Somme : renouvellement de l’arrêté préfectoral relatif au tir du blaireau

European Badger (Meles meles)
User:Orland – CC BY-SA 2.5

Merci d’envoyer vos contributions, avant le 13 juillet 2017 à :

ddtm-sel@somme.gouv.fr

Les documents son consultables ici :

http://www.somme.gouv.fr/content/download/22163/148388/file/NC_Note-presentation_regul-blaireaux_2017-06-21.pdf

http://www.somme.gouv.fr/content/download/22164/148392/file/NC_AP-regul-blaireaux-2017-06-21.pdf

En résumé, les services de l’Etat souhaité étendre la période de destruction du 1er août 2017 au 15 janvier 018 !!

Prétextes invoqués : dégâts aux cultures, collisions avec les voiture et dégâts aux machines agricoles…

Quelques arguments outre ceux que nous utilisons habituellement (voir la rubrique Argumentaire sur le site) :

  • aucune donnée chiffrée pour étayer cette prolongation (combien de collisions ? de cultures endommagées ? )
  • possibilité de protéger les cultures avec du fil électrique ou du répulsif
  • ce sont plutôt les blaireaux qui sont victimes du trafic routier !

9 commentaires sur “Somme : renouvellement de l’arrêté préfectoral relatif au tir du blaireau

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral portant autorisation de destruction de tir de nuit du blaireau, à titre exceptionnel (sic), par des battues et des chasses administratives, du 1er août 2017 au 15 janvier 2018, par les lieutenants de louveterie dans le département de la Somme ; la destruction des blaireaux est ainsi reconduite uniquement par tir de nuit mais sur une période plus longue (!), et ce sans justification précise des dommages causés, ni limitation du nombre de blaireaux à prélever.

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Animal sédentaire et essentiellement nocturne, le Blaireau vit en groupe dans des terriers et fréquente principalement les bois de feuillus. Il est omnivore et opportuniste. Les dégâts qu’il peut occasionner dans les cultures de céréales, principalement le maïs lorsqu’il est en lait, sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt, en comparaison des dégâts provoqués à ces mêmes cultures par les sangliers qui font l’objet d’une indemnisation. L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces.

    Victimes de l’empoisonnement à la strychnine ou du gazage des terriers, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lors des campagnes de destruction des renards censées lutter contre la rage, les populations de blaireaux restent fragiles et leur dynamique est particulièrement lente. Ces populations souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, bosquets, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau européen, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Le blaireau ne relève plus du classement des espèces d’animaux nuisibles. L’exercice de la vénerie sous terre du blaireau peut être autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale de la chasse. Les prélèvements réalisés dans le cadre de la vénerie sous terre ou lors de battues administratives (par tir de nuit ou piégeage) affectent ses effectifs et peuvent entraîner la disparition locale de l’espèce.

    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

    La reconduction de la régulation par tir de nuit de l’espèce blaireau ne se justifie pas (pour information, cette espèce n’est pas chassable dans le département du Bas-Rhin).

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. Monsieur, je suis révolte de découvrir le mauvais traitements et massacre que vous envisagez de faire’pour mètre à terme aux blaireau  » »laisser les vivre pausiblement  » »svp  » »un courier sera envoyé au ministre bien être animal monsieur Carlos di anthonio  » »’cordialement morassutti paola

  3. Monsieur le Préfet,

    Je prends connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral portant autorisation de destruction de tir de nuit du blaireau, à titre exceptionnel et sur une période plus longue, par des battues et des chasses administratives, du 1er août 2017 au 15 janvier 2018, par les lieutenants de louveterie dans le département de la Somme.

    Je suis ravie d’apprendre que vous ne ferez pas tuer des jeunes non encore sevrés et encore dépendants de leurs parents mais qu’à peine autonomes, ils seront exécutés. Triste vie.

    Je reviens sur votre note de présentation faisant état du nombre de blaireautières recensées dans la Somme en 2013/2014. Ce nombre ne doit plus être d’actualité, car depuis la déforestation, les déterrages ont fait leur travail de démolition. Le nombre de gueules d’une blaireautière n’indique pas le nombre de blaireaux vivant à l’intérieur. Le nombre de blaireautières n’indiquent pas non plus une surpopulation de blaireaux.

    Sachant qu’une blairelle donne naissance, en moyenne, à 3 blaireautins par an, que 50% de ces blaireautins n’atteindront pas l’âge d’un an, je ne vois là aucun souci de surpopulation.

    Vous évoquez :

    – les dégâts causés par les blaireaux sur certains secteurs du département : quels dégâts ? pour quels montants ? quels secteurs ?
    – les dégâts causés au machinisme agricole par la présence des blaireautières : les blaireaux vivant principalement en forêt, je peine à croire qu’une blaireautière se trouve en plein milieu d’un champ. Il est possible qu’une gueule donne accès en lisière de forêt sur un champ mais pas de quoi décimer toute une population de blaireaux. Là encore, quels types de dégâts sont occasionnés par les blaireautières ? pour quels montants ? combien de machines ont été abîmées ?
    – les risques pour la sécurité publique causée par la présence de la population de blaireaux : fin 2016 et début 2017, je n’ai constaté aucun blaireau mort le long des routes sur les passages empruntés par ces animaux. Dans ces conditions, il faut abattre tous les arbres qui longent les routes pour éviter que les gens qui roulent vite n’aillent s’écraser contre eux ! Vivant en campagne, on sait très bien que la faune sauvage vit la nuit et il convient d’adapter sa vitesse aux risques encourus. C’est une question de citoyenneté, de respect d’autrui et de responsabilité. Dans le cas présent, les blaireaux font les frais de l’inconscience des automobilistes.

    La reconduction de la régulation par tir de nuit de l’espèce blaireau est totalement injustifiée. L’arrêté ne justifie aucun dommage, aucune limitation du nombre de blaireaux à tuer. Je suis opposée à ce nouveau massacre de ces animaux.

    Sylvie BRANDT

  4. Chaque animal dans la nature contribue à son équilibre. Lorsqu’on n’a pas suivi cette simple évidence, les conséquences en furent dommageables pour l’environnement. Le blaireau gère les écosystèmes, joue un rôle d’aérateur des sols et il a été démontré que la destruction des blaireaux n’enraye en rien la tuberculose bovine, mais qu’au contraire, elle en augmenterait l’incidence !

  5. stop avec votre mot nuisible mais ne voyez vous donc pas que c’est l’homme qui est nuisible et pas eux cessez d’assassiner notre biodiversité elle est ce que nous avons de plus chère de plus beau et vous pour que sais je non pour qui ( les chiasseurs de merde ) vous détruisez tout, stop aux massacres des blaireaux et des animaux ! ca doit cessez nuisible pauvre bête c’est honteux !

  6. Nous sommes catégoriquement opposés au renouvellement de cet arrêté :

    En consommant les charognes et les cadavres abandonnés par les chasseurs, le blaireau est un « nettoyeur » de la nature et un auxiliaire sanitaire particulièrement efficace ;
    Il est arrogant de prétendre gérer ou réguler la faune sauvage qui, à condition qu’on la laisse en paix, s’en chargera gratuitement. Supers, moyens et petits prédateurs -loups, ours, lynx, renards, putois, martres, fouines, buses, milans, chouettes, hiboux, etc.- possèdent toutes les compétences nécessaires ;
    Les blaireaux sont effectivement victimes de collisions routières. Afin de les protéger, il serait judicieux d’installer, par exemple, des panneaux « attention traversée d’animaux sauvages » ainsi que des limitations de vitesse, etc. ;
    Afin de protéger les cultures, il serait également judicieux d’installer des clôtures adaptées, d’utiliser des produits répulsifs, etc. ;
    Aucunes données chiffrées n’étayent vos prétextes à massacre.

  7. Monsieur le Préfet,
    Je vous fais part de mes observations suivantes, concernant le projet d’arrêté préfectoral pour la SOMME concernant le blaireau.
    La reconduction de la régulation par tir de nuit de l’espèce blaireau est totalement injustifiée. L’arrêté ne justifie aucun dommage, aucune limitation du nombre de blaireaux à tuer. Je suis opposée à ce nouveau massacre de ces animaux.

    Non le blaireau n’est pas nuisible, il est même désormais protégé*, car en raréfaction, et il ne prolifère pas comme l’homme, qui lui, surpeuple et détruit espaces et espèces autour de lui Oui le blaireau a toute sa place dans le monde de la biodiversité.
    Ca suffit de rendre notre nature déserte, et d’appauvrir le peu qu’il reste de notre biodiversité en France.
    Rien ne justifie le massacre de ce bel animal, si peureux et si éprouvé par la disparition continue de son habitat et par le trafic routier.
    Prenons exemple sur les autres pays et des villes comme Berlin ou Londres, qui permettent à la faune sauvage de cohabiter avec les humains et ce pour leur plus grand bonheur et leur curiosité.

    Vous voulez une nature vide des autres espèces, qui ne sont pas gibiers (honteusement lâchés la plupart la veille de la chasse).

    Aucune preuve et détails des dommages causés par le blaireau .
    Aucun plan détaillé pour le massacre prévu, ni de limitation du nombre.,
    Et, alors que cette population subit une lourde diminution.

    j’espère que nos messages seront enfin pris en compte, pour éviter les cris de terreur et de douleur des blaireaux dont les massacres représentent la honte pour la France.

    Cordialement

    jacqueline PELERINS

    *Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau européen, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

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