URGENT : Chasse – comptage et de tir du renard par les lieutenants de louveterie (Cher)

© Renards by Christophe CORET – AVES France

Vous avez jusqu’au 15 février 2018 pour aider les renards du Cher !

Envoyez vos avis à ddt-contribution-environnementale@cher.gouv.fr

 

Voilà les arguments de la préfecture du Cher :

Les populations de renards dans le département du Cher sont en forte hausse (indice kilométrique presque 3 fois supérieur à la normale et le plus élevé depuis 14 ans), causent des dégâts à la faune sauvage et présentent un risque pour la santé publique (porteuses de 9 zoonoses, dont l’échinococcose alvéolaire).

Le bilan des déclarations de dégâts d’animaux susceptibles d’être nuisibles, établi par la Fédération des chasseurs du Cher, fait apparaître l’importance des dégâts causés par les renards aux biens des personnes et aux activités professionnelles, ainsi qu’à la faune sauvage. L’argument de la prévention des dommages aux élevages est considérable dans le département.

Lire le reste ici.

 

Vous pouvez reprendre les arguments de l’association Nature 18 et de Philippe Charlier et répondre que :

–  les populations de Renard roux régulent naturellement leur fertilité quand elles ne sont pas perturbées.
– La prédation est un phénomène naturel essentiel au bon fonctionnement des écosystèmes. Les impacts des pesticides sur le petit « gibier » sont bien plus importants que celui de la prédation, le tir de nuit du renard n’est pas une solution.
– En chassant les rongeurs, le Renard roux régule leurs populations et rend des services à l’agriculture. En contribuant à la dissémination de graines, il participe également à la diversification de nos paysages.
– Les tirs, en provoquant le déplacement des individus, ont un effet contre-productif sur la propagation des zoonoses. Des études scientifiques ont montré que le renard contribue également à limiter la diffusion de la maladie de Lyme.
– Le tribunal administratif de Strasbourg a déclaré illégal le 10 janvier 2018 les tirs de nuit qui avaient été autorisés par le préfet de Moselle en 2016.

-Pour ce qui est de la lutte contre les zoonoses, la rage vulpine a pu être éradiquée par une campagne de vaccination orale des renards. La réduction des populations de renards par différents moyens (primes d’incitation à la destruction, appâts empoisonnés ou gazage des terriers) a été inopérante, qui a favorisé la propagation de l’épizootie. En ce qui concerne le contrôle de l’échinococcose alvéolaire, la régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps, les jeunes renards en dispersion comblent les territoires laissés vacants (cf. Évolution des populations de renards en France, Faune sauvage n° 306, 1er trimestre 2015). La vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace. Par ailleurs, les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le Renard.

Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit en particulier.

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