Avant le 7 juin 2018 : Consultation publique (Gers) : Surveillance des blaireaux et des sangliers en zone d’enzootie de tuberculose bovine

L’adresse de la consultation, du 16 mai au 7 juin 2018 : http://www.gers.gouv.fr/Actualites/Consultations-du-public/Surveillance-des-blaireaux-et-des-sangliers-en-zone-d-enzootie-de-tuberculose-bovine

La note de présentation est assez détaillée et argumentée, c’est assez rare pour le signaler, cependant, tout ou presque y est mis sur le dos de la faune sauvage, notamment le blaireau et les sangliers. Ce serait eux qui diffuseraient la tuberculose aux cheptels bovins, jamais l’inverse… Comme si ils côtoyaient régulièrement les cheptels ; harcelés comme ils sont, ils préfèrent largement éviter nos habitats, se contentant des lisières de forêts tout au plus.  Nos arguments :

Nous demandons, et à proximité des cheptels bovins infectés :  le renforcement de la surveillance par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes qui est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir à des fins de dépistage, toute l’année, même en période de mise bas et d’allaitement des blaireautins, et ce en l’absence d’un contrôle du respect de la procédure de traçabilité des blaireaux prélevés.
Outre la surveillance épidémiologique, la réduction des densités des populations de blaireaux entreprise dans les zones infectées relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce. La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.
La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés, ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.
Les avis doivent être transmis par courrier à :
Madame la Préfète du Gers, 3, place du Préfet Paul Erignac,
32000 AUCH
ou
par voie électronique
à une des deux adresses suivantes:
en précisant la mention «consultation arrêtés surveillance des blaireaux et sangliers».

3 commentaires sur “Avant le 7 juin 2018 : Consultation publique (Gers) : Surveillance des blaireaux et des sangliers en zone d’enzootie de tuberculose bovine

  1. CP Gers :
    Un petit rectificatif à votre présentation : le « Considérant » n°4 :
    « CONSIDÉRANT
    le risque de transmission de la tuberculose des bovins aux animaux de la faune sauvage et
    des animaux de la faune sauvage aux animaux domestiques »
    = risque de transmission dans les 2 sens et non à sens unique comme vous l’indiquez.

    Pour le reste, c’est OK, je participe (comme d’hab’).

  2. Madame la Préfète,

    Je vous fais parvenir mes observations sur le projet d’arrêtés cités en objet :
    Ce projet vise à faire peser, encore la responsabilité des maladies, ici la tuberculose bovine, sur les sangliers et les blaireaux.
    Nous y voici encore, la faute de la faune sauvage et jamais l’inverse. Car les bovins eux aussi peuvent être source de transmission de maladies à la faune sauvage.
    Comme si ces animaux sauvages côtoyaient régulièrement les cheptels ; harcelés comme ils sont, ils préfèrent largement éviter nos habitats, se contentant des lisières de forêts tout au plus.

    Il est important d’agir avec le discernement et l’objectivité requis, et non de vouloir alourdir l’addition macabre faite à la faune sauvage en FRANCE.

    Dans cette optique nous demandons, et à proximité des cheptels bovins infectés :- le renforcement de la surveillance par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes qui est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir à des fins de dépistage, toute l’année, même en période de mise bas et d’allaitement des blaireautins, et ce en l’absence d’un contrôle du respect de la procédure de traçabilité des blaireaux prélevés.

    Outre la surveillance épidémiologique, la réduction des densités des populations de blaireaux entreprise dans les zones infectées relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce.
    La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés, ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.

    Pour légitimer la tuerie des blaireaux, on les accuse de maladies et de moult dégâts; c’est si facile pour s’en débarrasser.

    Or, ces êtres peureux disparaissent victimes de la destruction des haies , de leur territoires et des écrasements par le trafic routier.

    Quand laisserons nous enfin vivre en paix la nature et toute sa belle biodiversité ?

    Tous ces odieux arrêtés qui se succèdent pour tirer sur les blaireaux, corbeaux, corneilles et les renards, la nature n’en peut plus et nous on n’en veut plus.

    Ca suffit cette soumission aux lobbys chasse avec nos impôts détournés pour ces jeux de massacres .

    La France est loin derrière les autres pays, qui savent faire côtoyer la population avec les blaireaux , les renards, les corbeaux et autres espèces sauvages, et ce même dans les villes.

    Prenez exemple sur LONDRES et BERLIN, beau témoignage d’une vie harmonieuse et en paix avec les animaux, que les habitants et touristes se plaisent à observer en pleine ville et en toute quiétude.

    Ca suffit d’inventer moult prétextes et causes non démontrés, en arguant de prétendues dégâts (sans preuves chiffrées) et des accidents avec les voitures or c’est la faune qui est décimée par le trafic routier.

    Avec ces massacres organisés la nature en France est devenue muette, déserte et peureuse, c’est une HONTE et une tristesse .

    Cordialement

    jacqueline PELERINS 69580 SATHONAY

    * Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ». Et aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

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