Consultation du public (Haute-Vienne) sur la période complémentaire de vénerie du blaireau avant le 26 avril 2018

European badger (Meles meles) feeding on fallen apples in October.
Gothenburg, Sweden
Ian McIntosh
CC BY-SA 4.0

Les observations sur le projet d’arrêté peuvent être communiquées avant le 26 avril 2018 :

– par voie électronique à l’adresse suivante : ddt-seefr@haute-vienne.gouv.fr

– par courrier à l’adresse suivante : Direction départementale des territoires de la Haute-Vienne – Service eau, environnement, forêt et risques – 22 rue des pénitents blancs – CS 43217 – 87032 Limoges cedex 1

Lien vers le projet d’arrêté : http://www.haute-vienne.gouv.fr/content/download/20131/161205/file/arrete_ouverture_chasse_2018_2019_v20180330.pdf

l’article sur le blaireau :

Blaireau 15 mai 2019 ouverture générale 2019-2020
Ouverture d’une période complémentaire
Uniquement pour la vénerie sous terre

Nos arguments à reprendre et personnaliser :

Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

Globalement la dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par an). Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année). De plus une mortalité importante existe déjà due au trafic routier. Ces opérations de vénerie peuvent affecter considérablement ses effectifs et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.
Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux. De plus, lorsque la vénerie est pratiquée à partir du 15 mai, les jeunes blaireaux de l’année ne sont pas entièrement sevrés et dépendent encore des adultes.
Cette pratique n’est pas non plus sans conséquence pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) ou des chiroptères.
Les recommandations du Conseil de l’Europe vont d’ailleurs en ce sens : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »

1 commentaire sur “Consultation du public (Haute-Vienne) sur la période complémentaire de vénerie du blaireau avant le 26 avril 2018

  1. Objet :Projet d’arrêté préfectoral relatif une période complémentaire pour la vénerie sous terre.

    Voici mes observations sur ce dramatique projet de massacre des blaireaux en Haute Vienne :
    Non les blaireaux* ne sont nuisibles, ils sont même en raréfaction, et ils ne prolifèrent pas comme l’homme, qui lui, surpeuple et détruit espaces et espèces autour de lui .
    OUI les blaireaux ont toute leur place dans le monde de la biodiversité.
    Non les chasseurs ne sont pas des protecteurs de la nature, mais les protecteurs de leur seuls gibiers d’élevages relâchés honteusement la veille.
    OUI la chasse est avant tout un lobby puissant auquel les politiques se soumettent, quitte à bafouer l’intérêt de la biodiversité dont ils se gargarisent.
    En plus aucun chiffre n’est donné sur le nombre blaireaux à massacrer dans votre département.
    La chasse avec la destruction des terriers: est, outre une méthode cruelle et ignoble, mais aussi le dérangement effrayant pour toute la nature et ses hôtes.
    Et enfin pour légitimer la tuerie des blaireaux on les accuse de maladies et de moult dégâts; c’est si facile pour s’en débarrasser.
    Or, ces êtres peureux disparaissent victimes de la destruction de leur territoires et des écrasements par le trafic routier.
    Quand laisserons-nous enfin vivre en paix la nature et toute sa belle biodiversité ?
    Tous ces odieux arrêtés qui se succèdent pour tirer sur renards , les blaireaux, corbeaux, corneilles , la nature n’en peut plus et nous on n’en veut plus.
    Ca suffit cette soumission aux lobbys chasse avec nos impôts détournés pour ces jeux de massacres .
    La France est loin derrière les autres pays, qui savent faire côtoyer la population avec les blaireaux , les renards, les corbeaux et autres espèces sauvages, et ce même dans les villes.
    Prenons exemple sur LONDRES et BERLIN, beau témoignage d’une vie harmonieuse et en paix avec les animaux, que les habitants et touristes se plaisent à observer en pleine ville et en toute quiétude.
    Ca suffit d’inventer moult prétextes et causes non démontrés, en arguant de prétendues dégâts (sans preuves chiffrées) et des accidents avec les voitures or c’est la faune qui est décimée par le trafic routier.
    Enfin pourquoi nous consulter, pour ne jamais tenir compte des observations, qui sont majoritairement et explicitement contre ces arrêtés qui ne cessent de vouloir exterminer détruire ces nobles animaux.
    Avec ces massacres organisés la nature en France est devenue muette, déserte et peureuse, c’est une HONTE et une tristesse .

    En espérant que ce projet ne voit pas le jour et ce pour le respect de ces nobles animaux.
    Avec mes cordiales salutations

    jacqueline PELERINS LYON

    *Rappel concernant le blaireau :
    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

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