Résultat consultation vénerie du blaireau 2018/2019 Oise

Assez peu de participations pour cette consultation : 21 commentaires de particuliers, 2 d’associations (dont Aves) ; tout les commentaires ont parlé de la vénerie sous terre du blaireau, preuve que les consultations, sans un minimum de « publicité », ne sont lues par personne ou presque…

A chaque argument il y a une réponse, hélas toujours très généraliste et portant sur des articles. Par exemple, la cruauté de la pratique est balayée par l’article L420-1 : « La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique. »

Le fumeux et fameux principe de régulation, encore et toujours…

Et l’argument de destruction des jeunes ? Rassurez vous ma bonne dame, ils sont sevrés puisqu’ils quittent le terrier au bout de 2 mois… Ce ne sont plus des petits ni des jeunes, ce sont des adolescents, on peut donc les tuer ; voila en substance la logique.

La Convention de Berne ? Il y a des exceptions ; d’ailleurs en France tout est exception…

Sa population en chute ? Mais non, d’après les experts (on ne dira pas lesquels), les blaireaux ont une grande capacité d’adaptation et sa population ne cesse de croitre (pas de chiffre, comme d’habitude).

Pour le reste, les dégâts augmentent, les agriculteurs gueulent, les lieutenants de louveteries voient des blaireaux, résultat : le nombre de blaireaux, augmente, il faut les réguler ! Une logique imparable, sans aucune analyse plus poussée et ne parlons même pas de débat avec des gens plus neutre : la mainmise de ces questions reste du côté agriculteurs/chasseurs, tant qu’on peut mettre en cause des animaux, tant qu’on peut jouer avec et, encore mieux, en tirer de l’argent, laissez nous gérer ces questions ! Désolant, mais ne perdons pas espoir, pour qu’enfin on puisse reprendre la main sur ces sujets plutôt qu’à ces destructeurs.

2 commentaires sur “Résultat consultation vénerie du blaireau 2018/2019 Oise

  1. Une CP sur le thème de la biodiversité se tient actuellement sur le site du ministère de l ‘ écologie .
    Consultation bidon , probable , à titre personnel j ‘ y ai participé, de manière critique .
    Je vous invite encore à vous exprimer , vous avez tant de choses précises à dire sur ces questions ,
    les associations peuvent participer pour ce qu ‘elles sont , le domaine de la chasse n ‘ a pas trop
    été traité .
    A vous de voir , c ‘ est jusqu ‘ au 8 juin .
    Bien à vous .

  2. Art L 420-1 : « La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique.

    Le principe de prélèvement raisonnable sur les ressources naturelles renouvelables s’impose aux activités d’usage et d’exploitation de ces ressources. Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent au maintien, à la restauration et à la gestion équilibrée des écosystèmes en vue de la préservation de la biodiversité. Ils participent de ce fait au développement des activités économiques et écologiques dans les milieux naturels, notamment dans les territoires à caractère rural. »

    La première phrase du deuxième alinéa me parait importante. « Le principe de prélèvement raisonnable s’impose ». Dans le cas des blaireaux, il n’y a même pas de comptage. Comment savoir si le « prélèvement » est « raisonnable » ? Je pense qu’il y a à dire devant la justice en cas de recours contre l’arrêté. Par ailleurs, on me faisait remarquer récemment que la diminution des blaireaux et des renards se voyait si j’ose dire à l’oeil nu car en milieu rural, ces animaux et particulièrement les renards « nettoyaient » le bord des routes, la nature, des carcasses d’animaux morts, alors qu’aujourd’hui, elles restent où elles sont sans que personne ne les retire (même si c’est aux communes de nettoyer)…

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