (enterrer la clôture, qui doit être suffisamment haute, effarouchement, etc.).
  • Idem pour les particuliers qui ont des poules ou un composteur au fond du jardin, un bon grillage suffit à freiner le renard…
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compte le dérangement de la faune non visée.
  • Le tribunal administratif de Strasbourg a déclaré illégal le 10 janvier 2018 les tirs de nuit qui avaient été autorisés par le préfet de Moselle en 2016.
  • Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit en particulier.
  • le parasite de la gale du chien est différent de celui de l’Homme, et les chiens de chasse sont les premiers vecteurs de la maladie.

Renards et maladie de Lyme : Selon une étude néerlandaise (université de Wageningen) publiée en 2017  par  The Royal Society, « cascading effects of predator activity on tick-borne disease risk »   (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5543215/) plus le nombre de renards (Vulpes Vulpes) et de fouines (Martes foina) est important, plus le nombre de tiques infectées par la bactérie Borrélia Burgdorferi (bactérie responsable de la maladie de Lyme) est faible. Cette constatation avait d’ailleurs été présentée par des chercheurs américains en 2012 qui avait établi que la diminution de population du renard roux  entrainait l’augmentation rapide de l’incidence de la maladie de Lyme dans le nord-est et le middle-west des Etats-Unis.  Une vingtaine de parcelles forestières d’un hectare ont été observées aux Pays-Bas. Avec l’installation de plusieurs centaines de caméras, les chercheurs ont remarqué une baisse du nombres de tiques infectées dans les zones où il y a le plus de renards et de fouines. Ils ont ensuite capturé des rongeurs et constaté que les tiques infectées récoltées sur eux pouvaient être jusqu’à 20 fois moins nombreuses dans les zones où vivent beaucoup de ces prédateurs. (source animal cross)

 

 

 

2 commentaires sur “Somme jusqu’au 21 juin 2018 : Renouvellement de l’arrêté préfectoral relatif au tir de nuit du renard

  1. Je me dois de signaler 3 observations à la lunette sur 2 dimanches :
    – une renarde rentrant dans un bois bordant une friche avec 4 musaraignes dans la gueule .
    – 2 renardeaux isolés , un écrasé le lendemain , et l’autre sur le même site qui s’est enfui péniblement à mon approche .
    – à 50 km , un tout jeune renard , retrouvé le lendemain noyé dans le fossé . Mauvais dimanche . Je ne dis pas qu’on a tue leur mère mais je pense que les renards ont suffisamment d’ennuis comme ça pour qu’on en rajoute

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