Consultation publique : Destruction à tir et de nuit des renards par les lieutenants de louveterie en 2018

Renards
© Christophe CORET

Merci à Philippe Charlier pour ses précieux argumentaires !

 

Département : Aube

Date limite d’envoi des avis ou commentaires: 31 janvier 2018

Où écrire ?
DDT de l’Aube – Service Eau Biodiversité – Bureau
Biodiversité
2 mail des Charmilles – 10000 TROYES
– soit par voie électronique :
ddt-consultation-chasse@aube.gouv.fr
Contenu du projet d’arrêté :
Le projet d’arrêté préfectoral portant autorisation de destruction à tir et de nuit des renards en 2018 par les
lieutenants de louveterie est soumis à la consultation du public par voie électronique, conformément à la loi n°2012-
1460 du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public.
Cet arrêté a pour objet de permettre la régulation des populations de renards dans le département de l’Aube par
les lieutenants de louveterie.
Ce mode de prélèvement complète les opérations de régulation réalisées par les piégeurs agréés et les
chasseurs.
Ce mode de régulation contribue à la limitation de la propagation de maladies contagieuses pour l’homme et les
animaux domestiques (gale sarcoptique par exemple). Les prélèvements seront adaptés sur chaque territoire en fonction de la présence de mesures de gestion en faveur du petit gibier.
Afin de favoriser la prédation de campagnols, les prélèvements de renards seront limités dans les zones
agricoles où aucune mesure de gestion en faveur du petit gibier n’est engagée.
Les prélèvements seront interrompus sur les territoires des communes concernées pendant :
– les périodes de forte infestation de campagnols validées par la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles ;
– les périodes de traitement des campagnols à la bromadiolone.
Les prélèvements seront aussi interrompus sur l’ensemble du département pendant la période d’élevage des
jeunes.
Par ailleurs, des prélèvements pourront être effectués dans le cadre du protocole mis en place par l’Entente de
Lutte Interdépartementale contre les Zoonoses (ELIZ ) en vue de la recherche d’échinococcose alvéolaire.

Les arguments que vous pouvez soulever contre ce projet d’arrêté (n’oubliez pas de personnaliser vos réponses) :

  • lutte contre l’échinococcose alvéolaire  : la méthode est contestée scientifiquement depuis longtemps et d’ailleurs les abattages de renards se révèlent inefficaces.
  • source OMS : Le déparasitage des hôtes définitifs sauvages ou errants au moyen d’appâts contenant des anthelminthiques a permis d’obtenir des baisses significatives de la prévalence de l’échinococcose alvéolaire, selon des études européennes et japonaises. L’abattage des renards et des chiens errants semble très inefficace. La durabilité et l’efficacité de telles campagnes par rapport à leur coût sont controversées.
  • Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier.
  • Le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs. Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.  Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole. Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
  • Les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compte le dérangement de la faune non visée.
  • Enfin, en application de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), le Département ne dispose plus du bénéfice de la clause de compétence générale et il n’exerce plus, en matière d’environnement, que les seules compétences « protection et gestion des espaces naturels sensibles » et « protection et mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains ». Par conséquent, le Conseil départemental de l’Aube ne peut plus renouveler son adhésion à l’Entente de lutte interdépartementale contre les zoonoses (ELIZ) ; ni ne peut participer au financement des actions de l’ELIZ, notamment la cartographie du suivi épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire. En clair, c’est ILLEGAL !!!

6 commentaires sur “Consultation publique : Destruction à tir et de nuit des renards par les lieutenants de louveterie en 2018

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral portant autorisation de destruction à tir et de nuit des renards par les lieutenants de louveterie jusqu’au 31 mars 2018 et du 1er juin au 31 décembre 2018, dans le département de l’Aube ; la destruction des renards est ainsi reconduite périodiquement, et ce sans justification précise des dommages causés, ni limitation du nombre de renards à prélever. Et cette consultation du public entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’article L. 120-1 du Code de l’environnement relatif à la participation du public à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, et non des articles L. 120-1 à L. 120-3 !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 modifié fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard roux, Vulpes vulpes, est classé « nuisible » sur l’ensemble du département. Pour autant, en application de l’arrêté ministériel du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures, « des mesures [favorisant] la pression de prédation naturelle (…) des populations de petits rongeurs [sont à mettre en œuvre] ». De plus, « aucune problématique de santé publique ne semble pouvoir justifier le classement nuisible du renard » (cf. Guide pratique relatif à l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel de spécimens d’espèces sauvages indigènes en tant que « nuisibles », MEDDE, juin 2014).

    Pour ce qui est de la lutte contre les zoonoses, la rage vulpine a pu être éradiquée par une campagne de vaccination orale des renards. La réduction des populations de renards par différents moyens (primes d’incitation à la destruction, appâts empoisonnés ou gazage des terriers) a été inopérante, qui a favorisé la propagation de l’épizootie. En ce qui concerne le contrôle de l’échinococcose alvéolaire, la régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps, les jeunes renards en dispersion comblent les territoires laissés vacants (cf. Évolution des populations de renards en France, Faune sauvage n° 306, 1er trimestre 2015). La vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace. Par ailleurs, les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le Renard.

    Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit en particulier.

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à limiter la prolifération des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012), et n’a pas à être érigé en bouc émissaire de la disparition du petit gibier (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    De plus, en application de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), le Département ne dispose plus du bénéfice de la clause de compétence générale et il n’exerce plus, en matière d’environnement, que les seules compétences « protection et gestion des espaces naturels sensibles » et « protection et mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains ».

    Or, une collectivité territoriale ne peut pas continuer à financer une compétence qu’elle ne détient plus.

    De ce fait, le Conseil départemental de l’Aube ne peut plus renouveler son adhésion à l’Entente de lutte interdépartementale contre les zoonoses (ELIZ) ; la cotisation est une participation aux frais de fonctionnement de cet établissement public de coopération interdépartementale (EPCI) « dont la compétence principale est la lutte contre les maladies transmises à l’homme par la faune sauvage », en particulier l’échinococcose alvéolaire, http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-100125QE.htm. De même, il ne peut plus participer au financement des actions de l’ELIZ, notamment la cartographie du suivi épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire.

    La reconduction de la destruction par tir de nuit de l’espèce renard ne se justifie pas ET le prélèvement de renards dans le cadre du protocole mis en place par l’ELIZ en vue de la recherche de l’échinococcose alvéolaire est ILLÉGAL !

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. bonjour,
    mon avis envoyé à ddtAube. Merci et bien cordialement.

    Bonjour,
    Le tir de nuit du renard par Arrêté complémentaire ou dérogation a été autorisé jusqu’ici dans plusieurs départements de l’Est, l’ annulation de l’Arrêté pour la Moselle vient d’être prononcée.
    Quel que soit le département, les arguments des Fédérations sont récurrents, identiques. Au final, les renards dans l’Aube comme ailleurs subissent le même sort: ils sont injustement et implacablement détruits, non pour les prétextes invoqués dans les Arrêtés, mais uniquement pour conforter le « loisir » des chasseurs.
    Avec mes animaux domestiques, nous vivons tout près des renards (2 terriers autour de ma maison) depuis plus de 35 ans, sans aucun inconvénient, d’aucune sorte. C’est pourquoi je vous transmets ci-dessous mes observations:

    1°) sur la nécessité de limiter la propagation des maladies contagieuses par le biais des renards
    – la rage vulpine est éradiquée sur le territoire (La rage en France – Institut Pasteur 2016)
    – la leptospirose est facilement écartée par la vaccination des animaux domestiques (chiens de chasse) la dératisation et la prudence dans les zones à risques.
    – l’échinococcose ne touche pas les chiens, chats, moutons vermifugés. Le lavage et la cuisson des aliments, une bonne hygiène des mains, des protections lors de la manipulation des cadavres d’animaux préservent efficacement de la contamination (préconisations ELIZ 2017 http://www.e-l-i-z.com/home/ et sur http://agriculture.gouv.fr/lechinococcose-alveolaire )
    Pour cette dernière zoonose, l’exposition au risque sans précautions relève donc de la négligence. Les avertissements, connus, expliquent d’ailleurs la rareté de la contagion et des cas mortels: « l’échinococcose alvéolaire chez l’homme en France est de l’ordre de 0,16 à 0,56 cas / million dont 1 à 2 cas mortels par an » (Dr Mélanie GREBOVAL, vétérinaire CES épidémiologie animale- extrait doc. paysageetbiodiversite@gmail.com)
    Pour ce qui concerne l’échinococcose, la durabilité et l’efficacité des campagnes de régulation du renard sont extrêmement controversées (diminution de la prédation des rongeurs, augmentation du nombre d’ individus infectés -et donc des risques- par affaiblissement des effectifs etc…), la distribution d’un appât prophylactique pour éradiquer la maladie existe déjà avec de très bons résultats (Haute-Savoie, Doubs, Allemagne, Suisse)
    Remarque sur les prélèvements pour analyses en tir de nuit : n’en ayant plus la compétence, le Conseil départemental ne subventionne plus les travaux de l’ELIZ, l’autorisation préfectorale sur ce sujet n’a donc plus lieu d’exister..
    – la GALE sarcoptique
    La contamination par contact est rare chez l’homme, l’affection est bénigne et guérit spontanément. Chez les chiens et chats elle est sans gravité et disparait avec un traitement courant.(http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/Gale_sarcoptique.pdf)
    La gale sarcoptique chez le renard a toujours existé, c’est une maladie récurrente, en toute fin mortelle puisqu’elle n’est pas traitée, limitée dans la nature essentiellement à l’espèce. C’est un des facteurs de la régulation naturelle de cette population. Le prélèvement par la chasse de jour comme de nuit pour cette raison n’est donc ni vital, ni cohérent.

    L’argument de « propagation » des maladies contagieuses pour justifier un prélèvement complémentaire en tir de nuit ne doit pas être retenu.

    2°) sur la « maîtrise de la prédation en faveur du petit gibier » et la « nécessité de maintenir l’équilibre prédateurs/proie/dommages… »

    Les GIC sont des groupements privés, gérés en interne par les Fédérations. Les faisans, lièvres, perdrix etc….réintroduits ne le sont que par le désir des chasseurs de multiplier et diversifier les cibles pour une chasse-loisir pérenne, cela est dit ouvertement par les Fédérations.Les « efforts » en rapport avec la gestion avant/après ces relâchers n’ont qu’un seul but: favoriser la présence de petit gibier (AG FDC Aube 2016: « Pour améliorer l’habitat du petit gibier sédentaire, il est nécessaire aujourd’hui d’implanter des cultures fauniques »)
    Ces « efforts » ne regardent que les GIC et eux seuls, mais leurs exigences sont IMPOSEES de fait à tout le monde par les Arrêtés de destruction des renards, sans tenir aucun compte des oppositions lors des Consultations publiques. C’est inacceptable, d’autant qu’une grande majorité des citoyens se dit opposée à cette régulation..
    Sous prétexte de restaurer et favoriser la biodiversité, mais en réalité pour préserver un gibier présent et futur -tout en s’offrant grâce au renard une cible, celle-là quasi permanente!- les chasseurs (groupes PRIVES) détruisent une espèce patrimoniale, indigène, auxiliaire particulièrement utile dans l’agriculture et l’éco-système (prédation des rongeurs, des bêtes malades et affaiblies, « nettoyage » des cadavres etc…) . Cela est tout aussi inacceptable!
    La déprédation par les renards a toujours existé, elle est sans commune mesure avec la destruction par la chasse du petit gibier dans le département.
    Quelques chiffres:
    – dans l’AUBE, la « régulation » des renards a des allures d’abattage massif: en 2016 (bilan AG 2016 FDC Aube) plus de 3000 renards tués dont 1249 renards tirés de nuit, sans aucun quota défini..
    – mais dans ce même bilan, la Fédération se félicite du gibier présent: 3900 faisans, 30 000 perdrix, 6000 Lièvres, 7000 lapins….(ce que tous les renards de France réunis ne pourraient croquer!)
    Ces chiffres -et la liste considérable des communes concernées et des louvetiers- montrent bien que la régulation du renard en faveur du petit gibier est hors de proportion et qu’elle tient du massacre organisé plutôt que du bon sens ou de la logique.

    Dans ces conditions le tir de nuit en complément de la destruction de jour n’est absolument pas admissible et ne se justifie pas.
    Par ailleurs la déprédation du petit gibier par les renards n’est pas démontrée, l’évolution ou non des effectifs n’est pas évoqué. Le chiffre global des prélèvements (tirs, piégeage et déterrage) n’est pas donné. Aucun graphique IKA pour montrer la corrélation ou non entre petit gibier et régulation du renard.
    Ces éléments sont pourtant indispensables pour accréditer le projet. A défaut ils doivent être annexés à la décision.

    3°) sur les autres détails du projet
    – le tir de nuit compense la diminution du piégeage
    Cette affirmation est uniquement déclarative, aucun chiffre sur l’activité récente du piégeage ne vient étayer cet argument. L’absence de cette information dans le projet est préjudiciable à l’appréciation des participants, les raisons principales doivent être explicites dans la présentation. Cet argument ne peut donc pas être retenu dans la décision.
    – les prélèvements seront interrompus sur l’ensemble du département pendant la période de l’élevage des jeunes
    Aucun article de l’Arrêté ne confirme ce propos, ce qui en fait un très vague semblant de « compromission », ayant peu de chances d’être écouté sur le terrain……La période doit être précisée impérativement, et ce qu’on entend aussi par « l’élevage des jeunes » ( Mai et Juin au minimum). Il n’est pas tenu compte de la période de gestation et de mise bas (Mars/Avril) alors que les destructions à cette période, outre l’aspect ETHIQUE, font incontestablement chuter les effectifs de l’espèce.
    L’interruption sur l’ensemble du département (territoires des GIC compris) doit être rappelé.
    Toutes ces précisions devraient apparaître clairement dans un article supplémentaire de l’Arrêté.
    – l’ interruption des prélèvements
    Les prélèvements pourront être limités….mais seulement en-dehors des territoires des gic! (protection du gibier et de la chasse avant tout, malgré les campagnols dans les autres terres agricoles??) – validation obligatoire de la FREDON pour interrompre les prélèvements, un constat de visu entre agriculteur et ONCFS ne serait-il pas suffisant? – interruption des prélèvements lors de l’emploi de la bromadiolone=poison violent pour la faune, les rapaces protégés…et les renards prédateurs de campagnols.
    Décidément, incohérence totale et ABSURDE entre la régulation du renard et les pullulations de rongeurs. NON à l’emploi de la bromadiolone. Interruption stricte de toute régulation du renard en cas de pullulation des rongeurs, quel que soit le secteur du département.
    – enfin sur le tir de nuit par les lieutenants de Louveterie
    Même en cas de contribution des Louvetiers, les inconvénients ou les risques du tir de nuit sont souvent rappelés par les Fédérations elles-mêmes: pollution nocturne par les lumières et les véhicules, dérangement de la faune sauvage, visibilité ambiante réduite, mauvaise appréciation des distances, etc…sans parler de l’aspect éthique: la nuit, les renards sont bien plus vulnérables et la traque plus facile. NON au tir de nuit des renards.

    Pour toutes ces raisons et parce qu’il n’a pas de justifications valables, je suis CONTRE ce projet de tir de nuit dans le département de l’Aube.

  3. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance du projet d’arrêté préfectoral portant autorisation de destruction à tir et de nuit des renards jusqu’au 31 mars 2018 et du 1er juin 2018 au 31 décembre 2018.

    Le classement du renard en animal nuisible n’est nullement justifié. Comme les rapaces et les mustélidés, sa prédation sur les populations de rongeurs en fait, au contraire, un précieux allié, notamment pour les agriculteurs.

    En ce qui concerne la lutte contre les zoonoses, et notamment la rage, les campagnes d’abattages massifs de renards se sont avérées inefficaces. Seule, une campagne de vaccination a permis d’éradiquer cette maladie.

    Concernant l’échinococcose alvéolaire, l’abattage des renards est une méthode fortement contestée par le milieu scientifique qui en dément l’efficacité. Le déparasitage au moyen d’appâts s’avère une alternative plus performante et moins coûteuse. Par ailleurs, la vermifugation systématique et régulière des chiens et chats a démontré son efficacité.

    Pour contrôler la limitation de la propagation des maladies contagieuses pour l’homme, l’examen des renards tués par tirs ou par piégeage, ainsi que les dépouilles de ceux victimes de la circulation routière est à privilégier et constitue une méthode alternative à l’abattage de nouveaux individus.

    Le renard, animal emblématique de nos forêts, est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture, sa régulation par tirs n’est donc pas justifiée. Par ailleurs, des tirs nocturnes représenteraient une perturbation certaine pour les espèces non ciblées et la faune sauvage dans son ensemble.

    En conclusion, je m’oppose catégoriquement à ce projet.

    Cordialement,
    Michèle SANTI

  4. Je n’ajouterai rien aux contributions si documentées ci-dessus .
    J’y souscris totalement .
    Observatrice de la nature , à la belle saison , j’ai souvent admiré à la longue-vue une renarde rentrant à son terrier des campagnols plein la gueule .

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