Consultation publique (Gard) jusqu’au 15 mai 2018 : période complémentaire vénerie sous terre du blaireau

European Badger (Meles meles)
User:Orland – CC BY-SA 2.5

Pour lire le projet d’arrêté :

http://www.gard.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Participation-du-public-aux-decisions-ayant-une-incidence-sur-l-environnement/Procedures-en-cours/Projet-arrete-ouverture-cloture-de-la-chasse-2018-2019

L’exercice de la vénerie du blaireau est autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai 2019 jusqu’à la fin de la campagne de chasse 20 18-2019, le 30 juin 2019, assorti d’une obligation de déclaration d’intervention auprès de la direction départementale des territoires et de la mer du Gard (formulaire en annexe 3).

 

Pour envoyer vos avis :  ddtm-consultpublic@gard.gouv.fr

Nos arguments à reprendre et personnaliser :

Rappel sur les observations de la préfecture formulées dans la synthèse des observations pour la période de chasse 2017-2018 : on y apprend que :

– le département du Gard n’est pas spécialement concerné par les dégâts agricoles causés par le blaireau

–  les populations de blaireaux dans le Gard demeurent mal connues et Selon l’ONCFS «  l ‘évolution de l’indice des populations de blaireaux entre les périodes de 2004-2008 et 2009-2012 est à la baisse pour plus de 20% », ce qui représente une très forte baisse des effectifs dans un laps de temps très court.

Source : http://gard.gouv.fr/content/download/24186/175724/file/Note_synthese_observations_du_public.pdf

Par conséquent, la période complémentaire est proposée en totale contradiction avec les observations de la préfecture !

Par ailleurs, ce projet d’arrêté ne fait état d’aucun dégât causé aux cultures par les blaireaux.

 

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

Globalement la dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par an). Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année). De plus une mortalité importante existe déjà due au trafic routier. Ces opérations de vénerie peuvent affecter considérablement ses effectifs et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux. De plus, lorsque la vénerie est pratiquée à partir du 15 mai, les jeunes blaireaux de l’année ne sont pas entièrement sevrés et dépendent encore des adultes.
Cette pratique n’est pas non plus sans conséquence pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) ou des chiroptères.
Les recommandations du Conseil de l’Europe vont d’ailleurs en ce sens : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. » En conséquence, la destruction des terriers durant l’action de vénerie sous terre doit être prohibée !
En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.
Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan.(source : LPO Alsace)

23 commentaires sur “Consultation publique (Gard) jusqu’au 15 mai 2018 : période complémentaire vénerie sous terre du blaireau

  1. Ne restons pas insensible à ce problème. La vénerie du blaireau est une pratique qui génère beaucoup de souffrance chez les animaux. Elle est d’autant plus absurde que la population des blaireaux est fragile (animaux percutés sur les routes) et doit être protégée (les bébés encore davantage). La vénerie du blaireau est une pratique irresponsable, il faut y mettre fin et apprendre à vivre davantage en paix avec les animaux sauvages.

  2. Je suis contre toute regulation des animaux et farouchement contre la chasse distraction malsaine et morbide, le blaireau est un animal sympatique et discret, il faut le classer comme espece protegee, il faut abolir la venerie sous terre pratique barbare d’un autre age, reconcillion nous avec la nature et ces hotes.

  3. J’ai habité en Provence Verte où les blaireaux jouaient près de la maison en bordure de forêt .Ils ont fait moins de dégâts dans mes jardinets que les chasseurs qui traversaient n’importe où et tiraient sans tenir compte de l’habitation.

  4. Contre la chasse, chasse aux baireaux , aux renards, ou de tout autre animal… La régulation n’est pas un argument, la nature d’auto-régule lorsque l’on ne chanboule as tout en massacrant les prédateurs… De plus plus d’1/3 du gibier est issu d’élevage… Ce n’est pas de la régulation… Qui d’ailleurs n’a pas a être faite par l’homme… Nous n’avons plus besoin de chasser pour nous nourrir… Ni même forcément de manger de la viande… La chasse est un acte cruel, inutil, et atroce… Et que dire de la vennerie et du déterrage… Tout aussi ignoble… Les blaireaux comme tous animaux ont une place importante dans l’écosystème et sont des êtres vivants doués de sensibilité et d’un système nerveux central… Leur infliger autant de souffrances et de stress est d’une cruauté sans nom… Et au final tout ça pourquoi? Pour la satisfaction de certaines personnes trouvant cela drôle et amusant? Cette pratique d’un autre âge devrait être punie et interdite… De même que la chasse à courre… La chasse en général devrait également être interdite le dimanche et beaucoup plus limitée, et le statut d’espèce nuisible À L’HOMME devrait aussi être interdit pour les espaces ayant toujours été présentes sur le territoire (non implantées par l’homme…)

  5. Contre la chasse, chasse aux baireaux , aux renards, ou de tout autre animal… La régulation n’est pas un argument, la nature d’auto-régule lorsque l’on ne chanboule as tout en massacrant les prédateurs… De plus plus d’1/3 du gibier est issu d’élevage… Ce n’est pas de la régulation… Qui d’ailleurs n’a pas à être faite par l’homme… Nous n’avons plus besoin de chasser pour nous nourrir… Ni même forcément de manger de la viande… La chasse est un acte cruel, inutil, et atroce… Et que dire de la vennerie et du déterrage… Tout aussi ignoble… Les blaireaux comme tous animaux ont une place importante dans l’écosystème et sont des êtres vivants doués de sensibilité et d’un système nerveux central… Leur infliger autant de souffrances et de stress est d’une cruauté sans nom… Et au final tout ça pourquoi? Pour la satisfaction de certaines personnes trouvant cela drôle et amusant? Cette pratique d’un autre âge devrait être punie et interdite… De même que la chasse à courre… La chasse en général devrait également être interdite le dimanche et beaucoup plus limitée, et le statut d’espèce nuisible À L’HOMME devrait aussi être interdit pour les espaces ayant toujours été présentes sur le territoire (non implantées par l’homme…). Respectons un peu la nature et l’environnement que nous détruisons sans cesse… Laissons place à l’empathie et non à la cruauté…

    Pour que vivent en paix les blaireaux tout comme les autres animaux… Et êtrev vivants…

  6. The number of Badgers in France needs to be established so that there is a base to work from.At present only Gard seems to have done this . As they are probably in decline apart from hunting due to urbanisation, farming practises and industrial development the true picture is not apparent.

  7. Il y en ras le bol de tout tuer ,blaireau,renards, corbeaux ,loups, etc etc ,vous n en avez jamais assez bande d’assassins !!moi je voudrais vous descendre vous, sans aucun remords ,avec plutôt un grand plaisir pour que vous debarrassiez cette terre car vous êtes que des nuisibles.

  8. Qu allez vous laisser aux générations futurs ces animaux ont tout aussi le droit de vivre que vous et moi on en à ras le bol de toutes ces tueries fouttez leur la paix

  9. Faire souffrir et tuer, encore et toujours…
    Tous les animaux de la planète n’iront jamais en enfer car ils y sont déjà !
    Finalement, j’irais bien à la chasse….aux chasseurs; faire crever tous ces viandards, les faire vivre
    ce qu’ils font vivre aux animaux serait un vrai bonheur, sans remords !

  10. Quand ces pratiques cruelles prendront-elles fin?
    Quand l’être « humain » cessera-t’il de tout détruire sous divers prétextes fallacieux.La nature n’a pas besoin de l’homme , elle se régule d’elle même, si nous pouvions arrêter de la saccager, nous nous en porterions que mieux.
    Le déterrage des blaireaux est une monstruosité, inutile qui plus est, sa population étant déjà en baisse.
    Les chasseurs ne régulent rien du tout, ils détruise les écosystèmes à coup de lâchers de gibiers imprégnés par l’homme, ils attirent les sangliers en pratiquant l’agrainage, ils polluent en balançant des tonnes de plomb (métal lourd) dans la nature et ils mettent en danger les autres animaux et promeneurs qui ont le malheur de les croiser.
    Quand tout aura été tué et détruit, loup, blaireaux, corbeaux et j’en passe, que restera-t’il à nos enfants comme monde?

    1. tres bonnes remarques sur les actions tres deleteres de la chasse sur la nature en plus de la barbarie qu est cette chasse aux blaireaux.

  11. A l’heure où l’on parle de la 6e extinction des espèces animales, comment peut-on organiser des chasses, quelque soit leur forme, d’animaux eux-mêmes de moins en moins nombreux (à cause de la route, de son habitat de plus en plus réduit….) inoffensifs pour l’homme voire utile pour le contrôle des nuisibles ??? De plus, cette forme de chasse est peut-être encore plus barbare que toutes les autres !!! Honte à tous ceux qui la cautionnent ou l’encourage !

  12. Quand allons nous arrêter de décimer les espèces animales qui peuplent notre terre ??? Pourquoi tant d’acharnement sur le seul prétexte qu’ils sont nuisibles et le sont-ils vraiment ? ET que doit on penser de l’homme ? n’est il pas nuisible lui-même ?? Il n’y a qu’à regarder l’état de notre planète !!!!

  13. Monsieur LE PRÉFET
    Un peut de dignité vous ête en train de d’éradiquer une espèce animale pour le plaisir imbécile d’une minorité d’individus, qui ne sont pas impacté par les soit disant dégâts du blaireau .Je suis convaincu que ces dégâts vous ne les avez pas constatés de vous mème mais qu’ils vous ont été rapporté par des chasseurs.

  14. Envoyé message, fortement basé sur vos suggestions, au département du Gard, et aussi au Finistère.
    Espérons que ça fasse bouger les choses!

  15. Ces méthodes de chasses sont abjectes, mon ex-beau père faisait office de garde chasse sur une grande propriété de Sologne. Il a été lui-même écoeuré par la barbarie de certains chasseurs. Pour les gardes chasse assermentés présents, certain étaient consentants et d’autres dégoutés mais impuissants.
    Ces quelques individus se livrent a des exactions terribles sur ces pauvres animaux, brulés massacrés à coups de pelle ou de pioches, mâles femelles et petits livrés en pâture aux chiens.
    Ils bafouent la loi impunément, (texte L 424-10 du code de l’environnement) en tuant mères gestantes et petits non sevrés.
    Est ce la ce que vous autorisez ???
    Ces gens s’adonnent à ces plaisirs morbides avec votre bénédiction.
    Ces animaux ne nuisent pas aux cultures et quand à protéger les routes, digues ou autres ouvrages, il y a d’autres méthodes plus saines et efficaces

  16. Les blaireaux sont des animaux magnifiques, discrets, et qui ne méritent en aucun cas d’être livrés à ces pratiques de piégeage cruelles, barbares et imbéciles.
    Le blaireau doit être classé espèce protégée, et très vite, quand on sait à quelle vitesse les espèces peuvent disparaitre de la surface de la terre quand on n’y prend pas garde

  17. Début de l’arrêté :

    « Les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse ont vocation à garantir une protection du gibier en interdisant la chasse pendant les périodes sensibles du cycle biologique des espèces chassables. »

    « La période de chasse est en revanche restreinte pour des espèces dont l’état des populations incite à proposer une période de tranquillité supplémentaire pour assurer la réussite de la reproduction : chevreuil, cerf, daim, mouflon, lapin de garenne, blaireau, lièvre commun, faisan, perdrix commune. »

    Puis… Fin de l’arrêté :

    L’exercice de la vénerie du blaireau est autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai 2019 jusqu’à la fin de la campagne de chasse 2018-2019, le 30 juin 2019, assorti d’une obligation de déclaration d’intervention auprès de la direction départementale des territoires et de la mer du Gard (formulaire en annexe 3).

    Il y a comme une contradiction (en plus des observations à l’issue de la campagne de consultation 2017-2018).

    Il me semble que cette contradiction (qui tient au fait que le projet d’arrêté a été écrit à partir du « plan cynergétique » dont les seuls rédacteurs sont des chasseurs qui ne tiennent pas compte des effectifs de blaireaux ni de la Loi) pourrait être exploitée lors d’un recours au Tribunal si toutefois la Préfecture maintient sont projet d’arrêté…

  18. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral relatif à l’ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2018-2019 dans le département du Gard et en particulier de l’article 4 qui reconduit une période complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau du 15 mai au 30 juin 2019, et ce notamment durant la période de sevrage des jeunes blaireaux, et qui plus est, en contradiction avec la présentation de ce projet d’arrêté qui rappelle que « la période de chasse est en revanche restreinte pour des espèces dont l’état des populations incite à proposer une période de tranquillité supplémentaire pour assurer la réussite de la reproduction : chevreuil, cerf, daim, mouflon, lapin de garenne, blaireau, lièvre commun, faisan, perdrix commune » !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Animal sédentaire et essentiellement nocturne, le Blaireau vit en groupe dans des terriers et fréquente principalement les bois de feuillus. Il est omnivore et opportuniste. Les dégâts qu’il peut occasionner dans les cultures de céréales, principalement le maïs lorsqu’il est en lait, sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt, en comparaison des dégâts provoqués à ces mêmes cultures par les sangliers qui font l’objet d’une indemnisation. L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces.

    Victimes de l’empoisonnement à la strychnine ou du gazage des terriers, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lors des campagnes de destruction des renards censées lutter contre la rage, les populations de blaireaux restent fragiles et leur dynamique est particulièrement lente. Ces populations souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, bosquets, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau européen, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Le blaireau ne relève plus du classement des espèces d’animaux nuisibles. La pratique de la vénerie sous terre du blaireau est autorisée pendant l’ouverture générale de la chasse. La clôture de la vénerie sous terre intervient au plus tard le 15 janvier et l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau peut être autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale de la chasse, et ce sans nécessaire motivation (et qui plus est, lors du sevrage des jeunes blaireaux). Les prélèvements réalisés dans le cadre de la vénerie sous terre ou lors de battues administratives (par tir de nuit ou piégeage) affectent ses effectifs et peuvent entraîner la disparition locale de l’espèce. Par ailleurs, la vénerie sous terre n’est pas pratiquée dans les départements du Bas-Rhin (le blaireau n’est plus chassable dans ce département depuis 2004), du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort.

    Avant de l’en extraire au moyen de pinces, le blaireau, harcelé au fond d’une galerie du terrier plusieurs heures durant par les chiens, est apeuré et stressé le temps de creuser une tranchée à l’aplomb à l’aide de pelles et pioches. L’exercice de la vénerie sous terre du blaireau déstructure le groupe familial et endommage le terrier au point de le rendre inhabitable, alors que celui-ci sert également de gîte à part entière pour d’autres espèces cohabitantes, le Renard roux, Vulpes vulpes, le Lapin de garenne, Oryctolagus cuniculus, la Martre des pins, Martes martes, ou le Putois d’Europe, Mustela putorius, et pour certaines protégées, le Chat forestier, Felis silvestris, le Petit rhinolophe, Rhinolophus hipposideros, ou la Salamandre tachetée, Salamandra salamandra. Aussi, la note de service de l’Office national des forêts (ONF) relative à la prise en compte du Blaireau d’Eurasie dans la gestion forestière du 28 janvier 2008 recommande que « [l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau pendant la période complémentaire] est à éviter, (…) dans les forêts relevant du régime forestier (au moins dans les forêts domaniales) ».

    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée » ; pour autant, ce texte n’est donc pas respecté puisque les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés aux mois de mai et juin.

    De plus, dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine, l’article 7 de l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 relatif à certaines mesures de surveillance et de lutte contre la tuberculose lors de la mise en évidence de cette maladie dans la faune sauvage énonce, parmi les mesures de prévention dans les zones à risque, « [l’]interdiction de la pratique de la vénerie sous terre pour toutes espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ».

    Ainsi, je vous invite à bien vouloir prendre en considération ces éléments en ce qui concerne la gestion cynégétique du blaireau dans le département pour la campagne 2018-2019 ; la vénerie sous terre du blaireau pour la période complémentaire n’a pas lieu d’être (pour information, la période complémentaire n’est pas autorisée dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône, de la Côte d’Or, de l’Hérault, du Var, du Vaucluse, des Vosges et de l’Yonne). Quid de « la pertinence du maintien de cette pratique » dans le département, et ce en cohérence avec les autres départements du pourtour méditerranéen (cf. Synthèses des observations exprimées dans le cadre des consultations du public du 10 mai 2016 et du 3 mai 2017) ?

    Respectueusement,

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

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