Consultation publique (Haute- Loire) jusqu’au 19 mai 2018 : période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

European Badger (Meles meles)
User:Orland – CC BY-SA 2.5

Pour lire le projet d’arrêté :

http://www.haute-loire.gouv.fr/projet-d-arrete-ouverture-et-cloture-de-la-chasse-a2470.html

 » ARTICLE 4 – L’exercice de la vénerie du blaireau est autorisée pour une période complémentaire allant du 1er juin 2018 au 8 septembre 2018 et du 15 mai 2019 au 30 juin 2019. »

 

Avis à envoyer à : ddt-spe@haute-loire.gouv.fr

 

Nos arguments à reprendre et personnaliser :

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

Globalement la dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par an). Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année). De plus une mortalité importante existe déjà due au trafic routier. Ces opérations de vénerie peuvent affecter considérablement ses effectifs et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux. De plus, lorsque la vénerie est pratiquée à partir du 15 mai, les jeunes blaireaux de l’année ne sont pas entièrement sevrés et dépendent encore des adultes.
Cette pratique n’est pas non plus sans conséquence pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) ou des chiroptères.
Les recommandations du Conseil de l’Europe vont d’ailleurs en ce sens : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

2 commentaires sur “Consultation publique (Haute- Loire) jusqu’au 19 mai 2018 : période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau

  1. Objet : Consultation du Public – Arrêté DDT n° SEF 2018 – XXX relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2018-2019 dans le département de la Haute-Loire.
    Vénerie du blaireau – Périodes complémentaires

    ARTICLE 4 – L’exercice de la vénerie du blaireau est autorisée pour une période complémentaire allant du 1er juin 2018 au 8 septembre 2018 et du 15 mai 2019 au 30 juin 2019

    AVIS DEFAVORABLE

    Monsieur le Préfet,

    Emettre un avis négatif sur la chasse au blaireau et particulièrement sur les périodes de chasse complémentaires peut paraître aléatoire, au moment où le gouvernement autorise le silencieux et promet de diviser le prix du permis de chasse par deux. Autant dire qu’il faudra trouver du gibier à abattre et à défaut de gibier, trouver pour les chasseurs un animal de substitution, un ersatz, pour qu’ils puissent poursuivre « hors saison », ce loisir qui consiste à éliminer la faune sauvage et précisément le blaireau, sur la base d’un «schéma départemental de gestion cynégétique » dont ils sont les seuls rédacteurs (même l’une des deux personnes qualifiées désignées par vous est secrétaire d’une ACCA) et qui nous emmène encore pour quatre bonnes années sur des bases qui, comme les articles du Code de l’environnement, n’évolueront pas.

    Le blaireau ne se mange pas. Mais comme tout être vivant, il est fragile.

    Et la chasse au blaireaux est particulièrement incompréhensible.

    – Outre le fait qu’elle s’appuie, notamment pour la période complémentaire, sur un décret publié il y a plus de dix ans et qui ne saurait donc tenir compte des effectifs très en diminution des blaireaux,

    – En France, le blaireau n’est pas déclaré animal nuisible.

    C’est un animal nocturne, pacifique, discret, et allié, quoi qu’on en dise, des agriculteurs (qui sont aussi la plupart du temps chasseurs), de par son mode de vie et son alimentation.
    – C’est un animal protégé, déjà, dans plusieurs pays européens dont la Grande Bretagne.

    – Plusieurs départements n’autorisent plus la période de chasse complémentaire : les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, l’Aude, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, le Var, le Vaucluse, les Vosges et l’Yonne.

    – Par ailleurs, le blaireau est un animal dont le taux de reproduction est faible, il n’a que 2 à 3 petits par an dont la moitié ne reste pas en vie. Or il est excessivement chassé, ce qui en fait un animal dont les effectifs, faibles, diminuent (moins de 10 pour 10km2 contre 200 à 500 en Grande Bretagne pour la même superficie) et qui pourrait bien disparaître rapidement en Haute Loire où il ne connait aucun répit.

    Ne pas assurer un effectif suffisant est contraire au principe de maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable, car le Menes menes ou blaireau est une espèce inscrite à l’annexe III de la convention de Berne.
    A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce(cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Comment expliquer objectivement qu’on chasse ainsi le blaireau sans modération, et que par là on mette l’espèce en danger ?

    – D’autant que cette chasse s’effectue dans des conditions atroces (la vénerie sous terre), propres à libérer les instincts les plus sadiques (des chasseurs refusent ainsi cette chasse au blaireau).

    Témoignage : « Les animaux stressent pendant des heures, acculés au fond de leurs galeries, entre les aboiements des chiens et les cris des chasseurs. Les jeunes blaireaux sont dépecés par les chiens et les survivants sont achevés à coup de talon ou de pelle. Les adultes, y compris les femelles en gestation, sont sortis de leur terrier avec des pinces métalliques et sont ensuite tués avec une dague ou à coups de barre à mine. Le coup fatal étant rarement le premier… »

    – Au 15 mai, au 1er juin, les petits blaireaux ne sont pas sevrés. Et les chiens ne font pas le tri dans le terrier, ni malheureusement les chasseurs, sachant qu’un jeune blaireau sans ses parents est condamné à mourir.

    Or, l’article L 424-10 du code de l’environnement, stipule ceci : « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

    – Par ailleurs, quand il ne peut être question de vénerie sous terre pour une raison sanitaire par exemple, les terriers sont dégradés ou détruits.

    A ce titre, il paraît osé d’affirmer que « l’exercice de la chasse participe à la gestion durable des habitats et contribue à l’équilibre agro-sylvo-cynégétique du département de la Haute-Loire ». Au moins en ce qui concerne les blaireaux.
    Or, le Conseil de l’Europe recommande ceci : « le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a des effets néfastes, non seulement pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces co-habitantes, et doit être interdit ».

    Respecter l’habitat du blaireau, c’est aussi permettre que les anciens terriers soient récupérés par des chats sauvages ou des chauves souris, animaux protégés.

    Mais c’est surtout conserver les talus, les haies ou en fabriquer d’autres en cas de nécessité ou de destruction.

    – Dans chaque Préfecture, il y a un service dénommé « Biodiversité ». Cependant, on constate à la lecture du projet d’arrêté que les seuls organismes consultés sont constitués de chasseurs.

    Aucune association, aucun expert, au moins pour ce qui est annoncé, susceptible d’évoquer l’évolution et la survie du blaireau, dans un pays où sa chasse est autorisée quasiment toute l’année, sans comptage (malgré ce qui est affirmé, car quand on les compte, on observe leur forte diminution) et qui plus est en période de reproduction ou de petits, comptés comme des victimes collatérales malgré les interdictions, n’est invité à s’exprimer.

    – Les blaireaux payent déjà un lourd tribut à la vitesse excessive des voitures, la cruauté du chauffeur, hélas parfois, qui ne fait rien pour éviter l’animal (voire accélère) mais aussi la destruction de leur habitat naturel, les fossés fauchés jusqu’à la terre (ce qui n’est pourtant pas préconisé pour le respect de la biodiversité), et aussi des talus détruits par les agriculteurs, des haies rasées par les mêmes, quand ce n’est pas par une collectivité territoriale pour installer la fibre (cf l’abattage d’arbres dans le Gers).

    Ainsi le blaireau (comme le hérisson) se déplace excessivement pour rechercher d’autres territoires, alors que c’est un animal sédentaire, et se met en danger.

    A cette hécatombe s’ajoutent les effets de la chasse. Jusqu’à quand ?

    – Ce projet d’arrêté est lourd de conséquences, sur le fond, et aussi d’un point de vue moral, éthique, puisqu’il définit des droits à chasser là où il devrait rappeler des devoirs à respecter.

    Et aucun des organismes sollicités pour avis n’est réellement compétent concernant les blaireaux.

    – La seule représentation des chasseurs pour ne pas parler d’exclusivité en est même inquiétante car elle suggère que les services de l’Etat semblent penser qu’ils sont les seuls à connaître « la nature », « la faune sauvage », alors qu’ils sont avant tout des « bras armés », membres de puissantes organisations, qui ne vous conseilleront certainement pas de restaurer l’habitat des blaireaux, étant aussi la plupart du temps agriculteurs et soucieux de récupérer le moindre centiare de terre cultivable, souvent au mépris de ce que l’on souhaiterait protéger ou favoriser de la biodiversité. Il est nécessaire de lever ce tabou, qui consiste à occulter cette réalité et il faut du courage pour le faire. Les pressions devant être nombreuses.

    On scelle donc le sort du blaireau à partir d’hypothèses non vérifiées.
    – Pourtant il existe des spécialistes de cette espèce et le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité l’a réaffirmé récemment : « Ni le risque d’infection tuberculeuse en France, ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne justifient un abattage massif des blaireaux ».

    L’équilibre de notre environnement, le respect de la faune sauvage et la prévention des risques sanitaires ne sont pas incompatibles mais ne sauraient se passer de la réflexion des experts de la faune sauvage dont aucun n’est associé es qualité, pour au moins justifier cet acharnement.

    – Il serait dommage que demain, nos enfants vivent dans un monde où les blaireaux n’existeraient plus que dans les zoos.

    Pensons à tous ces mammifères qui ont déjà disparu, victimes d’une chasse débridée, à l’image des thylacines d’Australie. Une chasse du temps où l’homme n’avait encore pas pris conscience de l’importance de son environnement ni de la nécessité de le protéger dans un pays qui s’évertue aujourd’hui, mais trop tard, à retrouver des spécimens qui n’existent plus, après avoir été si nombreux.

    Ainsi, la protection des blaireaux va dans le sens de l’histoire. A ce titre, la réglementation devrait évoluer.

    Monsieur le Préfet, vous seul avez le pouvoir d’agir.

    Je reformule donc ma demande de modification : limiter la chasse au blaireau qui s’analyse avant tout comme un loisir (fort malsain), et en priorité, renoncer aux périodes complémentaires de l’article 4 du projet d’arrêté.

    Vous remerciant d’avoir lu ma « contribution », et dans l’attente de votre décision,

    Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma respectueuse considération.

  2. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2018-2019 dans le département de la Haute-Loire et en particulier de l’article 4 qui reconduit une période complémentaire de la chasse sous terre du blaireau du 1er juin au 8 septembre 2018 et du 15 mai au 30 juin 2019, et ce notamment durant la période de sevrage des jeunes blaireaux, et qui plus est, cet exercice de la vénerie sous terre du blaireau en période complémentaire n’est pas assorti d’une obligation de déclaration d’intervention ET d’un compte rendu d’intervention, ni d’un bilan des prélèvements de blaireaux.

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Animal sédentaire et essentiellement nocturne, le blaireau vit en groupe dans des terriers et fréquente principalement les bois de feuillus. Il est omnivore et opportuniste. Les dégâts qu’il peut occasionner dans les cultures de céréales, principalement le maïs lorsqu’il est en lait, sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt, en comparaison des dégâts provoqués à ces mêmes cultures par les sangliers qui font l’objet d’une indemnisation. L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces.

    Victimes de l’empoisonnement à la strychnine ou du gazage des terriers, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lors des campagnes de destruction des renards censées lutter contre la rage, les populations de blaireaux restent fragiles et leur dynamique est particulièrement lente. Ces populations souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, bosquets, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau européen, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Le blaireau ne relève plus du classement des espèces d’animaux nuisibles. La pratique de la vénerie sous terre du blaireau est autorisée pendant l’ouverture générale de la chasse. La clôture de la vénerie sous terre intervient au plus tard le 15 janvier et l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau peut être autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale de la chasse, et ce sans nécessaire motivation (et qui plus est, lors du sevrage des jeunes blaireaux). Les prélèvements réalisés dans le cadre de la vénerie sous terre ou lors de battues administratives (par tir de nuit ou piégeage) affectent ses effectifs et peuvent entraîner la disparition locale de l’espèce. Par ailleurs, la vénerie sous terre n’est pas pratiquée dans les départements du Bas-Rhin (le blaireau n’est plus chassable dans ce département depuis 2004), du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort.

    Avant de l’en extraire au moyen de pinces, le blaireau, harcelé au fond d’une galerie du terrier plusieurs heures durant par les chiens, est apeuré et stressé le temps de creuser une tranchée à l’aplomb à l’aide de pelles et pioches. L’exercice de la vénerie sous terre du blaireau déstructure le groupe familial et endommage le terrier au point de le rendre inhabitable, alors que celui-ci sert également de gîte à part entière pour d’autres espèces cohabitantes, le Renard roux, Vulpes vulpes, le Lapin de garenne, Oryctolagus cuniculus, la Martre des pins, Martes martes, ou le Putois d’Europe, Mustela putorius, et pour certaines protégées, le Chat forestier, Felis silvestris, le Petit rhinolophe, Rhinolophus hipposideros, ou la Salamandre tachetée, Salamandra salamandra. Aussi, la note de service de l’Office national des forêts (ONF) relative à la prise en compte du Blaireau d’Eurasie dans la gestion forestière du 28 janvier 2008 recommande que « [l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau pendant la période complémentaire] est à éviter, (…) dans les forêts relevant du régime forestier (au moins dans les forêts domaniales) ».

    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée » ; pour autant, ce texte n’est donc pas respecté puisque les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés aux mois de mai et juin.

    De plus, dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine, l’article 7 de l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 relatif à certaines mesures de surveillance et de lutte contre la tuberculose lors de la mise en évidence de cette maladie dans la faune sauvage énonce, parmi les mesures de prévention dans les zones à risque, « [l’]interdiction de la pratique de la vénerie sous terre pour toutes espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ».

    Ainsi, je vous invite à bien vouloir prendre en considération ces éléments en ce qui concerne la gestion cynégétique du blaireau dans le département pour la campagne 2018-2019 ; la vénerie sous terre du blaireau pour la période complémentaire n’a pas lieu d’être (pour information, la période complémentaire n’est pas autorisée dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône, de la Côte d’Or, de l’Hérault, du Var, du Vaucluse, des Vosges et de l’Yonne).

    Par ailleurs, l’article 5 dudit projet d’arrêté préfectoral autorise la chasse en temps de neige du raton laveur dans le département de la Haute-Loire (sic).

    Pourtant, au vu de l’article R. 424-2 du Code de l’environnement, la chasse du raton laveur en temps de neige ne peut être autorisée !

    Respectueusement,

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

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