Pas-de-Calais : projet d’arrêté préfectoral pour détruire 90 blaireaux en tir de nuit et par piégeage par collet à arrêtoir

European Badger (Meles meles)
User:Orland – CC BY-SA 2.5

RAPPEL : les commentaires doivent être adressés à la préfecture. Vous pouvez nous mettre copie de vos réponses sous cet article mais ils ne seront pas lus par les services de l’Etat. Utilisez bien le lien vers la préfecture ci-dessous !!

 

URGENT : suite à l’appel du GDEAM-62, participez avant le 7 juin 2017 !

Le projet est consultable ici :

http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Publications/Consultation-du-public/Faune-sauvage/Autorisation-de-la-regulation-du-blaireau-en-tir-de-nuit

Vos participations doivent être envoyées ici :

http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous

Les arguments ci-dessous peuvent être utilisés, ils ont été rédigés par M. Alain Ward; Merci de reformuler et de ne pas simplement recopier.

 

vous pouvez consulter l’avis du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité du 2 juin 2016, visible sur ce lien  http://www.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/CSPNB%2020160601.pdf

 

Pour avancer des arguments plus précis adaptés au contexte de ce projet d’arrêté:

  • Ce projet d’arrêté n’est pas étayé par un argumentaire qui justifie la nécessité de prendre des mesures exceptionnelles pour réguler le blaireau en plus des mesures déjà autorisées : chasse et la vénerie sous terre depuis le 15 mai.
  •  Le motif de dégâts aux cultures agricoles et des atteintes aux infrastructures routières et ferroviaires est uniquement affirmé sans être étayé par des observations localisées et quantifiées.
  • Le motif de transmission de la tuberculose bovine n’est pas recevable, car les 2 éléments stipulés par l’article 7 alinéas 3.2 et 4 de l’arrêté ministériel du 7 décembre 2016 pour enclencher la battue administrative ne sont pas réunis :(voir détails dans l’arrêté ministériel en pièce jointe)
    >

– la battue administrative ne peut être utilisée qu’en cas d’infection avérée ce qui n’est pas le cas puisque le Pas-de-Calais est au niveau 1 de la surveillance événementielle des animaux porteurs de lésions suspectes par examen de carcasse et par le réseau SAGIR (cervidés, sangliers, blaireaux) dans la cadre de la chasse et de la vénerie ;

– la battue ne peut être organisée que dans le secteur d’infection ce qui n’est pas mentionné dans le projet d’arrêté ;

– si l’infection était avérée, la vénerie sous terre devrait être interdite ce qui n’est pas le cas non plus dans le Pas-de-Calais. (« Interdiction de la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens » )

13 commentaires sur “Pas-de-Calais : projet d’arrêté préfectoral pour détruire 90 blaireaux en tir de nuit et par piégeage par collet à arrêtoir

  1. TOUJOURS DANS CE MEME PAS DE CALAIS, DESTRUCTION DES RENARDS. Consultation jusqu’au 07 juin comme le blaireau.

  2. Décidément si on pouvait lancer des ordonnances pour arrêter ces humains cons…faisons le de suite…

  3. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant la régulation du blaireau par des battues administratives par tir de nuit, du 15 juin jusqu’au 15 décembre 2017, et par piégeage à l’aide de collets à arrêtoir, du 15 juin jusqu’à la veille de l’ouverture générale de la chasse (mais ces dispositions ne pourront être applicables à compter du 15 juin 2017 que sous réserve de la publication du présent arrêté au recueil des actes administratifs (RAA) de la préfecture !), par les lieutenants de louveterie des circonscriptions 7 – 8 – 9 – 10 et 11, avec un quota maximum de 90 blaireaux, dans le département du Pas-de-Calais, et ce notamment durant la période de sevrage des jeunes blaireaux ; à la demande de leur Président (sic), la destruction des blaireaux est ainsi reconduite périodiquement, et ce sans justification précise des dommages causés, ni présentation d’un bilan détaillé des prélèvements de blaireaux. En outre, à ce jour, le département n’est pas concerné par la tuberculose bovine, aucun cheptel bovin infecté et niveau 1 de surveillance du dispositif Sylvatub !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Animal sédentaire et essentiellement nocturne, le blaireau vit en groupe dans des terriers et fréquente principalement les bois de feuillus. Il est omnivore et opportuniste. Les dégâts qu’il peut occasionner dans les cultures de céréales, principalement le maïs lorsqu’il est en lait, sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt, en comparaison des dégâts provoqués à ces mêmes cultures par les sangliers qui font l’objet d’une indemnisation. L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces.

    Victimes de l’empoisonnement à la strychnine ou du gazage des terriers, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lors des campagnes de destruction des renards censées lutter contre la rage, les populations de blaireaux restent fragiles et leur dynamique est particulièrement lente. Ces populations souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, bosquets, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau européen, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

    Le blaireau ne relève plus du classement des espèces d’animaux nuisibles. L’exercice de la vénerie sous terre du blaireau peut être autorisé pour une période complémentaire à partir du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale de la chasse. Les prélèvements réalisés dans le cadre de la vénerie sous terre ou lors de battues administratives (par tir de nuit ou piégeage) affectent ses effectifs et peuvent entraîner la disparition locale de l’espèce.

    Aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée » ; pour autant, ce texte n’est donc pas respecté puisque les jeunes blaireaux ne sont absolument pas sevrés et forcément ne sont pas émancipés au mois de juin.

    La reconduction de la régulation par tir de nuit ou piégeage de l’espèce blaireau ne se justifie pas (pour information, cette espèce n’est pas chassable dans le département du Bas-Rhin).

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

    1. Bonjour
      Doit on obligatoirement utiliser le formulaire de contact, si oui quelle rubrique ?
      Aucune explication sur le processus de participation aux consultations evidemment sur le site.
      Merci
      Patrice Van Brempt

      1. Bonjour,
        Oui, pour être validé par la préfecture, votre participation doit être envoyée via le formulaire de contact, le lien est bien mis dans notre article. Vous remplissez les champs demandés, nom, prénom, adresse mail, dans l’intitulé sujet, vous inscrivez le titre de la consultation et dans le corps du message, vous collez votre réponse. Est-ce suffisamment clair ?
        http://www.pas-de-calais.gouv.fr/Contactez-nous
        Cordialement

  4. Putois , blaireau , mouffette (au Canada ),j’en ai dans mon jardin …..Le seul danger réellement est de voir votre chien imbécile se faire arroser par l ‘animal qui se retourne , et alors l’odeur perdure , et dans le voisinage , et sur votre chien que vous devrez laver dans un bain copieux de jus de tomate .J’ai cohabité avec ces animaux , et de toute la famille , seul le chien a compris sa douleur , ou plutôt son odeur…..Tirer a la carabine ces très belles bêtes…….quelle drôle d’idée !…Chez moi , la ville les a piègés et transportés au Mont Royal , mais c’est avec plaisir que j’ai pu voir qu’ils étaient revenus….quelques jours plus tard

  5. Je me joins à 100% aux propos tenus par monsieur Philippe Charlier.

    J’ajouterais qu’il serait plus urgent de s’occuper d’arrêter les deux pattes qui nuisent à la planète et à ses habitants. Ces pseudos humains sont réellement nuisibles et dangereux : pollueurs, voleurs, violeurs, assassins et j’en passe… Alors qu’attendez vous pour agir ? Vous en prendre à des êtres inoffensifs ne réglera pas les problèmes que les humains ont su créer, en faisant de la terre un enfer pour la majorité des créatures qui y vivent.

    Agressée plusieurs fois par des humains, j’ai compris que le plus grand danger sur terre était humain et non non-humain. J’ai cotoyé des chiens enragés car abandonnés par des monstres humains. Jamais ils ne m’ont agressé, ni aucun autre animal non-humain d’ailleurs.

    Je serais donc toujours du côté de mes amis non-humains, car eux seuls méritent mon plus grand respect, tandis que les humains m’apportent chaque jour des raisons de plus de les mépriser. A de rares exceptions près.

    Monsieur le préfet, me donnerez vous des raisons de vous haïr ou de vous respecter ?

  6. Voilà ma réponse:

    Monsieur le Préfet,

    je réagis à votre arrêté autorisant la destruction de 90 blaireaux. Je ne doute pas que ce quota s’appuie sur des comptages effectués sur le terrain mais il est dommage que ces documents ne soient pas mis à disposition du public afin d’en expliquer le nombre désigné.
    Et au jour où la biodiversité est reconnue de plus en plus menacée et par conséquent être un enjeu majeur de notre société, ne pourrions-nous pas changer notre façon de faire plutôt que toujours détruire des animaux à chaque problème rencontré. je comprends que cette solution soit plus simple pour vos services.
    Les blaireaux ayant réalisé des galeries sous les voieries ou ayant occasionnés des dégâts agricoles peuvent être attrapés vivants (piège de catégorie 1, seringue hypodermique) et des sites naturels pourraient les accueillir. Le département et des collectivités achètent des sites naturels afin de créer des réserves naturelles. Souvent ces espaces sont déjà clôturés. Certains sites pourraient sûrement convenir aux besoins de ces groupes. Il est vrai que cela demande une organisation préalable et des aménagements conséquents pour créer des galeries d’accueil et arriver à maintenir les animaux le temps de leur adaptation dans ces nouveaux milieux. Mais cette espèce pourrait réguler d’autres espèces jugées envahissantes…De plus, des prélèvements sanguins permettraient d’effectuer des dépistages de la tuberculose bovine. Je comprends que cette démarche est très contraignante et plus coûteuse que vos pratiques actuelles. Mais voyez dans ce type d’action, un apport de modernité sur les problèmes causés par la faune sauvage, le résultat de votre prise de conscience envers les perte de biodiversité et un outil de communication vis-à-vis du public qui permettrait d’apporter une image positive de la louveterie. Un peu partout sur la planète, ce genre de pratique a été tenté avec plus ou moins de succès selon des espèces souvent plus conséquentes. Nos voisins belges ont ainsi réintroduits des espèces qui avaient disparues. Pourquoi ne pas tenter cette expérience en déplaçant ces animaux dans des secteurs propices à leur survie?

    En espérant que ce message fasse progresser votre réflexion envers la faune sauvage, je ne peux aujourd’hui que vous attribuer un simple salut. Peut-être qu’un jour, je vous le transmettrai de façon plus sincère…

  7. Hello,
    Quelqu’un serait il d’accord pour intervenir sur la question des blaireaux lors d’une réunion de « sensibilisation » sur Lille?
    On est quelques uns à souhaiter organiser un truc pour ne pas rester les bras ballants face à cette annonce d’arrêté scélérat.

    1. Bonjour,
      Essayez peut-être de trouver des naturalistes au niveau local (je suis dans le Nièvre, ça fait un peu loin), sur le département et contactez aussi l’association MELES, vous trouverez facilement son site internet avec un moteur de recherche. Bon courage.

      1. Oui j’ai déjà contacté la MELES mais c’est quasiment 400 e pour faire venir madame Boyaval… et on est juste des militants sans le sou mais motivés!! c’est donc en tant que « militant/e » qu’on invite quelqu’un/e à nous sensibiliser pour pouvoir avoir un argumentaire en cas d’actions. (je sais que c’est compliqué mais moi même j’exerce mon métier bénévolement dans des événements militants donc vlà! )
        Et le problème et que je ne connais pas de naturalistes … mais si vous avez des contacts à me filer je suis preneuse!
        j’ai aussi contacté le RAC mais pas de réponses…
        merci.
        bise,
        Charlotte

        1. C’est vrai que ça devient compliqué avec les assos… Alors, il faut contacter l’ASPAS pour voir s’ils n’ont pas un groupe local près de chez vous et FNE est une grosse fédé, contactez Fédération nord nature environnement à Lille : nord-nature.org
          Si avec tout ça vous ne trouvez personne, c’est à désespérer… Tenez-moi informée.

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