Consultation du public Seine et Marne jusqu’au 18 avril 2018 : période complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau

European badger (Meles meles) feeding on fallen apples in October.
Gothenburg, Sweden
Ian McIntosh
CC BY-SA 4.0

La consultation est ouverte jusqu’au 18 avril 2018

L’ensemble des documents liés à la campagne de chasse 2018-2019 est consultable ici et pour déposer vos contributions il faut cliquer, à l’intérieur de cette page, sur le sujet qui vous intéresse :

http://www.seine-et-marne.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-et-cadre-de-vie/Chasse-et-destruction-des-especes-classees-nuisibles/Consultation-public/Modalites-et-periodes-d-ouverture-de-la-chasse-en-Seine-et-Marne/Consultation-du-public-Conditions-de-chasse-et-destruction-de-nuisibles-pour-2018-2019

 

Voilà ce que dit le projet d’arrêté :

CONSIDERANT
l’estimation de la population de blaireau, le suivi annuel des prélèvements par la
chasse, des captures accidentelles et des collisions ainsi que le récapitulatif des constats de dommages
financiers causés par le blaireau à l’activité agricole et aux talus ferroviaires
;
CONSIDERANT
l’intérêt de
la sécurité publique vis-à-vis des infrastructures routières et ferroviaires,
et notamment le risque de déstabilisation des talus causé par le blaireau
;
CONSIDERANT
que cette période complémentaire de prélèvement ne constitue pas un préjudice
important par rapport à la biologie de l’espèce blaireau
;
Article 1er : L’exercice de la vénerie du blaireau est autorisé pour une période complémentaire allant
du 15 mai 2019 au 14 septembre 2019 inclus

 Nos arguments contre ce projet à reprendre et personnaliser :

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

Le blaireau ne relève plus du classement des espèces d’animaux nuisibles.

La pratique de la vénerie sous terre du blaireau est autorisée pendant l’ouverture générale de la chasse.

Cette période complémentaire n’est pas motivée. (effectifs de la population de blaireaux ? dégâts ?)

Cette période intervient lors du sevrage des jeunes blaireaux et met donc l’espèce en péril.

Or, l’article L. 424-10 du Code de l’environnement interdit de détruire « les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

La vénerie sous terre est une pratique barbare et cruelle.

Concernant la déstabilisation des talus, l’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces,pour éloigner les blaireaux de zones localisées.

8 commentaires sur “Consultation du public Seine et Marne jusqu’au 18 avril 2018 : période complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau

  1. Nous en sommes donc encore à nous questionner sur le bien fondé d’opérer des vèneries.. On a beau être émerveillés par les avancées technologiques du monde, ce genre de rappel à la réalité médiévale française laisse vraiment un goût amer.. Qu’on laisse donc ces animaux tranquilles, pauvres êtres que des lourdeaux ennuyés tuent par amour du sang et non par respect de je ne sais quelle position publique ridicule !

  2. Mais quelle horreur !
    Ne peut on une bonne fois pour toute agir comme des êtres humains et non comme des barbares je suis indignée que l’on puisse même encore évoquer de telles pratiques pour tuer sans vergogne des animaux sans défense comme les blaireaux.
    Mais arrêtez donc de NUIRE êtres humains !
    Arrêtez de banaliser le sang , la peur , la chasse !
    ARRÊTEZ et mettez vous à aimer le monde avec toute sa biodiversité !
    C’est vraiment les hommes qui sont nuisibles sur cette terre !
    La nature est bien faite laissons là définitivement tranquille.
    Posez vos armes de mort et allez faire des sports extrêmes si besoin se fait sentir pour des émotions fortes …
    LAISSEZ ces pauvres blaireaux tranquilles !

  3. De toutes les espèces vivant sur terre l’homme est de loin le plus nuisible, le plus destructeur, le plus ravageur. Il ne supporte déjà pas ses congénères alors les animaux… c’est à se demander qui est le plus blaireau …

  4. Tuer tout ce qui dérange, c’est malheureusement le propre de l' »humain »
    Il n’y a aucune justification scientifique pour justifier ce massacre, car c’en est un, cette extermination se déroule de la manière la plus cruelle qui soit, déterrage, noyade, enfumage et j’en passe.
    La nature a besoin de ces animaux, la biodiversité est en danger, mais que fait-on? On extermine. Et après on s’étonne!!
    Bientôt des campagnes peuplées d’élevages industriels concentrationnaires, de champs géants gavés au engrais et pesticides mais plus d’oiseaux, plus d’insectes et plus d’animaux qui dérangent.
    C’est désolant.

  5. Je suis pour que l’on foute la paix aux animaux quels qu’ils soient !! C’est l’humain qui est le plus grand nuisible sur cette planète et il n’a pas, contrairement à ce que bon nombre pense, l’exclusivité du droit de vivre sur terre !!! Il est grand temps que l’exterminateur humain disparaisse définitivement et que l’homme apprenne à vivre avec les autres espèces animales qui ont autant de raison d’être que lui !! Les clôtures électriques fonctionnent très bien pour empêcher les animaux d’approcher des zones à préserver, à bon entendeur !!! Et vive les blaireaux !!!

  6. Madame la Préfète,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant une période complémentaire de la vénerie (sous terre) du blaireau du 15 mai 2019 au 14 septembre 2019 pour la campagne 2018-2019 dans le département de Seine-et-Marne, et ce notamment durant la période de sevrage des jeunes blaireaux, et qui plus est, cet exercice de la vénerie sous terre du blaireau en période complémentaire n’est pas assorti d’une obligation de déclaration d’intervention ET d’un compte rendu d’intervention, ni d’un bilan des prélèvements de blaireaux. ; la période complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau est ainsi reconduite.

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Animal sédentaire et essentiellement nocturne, le blaireau vit en groupe dans des terriers et fréquente principalement les bois de feuillus. Il est omnivore et opportuniste. Les dégâts qu’il peut occasionner dans les cultures de céréales, principalement le maïs lorsqu’il est en lait, sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt, en comparaison des dégâts provoqués à ces mêmes cultures par les sangliers qui font l’objet d’une indemnisation. L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces.

    Victimes de l’empoisonnement à la strychnine ou du gazage des terriers, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lors des campagnes de destruction des renards censées lutter contre la rage, les populations de blaireaux restent fragiles et leur dynamique est particulièrement lente. Ces populations souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, bosquets, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau euroépen, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Le blaireau ne relève plus du classement des espèces d’animaux nuisibles. La pratique de la vénerie sous terre du blaireau est autorisée pendant l’ouverture générale de la chasse. La clôture de la vénerie sous terre intervient au plus tard le 15 janvier et l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau peut être autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale de la chasse, et ce sans nécessaire motivation (et qui plus est, lors du sevrage des jeunes blaireaux). Les prélèvements réalisés dans le cadre de la vénerie sous terre ou lors de battues administratives (par tir de nuit ou piégeage) affectent ses effectifs et peuvent entraîner la disparition locale de l’espèce. Par ailleurs, la vénerie sous terre n’est pas pratiquée dans les départements du Bas-Rhin (le blaireau n’est plus chassable dans ce département depuis 2004), du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort.

    Avant de l’en extraire au moyen de pinces, le blaireau, harcelé au fond d’une galerie du terrier plusieurs heures durant par les chiens, est apeuré et stressé le temps de creuser une tranchée à l’aplomb à l’aide de pelles et pioches. L’exercice de la vénerie sous terre du blaireau déstructure le groupe familial et endommage le terrier au point de le rendre inhabitable, alors que celui-ci sert également de gîte à part entière pour d’autres espèces cohabitantes, le Renard roux, Vulpes vulpes, le Lapin de garenne, Oryctolagus cuniculus, la Martre des pins, Martes martes, ou le Putois d’Europe, Mustela putorius, et pour certaines protégées, le Chat forestier, Felis silvestris, le Petit rhinolophe, Rhinolophus hipposideros, ou la Salamandre tachetée, Salamandra salamandra. Aussi, la note de service de l’Office national des forêts (ONF) relative à la prise en compte du Blaireau d’Eurasie dans la gestion forestière du 28 janvier 2008 recommande que « [l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau pendant la période complémentaire] est à éviter, (…) dans les forêts relevant du régime forestier (au moins dans les forêts domaniales) ».

    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée » ; pour autant, ce texte n’est donc pas respecté puisque les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés aux mois de mai et juin.

    De plus, dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine, l’article 7 de l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 relatif à certaines mesures de surveillance et de lutte contre la tuberculose lors de la mise en évidence de cette maladie dans la faune sauvage énonce, parmi les mesures de prévention dans les zones à risque, « [l’]interdiction de la pratique de la vénerie sous terre pour toutes espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ».

    Ainsi, je vous invite à bien vouloir prendre en considération ces éléments en ce qui concerne la gestion cynégétique du blaireau dans le département pour la campagne 2018-2019 ; la vénerie sous terre du blaireau pour la période complémentaire n’a pas lieu d’être (pour information, la période complémentaire n’est pas autorisée dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône, de la Côte d’Or, de l’Hérault, du Var, du Vaucluse, des Vosges et de l’Yonne).

    Vous remerciant par avance et restant à votre disposition,

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  7. Madame La Préfète,

    La France se présente souvent comme un pays précusruseru des Droits de l’Homme, il serait temps qu’elle soit aussi un modèle de respect et de cohabitation envers les animaux, et que l’on ne les extermine pas ou les chasse avec torture pour le loisir de certains.

    Outre que le nombre de morts et de blessés humains d’accidents de la chasse chaque année est autour de 20 morts et 130 blesssés graves humaisn chaque année… Le blaireau n’est pas un animal dangereux ni nuisible.
    Maintenant si on regarde ce qu’est la vènerie sous terre:

    Encore appelé « vènerie sous terre », le déterrage consiste à lâcher des chiens pour acculer un blaireau au fond de son terrier puis de l’extirper à l’aide d’énormes pinces métalliques qui lui infligent des douloureuses blessures. Le blaireau endure de longues heures de stress avant d’être exécuté ou donné vivant aux chiens qui finissent le travail en l’éviscérant.

    Le déterrage est pratiqué de la mi-septembre au 15 janvier. Mais dans 74 départements français, sur simple volonté du préfet, il peut commencer dès le 15 mai, période où les blaireautins sont encore dépendants de leurs mères et du groupe social. Chassé 9 mois et demi, le blaireau n’a aucun répit !

    En résumé, c’est une partique de torture et de mort infâme envers des animaux et leurs bébés.

    Madame La Préfète et décisionnaires sur ce sujet, pourrait-on interdire cette pratique d’un autre âge qui est immonde, et inutile.

    Meilleures salutations,

    Aurélie Fontenelle

  8. Madame La préfète,

    Voici mes observations sur ce dramatique projet de massacre en Seine et Marne des blaireaux:

    Non les blaireaux* ne sont nuisibles, ils sont même en raréfaction, et ils ne prolifèrent pas comme l’homme, qui lui, surpeuple et détruit espaces et espèces autour de lui .
    OUI les blaireaux ont toute leur place dans le monde de la biodiversité.

    Non les chasseurs ne sont pas des protecteurs de la nature, mais les protecteurs de leur seuls gibiers d’élevages relâchés honteusement la veille.
    OUI la chasse est avant tout un lobby puissant auquel les politiques se soumettent, quitte à bafouer l’intérêt de la biodiversité dont ils se gargarisent.

    En plus aucun chiffre n’est donné sur le nombre blaireaux à massacrer dans votre département.

    La chasse avec la destruction des terriers: est, outre une méthode cruelle et ignoble, mais aussi le dérangement effrayant pour toute la nature et ses hôtes.

    Et enfin pour légitimer la tuerie des blaireaux on les accuse de maladies et de moult dégâts; c’est si facile pour s’en débarrasser.

    Or, ces êtres peureux disparaissent victimes de la destruction de leur territoires et des écrasements par le trafic routier.

    Quand laisserons-nous enfin vivre en paix la nature et toute sa belle biodiversité ?

    Tous ces odieux arrêtés qui se succèdent pour tirer sur renards , les blaireaux, corbeaux, corneilles , la nature n’en peut plus et nous on n’en veut plus.

    Ca suffit cette soumission aux lobbys chasse avec nos impôts détournés pour ces jeux de massacres .

    La France est loin derrière les autres pays, qui savent faire côtoyer la population avec les blaireaux , les renards, les corbeaux et autres espèces sauvages, et ce même dans les villes.

    Prenons exemple sur LONDRES et BERLIN, beau témoignage d’une vie harmonieuse et en paix avec les animaux, que les habitants et touristes se plaisent à observer en pleine ville et en toute quiétude.

    Ca suffit d’inventer moult prétextes et causes non démontrés, en arguant de prétendues dégâts (sans preuves chiffrées) et des accidents avec les voitures or c’est la faune qui est décimée par le trafic routier.

    Enfin pourquoi nous consulter, pour ne jamais tenir compte des observations, qui sont majoritairement et explicitement contre ces arrêtés qui ne cessent de vouloir exterminer détruire ces nobles animaux.

    Avec ces massacres organisés la nature en France est devenue muette, déserte et peureuse, c’est une HONTE et une tristesse .
    En espérant que ce projet ne voit pas le jour et ce pour le respect de ces nobles animaux.

    Avec mes cordiales salutations

    jacqueline PELERINS

    *Rappel concernant le blaireau :
    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».
    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ». Or, l’article R424-5 du même code précise toutefois que le préfet peut autoriser l’exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai, cet article contrevient donc au précédent.

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