Rhône jusqu’au 6 juin 2018 : CP sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

https://www.harperaspreywildliferescue.co.uk/
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Pour lire le projet d’arrêté :

http://www.rhone.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-developpement-durable-risques-naturels-et-technologiques/Consultations-publiques/consultation-publique-ouverture-cloture-chasse-2018-2019-pour-le-Rhone-et-metropole-de-Lyon

le Préfet propose que l’exercice de la vénerie du blaireau soit autorisé:

Chasse sous terre : La chasse sous terre est ouverte du 09 septembre 2018 à 8 heures jusqu’au 15 janvier 2019 au soir. Il est institué une période complémentaire de vénerie du blaireau allant du 15 mai au 15 août 2019 au soir exercée uniquement par des équipages agréés.

 Envoyez vos avis à : ddt-consultation-publique@rhone.gouv.fr

Nos arguments à reprendre et personnaliser :

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

Globalement la dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par an). Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année). De plus une mortalité importante existe déjà due au trafic routier. Ces opérations de vénerie peuvent affecter considérablement ses effectifs et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux. De plus, lorsque la vénerie est pratiquée à partir du 15 mai, les jeunes blaireaux de l’année ne sont pas entièrement sevrés et dépendent encore des adultes.
Cette pratique n’est pas non plus sans conséquence pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) ou des chiroptères.
Les recommandations du Conseil de l’Europe vont d’ailleurs en ce sens : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

5 commentaires sur “Rhône jusqu’au 6 juin 2018 : CP sur la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

  1. Madame , monsieur ,

    Je participe à cette consultation car , comme de nombreux citoyens de ce pays , je suis consciente du dangereux affaiblissement sinon de l ‘ effondrement de la biodiversité .

    Dans cette perspective comment être en accord avec le prolongement de la période de vénerie du blaireau dans ce département , voire de
    sa chasse tout court ?

    Les raisons de ce désaccord sont nombreuses , difficilement contestables …

    _ Meles meles , le blaireau d ‘ Europe , est d ‘ après la Convention de Berne une espèce protégée ( Annexe III , article 7 ) ; à titre dérogatoire , la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce est strictement encadrée ( articles 8 et 9 ) .

    _ Les populations de blaireaux sont fragiles , elles souffrent de la disparition de leurs habitats ( prairies , haies , lisières … ) , l ‘ espèce est aussi particulièrement impactée par le trafic routier .
    Par ailleurs la dynamique des populations de blaireaux est bien faible ( en moyenne deux ou trois jeunes par an , mortalité juvénile importante de l ‘ ordre de 50% la première année ) .

    Cette espèce est peu abondante et les opérations de vénerie tout au long de l ‘ année ne peuvent qu ‘ affecter considérablement ses effectifs et à terme entraîner la quasi-disparition de l ‘ espèce .

    Inlassablement chassés et traqués , massacrés impitoyablement , les blaireaux vont peu à peu disparaitre du paysage français , comme tant d‘ autres espèces , dans le silence et l ‘ indifférence .
    Et c ‘ est une chasse intensive qui leur donnera le coup de grâce .

    _ Enfin rappelons quand même que la vénerie sous terre atteint des sommets de barbarie et de cruauté difficilement imaginables ; les quelques images qui circulent sont là pour témoigner du caractère insoutenable de la chose .

    Et quand la vénerie est pratiquée partir du 15 mai , les jeunes non entièrement sevrés , dépendent encore des adultes .
    C ‘ est donc une pratique relevant de la torture , une mort terrible qui est imposée à ces animaux et à leurs petits .

    _ Par rapport au problème de la déstabilisation des talus par les blaireaux , l ‘ installation de fils électriques ou encore l ‘utilisation d ‘ un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces pour éloigner ces animaux -là des zones concernées ,
    ces méthodes ont fait leurs preuves quand on a bien voulu les mettre en oeuvre .

    Ces différents éléments sont à prendre en considération en ce qui concerne la gestion cynégénétique du blaireau dans le département pour la campagne 2018-2019 et la vénerie sous terre du blaireau pour la période complémentaire
    ne devrait pas être .

    Espèce sérieusement protégée dans de nombreux pays européens , il est accablant de constater que , dans les faits , en France on met trop facilement en péril cette espèce déjà fragile , même si certains départements interdisent , et c ‘ est heureux , l ‘ application de la période complémentaire .
    Citons aussi les recommandations du Conseil de l ‘ Europe par rapport au creusage des terriers , cette pratique doit être interdite pour ces effets néfastes sur le blaireau et les espèces cohabitantes qui sont parfois des espèces sérieusement protégées .

    En conclusion , la réglementation devrait proscrire les méthodes d ‘ abattage cruelles , d ‘ un autre âge , et encourager l ‘ application , l ‘ exploration de voies alternatives respectueuses du vivant et de la biodiversité si mise à mal .
    Chassé neuf mois et demi le blaireau n ‘a que peu de chances de perdurer , supprimons les blaireaux et nous pleurerons sur les invasions de guêpes , coléoptères , chenilles , campagnols , taupes … la liste est longue .

    « Dieu rit des hommes qui chérissent les causes et pleurent les effets . « Bossuet

    Le permis de tuer sans autre forme de réflexion ne doit plus prévaloir , il en va de la responsabilité des autorités de mettre en oeuvre des réglementations soucieuses en premier lieu de considérations environnementales et éventuellement éthiques , il y a urgence !

    Gabrielle Pajak ( Sabran)

  2. Bonsoir,

    J’ai envoyé mon avis argumenté à la DDT du Rhône, avec des éléments que vous avez fournis ainsi que certains de Gabrielle Pajak. J’ai également relayé autour de moi afin d’obtenir le plus de participations possible.
    Étant donné les positionnements honteux que viennent de prendre les députés à l’Assemblée quant à la souffrance animale et l’environnement, il est urgent de ne rien lâcher !

    Bravo à vous pour votre action, et merci de votre engagement !

  3. Bonjour,
    C’est une région viticole ! Les indemnisations dont fait état le Préfet doivent être rondelettes…

    Voici ma contribution pour info :

    Objet :

    Chasse sous terre : La chasse sous terre est ouverte du 09 septembre 2018 à 8 heures jusqu’au 15 janvier 2019 au soir. Il est institué une période complémentaire de vénerie du blaireau allant du 15 mai au 15 août 2019 au soir exercée uniquement par des équipages agréés.

    CONSIDÉRANT que la période complémentaire de chasse du blaireau du 15 mai au 15 août permet une meilleure régulation des populations et donc de limiter les dégâts aux cultures qu’il peut occasionner

    AVIS DEFAVORABLE

    Monsieur le Préfet,

    Emettre un avis négatif sur la chasse au Blaireau et particulièrement sur les périodes de chasse complémentaires peut paraître aléatoire, au moment où le gouvernement autorise le silencieux et promet de diviser le prix du permis de chasse par deux. Autant dire qu’il faudra trouver du gibier à abattre et à défaut de gibier, trouver pour les chasseurs un animal de substitution, un ersatz, pour qu’ils puissent poursuivre « hors saison », ce loisir qui consiste à éliminer la faune sauvage et précisément le blaireau, sur la base d’un «schéma départemental de gestion cynégétique » dont ils sont les seuls rédacteurs.

    Le blaireau ne se mange pas. Mais comme tout être vivant, il est fragile.

    Et la chasse au blaireaux est particulièrement incompréhensible.

    – les textes de référence concernant la chasse du blaireau (mais aussi d’un certain nombre de petits mammifères) sont très anciens (arrêté ministériel du 26 juin 1987 modifié par l’arrêté ministériel du 15 février 1995 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée, Décret de 2005 concernant les périodes complémentaires de vénérie).

    Plus de trente années se sont écoulées depuis que le blaireau a été énoncé parmi les espèces chassables. Treize ans depuis qu’on a décidé d’intensifier sa chasse, et depuis, le schéma départemental de gestion cynégétique du département du Rhône sur lequel vous vous appuyez reconduit d’année en année le dispositif, sans qu’aucune étude sérieuse n’ait permis de suivre l’évolution de ses effectifs. Or ceci sont en diminution d’année en année, c’est au moins ce qu’observent les associations compétentes.

    – En France, le blaireau n’est pas déclaré animal nuisible.

    C’est un animal nocturne, pacifique, discret, et allié, quoi qu’on en dise, des agriculteurs (qui sont aussi la plupart du temps chasseurs), de par son mode de vie et son alimentation. Il chasse notamment les rongeurs. Sans prédateurs, les rats finiront par envahir les cultures. Ce jour-là, il y aura un vrai problème. Aujourd’hui, il conviendrait d’aller voir d’un peu plus près ces fameux dégâts objets d’indemnisations…
    – C’est un animal protégé, déjà, dans plusieurs pays européens dont la Grande Bretagne.

    – Plusieurs départements n’autorisent plus la période de chasse complémentaire : les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, le Var, le Vaucluse, les Vosges et l’Yonne.

    – Par ailleurs, le blaireau est un animal dont le taux de reproduction est faible, il n’a que 2 à 3 petits par an dont la moitié ne reste pas en vie. Or il est excessivement chassé, ce qui en fait un animal dont les effectifs, faibles, diminuent (moins de 10 pour 10km2 contre 200 à 500 en Grande Bretagne pour la même superficie) et qui pourrait bien disparaître rapidement dans le Rhône. Vous ne lui laissez aucun répit.

    Ne pas assurer un effectif suffisant est contraire au principe de maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable, car le Menes menes ou blaireau est une espèce inscrite à l’annexe III de la convention de Berne.
    A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce(cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Comment expliquer objectivement qu’on chasse ainsi le blaireau sans modération, et que par là on mette l’espèce en danger ?

    – D’autant que cette chasse s’effectue dans des conditions atroces (la vénerie sous terre), propres à libérer les instincts les plus sadiques (des chasseurs refusent ainsi cette chasse au blaireau). Des vidéos circulent sur internet, je vous conseille d’aller les regarder pour avoir une idée de ce que vous autorisez.

    Témoignage : « Les animaux stressent pendant des heures, acculés au fond de leurs galeries, entre les aboiements des chiens et les cris des chasseurs. Les jeunes blaireaux sont dépecés par les chiens et les survivants sont achevés à coup de talon ou de pelle. Les adultes, y compris les femelles en gestation, sont sortis de leur terrier avec des pinces métalliques et sont ensuite tués avec une dague ou à coups de barre à mine. Le coup fatal étant rarement le premier… »

    – Au 15 mai, en juin, les petits blaireaux ne sont pas sevrés. Et les chiens ne font pas le tri dans le terrier, ni malheureusement les chasseurs, sachant qu’un jeune blaireau sans ses parents est condamné à mourir.

    Or, l’article L 424-10 du code de l’environnement, stipule ceci : « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

    – Par ailleurs, quand il ne peut être question de vénerie sous terre pour une raison sanitaire par exemple, les terriers sont dégradés ou détruits.

    Contrairement à ce qu’ils affirment, les chasseurs n’ont aucune conscience de ce qu’est la biodiversité.

    Or, le Conseil de l’Europe recommande ceci : « le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a des effets néfastes, non seulement pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces co-habitantes, et doit être interdit ».
    Respecter l’habitat du blaireau, c’est aussi permettre que les anciens terriers soient récupérés par des chats sauvages ou des chauves souris, animaux protégés.

    Mais c’est surtout conserver les talus, les haies ou en fabriquer d’autres en cas de nécessité ou de destruction.

    – Dans chaque Préfecture, il y a un service dénommé « Biodiversité ». Cependant, on constate à la lecture du projet d’arrêté que les seuls organismes consultés sont constitués de chasseurs.

    Aucune association, aucun expert susceptible d’évoquer l’évolution et la survie du blaireau, dans un pays où sa chasse est autorisée quasiment toute l’année, sans comptage (malgré ce qui est affirmé, car quand on les compte, on observe leur forte diminution) et qui plus est en période de reproduction ou de petits, comptés comme des victimes collatérales malgré les interdictions, n’est invité à s’exprimer.

    – Les blaireaux payent déjà un lourd tribut à la vitesse excessive des voitures, la cruauté du chauffeur, hélas parfois, qui ne fait rien pour éviter l’animal (voire accélère) mais aussi la destruction de leur habitat naturel, les fossés fauchés jusqu’à la terre (ce qui n’est pourtant pas préconisé pour le respect de la biodiversité), et aussi des talus détruits par les agriculteurs, des haies rasées par les mêmes, quand ce n’est pas par une collectivité territoriale pour installer la fibre (cf l’abattage d’arbres dans le Gers).

    Ainsi le blaireau (comme le hérisson), lorsque son habitat est détruit, ou lorsqu’il a été délogé par des chasseurs (pour peu qu’il reste des survivants) se déplace excessivement pour rechercher d’autres territoires, alors que c’est un animal sédentaire, et se met en danger, notamment aux abord des routes où il ne viendrait pas naturellement. Epargner les blaireaux en interdisant leur chasse, c’est ainsi éviter aussi des accidents de voiture avec des animaux errants.

    A cette hécatombe s’ajoutent les effets de la chasse. Jusqu’à quand ?

    – Ce projet d’arrêté est lourd de conséquences, sur le fond, et aussi d’un point de vue moral, éthique, puisqu’il définit des droits à chasser là où il devrait rappeler des devoirs à respecter.

    Et aucun des organismes sollicités pour avis n’est réellement compétent concernant les blaireaux.

    – La seule représentation des chasseurs pour ne pas parler d’exclusivité en est même inquiétante car elle suggère que les services de l’Etat semblent penser qu’ils sont les seuls à connaître « la nature », « la faune sauvage », alors qu’ils sont avant tout des « bras armés », membres de puissantes organisations, qui ne vous conseilleront certainement pas de restaurer l’habitat des blaireaux, étant aussi la plupart du temps agriculteurs et soucieux de récupérer le moindre centiare de terre cultivable, particulièrement en viticulture, souvent au mépris de ce que l’on souhaiterait protéger ou favoriser de la biodiversité.

    On scelle donc le sort du blaireau à partir d’hypothèses non vérifiées.
    – Pourtant il existe des spécialistes de cette espèce et le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité l’a réaffirmé récemment : « Ni le risque d’infection tuberculeuse en France, ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne justifient un abattage massif des blaireaux ».

    L’équilibre de notre environnement, le respect de la faune sauvage et la prévention des risques sanitaires ne sont pas incompatibles mais ne sauraient se passer de la réflexion des experts de la faune sauvage dont aucun n’est associé es qualité, pour au moins justifier cet acharnement.

    – Il serait dommage que demain, nos enfants vivent dans un monde où les blaireaux n’existeraient plus que dans les zoos.

    Pensons à tous ces mammifères qui ont déjà disparu, victimes d’une chasse débridée, à l’image des thylacines d’Australie. Une chasse du temps où l’homme n’avait encore pas pris conscience de l’importance de son environnement ni de la nécessité de le protéger dans un pays qui s’évertue aujourd’hui, mais trop tard, à retrouver des spécimens qui n’existent plus, après avoir été si nombreux.

    Ainsi, la protection des blaireaux va dans le sens de l’histoire. A ce titre, la réglementation devrait évoluer.

    Monsieur le Préfet, vous seul avez le pouvoir d’agir.

    Je reformule donc ma demande de modification : limiter la chasse du blaireau, qui s’analyse avant tout comme un loisir (fort malsain), et en priorité, renoncer à la période complémentaire de vénerie sous terre du 15 mai au 15 août 2019 qui ne se justifie pas.

    Vous remerciant d’avoir lu ma « contribution », et dans l’attente de votre décision,

    Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma respectueuse considération.

  4. Objet : vénerie du blaireau pour une période complémentaire du 15 mai au 15 août 2019 .

    Au nom de la biodiversité et contre la cruauté stoppons le massacre de ces créatures.

    Monsieur le Préfet,

    Je vous fais part de mes observations suivantes, concernant le projet d’arrêté préfectoral sur une période complémentaire pour la destruction des blaireaux dans le Département du Rhône :

    Non le blaireau n’est pas nuisible, il est même désormais protégé*, car en raréfaction, et il ne prolifère pas comme l’homme, qui lui, surpeuple et détruit espaces et espèces autour de lui .

    OUI le blaireau a toute sa place dans le monde de la biodiversité.

    Non les chasseurs ne sont pas des protecteurs de la nature, mais les protecteurs de leur seuls gibiers d’élevages relâchés honteusement la veille.
    OUI la chasse est avant tout un lobby puissant auquel les politiques se soumettent, quitte à bafouer l’intérêt de la biodiversité dont ils se gargarisent.
    En plus aucun chiffre n’est donné sur le nombre de blaireaux à massacrer dans votre département.
    En plus la chasse nuit gravement aux autres utilisateurs de la nature pour qui elle est dangereuse (cf. le nombre de tués et blessés par la chasse).
    La chasse avec la destruction des terriers: est, outre une méthode cruelle et ignoble, mais aussi le dérangement effrayant pour toute la nature et ses hôtes.

    Et enfin pour légitimer la tuerie des blaireaux, on les accuse de maladies et de moult dégâts; c’est si facile pour s’en débarrasser.

    Or, ces êtres peureux disparaissent victimes de la destruction des haies , de leur territoires et des écrasements par le trafic routier.

    Quand laisserez-vous enfin vivre en paix la nature et toute sa belle biodiversité ?

    Tous ces odieux arrêtés qui se succèdent pour tirer sur les blaireaux, corbeaux, corneilles et les renards, la nature n’en peut plus et nous on n’en veut plus.

    Ca suffit cette soumission aux lobbys chasse avec nos impôts détournés pour ces jeux de massacres .

    La France est loin derrière les autres pays, qui savent faire côtoyer la population avec les blaireaux , les renards, les corbeaux et autres espèces sauvages, et ce même dans les villes.

    Prenez exemple sur LONDRES et BERLIN, beau témoignage d’une vie harmonieuse et en paix avec les animaux, que les habitants et touristes se plaisent à observer en pleine ville et en toute quiétude.

    Ca suffit d’inventer moult prétextes et causes non démontrés, en arguant de prétendues dégâts (sans preuves chiffrées) et des accidents avec les voitures or c’est la faune qui est décimée par le trafic routier.

    Enfin pourquoi nous consulter, pour ne jamais tenir compte des observations, qui sont majoritairement et explicitement contre ces arrêtés qui ne cessent de vouloir exterminer détruire ces nobles animaux.

    Avec ces massacres organisés la nature en France est devenue muette, déserte et peureuse, c’est une HONTE et une tristesse .

    Cordialement

    jacqueline PELERINS 69580 SATHONAY

    * Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ». Et aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

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