Projet d’arrêté de tir de nuit des renards par les lieutenants de louveterie

Vous pouvez donnez votre avis sur le projet d’arrêté de tir de nuit des renards des Ardennes, du 10 au 26 février 2017 : http://www.ardennes.gouv.fr/regulation-a-tir-de-nuit-des-renards-par-les-a2286.html

Toujours les mêmes arguments fallacieux : pour la santé publique (pour quelle raison ?), pour réguler (une espèce qui se régule toute seule), à cause de l’échinococcose alvéolaire (« La plupart des personnes atteintes d’échinococcose sont propriétaires d’un chien et/ou pratiquent le jardinage » source : wikipedia), à cause de la gale (il a été démontré que les tueries ne font que disperser la maladie), pour prévenir les dégâts agricoles (ah ? Je pensais que les renards les aidaient en chassant les mulots, quant à l’image des poules, ça fait longtemps que la majorité d’entre elles sont alignées dans des bâtiments en élevage intensif, bien loin des crocs de Maitre Renard), la population est en augmentation (l’humanité aussi, mais point de plan à ce sujet) et que ces interventions n’ont pas d’incidence sur l’environnement (pourtant, en tuant un de ses éléments, ce ne serait pas tout l’écosystème qui se remet en question ?).

Vous pouvez donnez votre avis directement par mail : ddt-chasse@ardennes.gouv.fr

9 commentaires sur “Projet d’arrêté de tir de nuit des renards par les lieutenants de louveterie

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant la destruction à tir et de nuit des renards par les lieutenants de louveterie, jusqu’au 31 mars 2017 et du 9 juin au 10 septembre 2017, dans le département des Ardennes ; la destruction des renards est ainsi reconduite périodiquement, et ce sans justification précise des dommages causés, ni limitation du nombre de renards à prélever. Et cet arrêté ne peut être applicable qu’à partir de la notification aux intéressés, et non à compter de la date de signature !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département des Ardennes. Pour autant, « aucune problématique de santé publique ne semble pouvoir justifier le classement nuisible du renard » (cf. Guide pratique relatif à l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel de spécimens d’espèces sauvages indigènes en tant que « nuisibles », MEDDE, juin 2014). De plus, en application de l’arrêté ministériel du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures, « des mesures [favorisant] la pression de prédation naturelle (…) des populations de petits rongeurs [sont à mettre en œuvre] ».

    La régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps, les jeunes renards en dispersion comblent les territoires laissés vacants (cf. Évolution des populations de renards en France, Faune sauvage n° 306, 1er trimestre 2015). Pour ce qui est de la lutte contre l’échinococcose alvéolaire, la vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace. Pour prévenir les dégâts causés aux élevages avicoles en particulier, des mesures de précaution efficaces peuvent être mises en place (cf. Prédation sur les volailles, Ministère de la Région wallonne).

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    La reconduction de la destruction par tir de nuit de l’espèce renard ne se justifie pas.

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. NON,NON AU PROJET POUR LE TIR AUX RENARDS DE NUIT.
    C’EST UN PRÉDATEUR QUI SE RÉGULE PAR RAPPORT À SES PROIES.
    L ‘HOMME N’A PAS DE PRÉDATEUR SI CE N’EST LUI -MÊME. .. !! 🙃

  3. Encore un projet d’arrêté contraire au bon sens, mais le bon sens a-t-il droit de cité dans cette affaire ? Sous couvert de santé publique, des tirs de nuit seront autorisés. Peu importe le grotesque de l’argument, seuls seront écoutés les chasseurs, avides d’escapades nocturnes.
    Les termes de « biodiversité » et d’ « écosystème » sont de plus en plus utilisés depuis ces trente dernières années. Nous savons depuis bien longtemps déjà (depuis Monsieur DARWIN) que chaque espèce joue un rôle précis dans la nature et toutes les espèces dépendent les unes des autres et de cette interdépendance naît l’équilibre de la nature. Les enfants apprennent cela à l’école. Ils apprennent aussi que cet équilibre est fragilisé par l’empreinte croissante de l’homme dont la démographie galopante et les activités économiques détruisent les espaces naturels. Les décideurs, eux, semblent l’ignorer. Sans doute n’allument-ils pas la télévision on n’ont-ils pas internet puisque des animaux sont, encore aujourd’hui, classés « nuisibles ». Quelle aberration !
    Autre aberration : « les chasseurs sont des régulateurs de la faune sauvage » (disent-ils en toute modestie), argument sensé justifier la destruction massive du renard. Ignorent-ils, ces grands connaisseurs de la faune sauvage, que le renard se régule sans l’aide de personne ? Et les agriculteurs qui râlent contre les renards, savent-ils que ce prédateur détruit des milliers de rongeurs chaque année et que sa présence leurs est fort utile ? Quand aux poulaillers visités par Maître Renard, seuls ceux mal protégés ont ses faveurs.
    En ce qui concerne le risque sanitaire, la vermifugation systématique des chiens et chats serait plus efficace et bien moins dommageable que la mort des renards.
    En conséquence, je suis bien évidemment contre ce projet insensé et injustifié.

  4. Monsieur le Préfet,
    Nous souhaitons vous exprimer notre plus vive opposition au projet d’arrêté de tir de nuit des renards par les lieutenants de louveterie.
    CONSIDÉRANT :
    • que l’espèce Vulpes vulpes est un mésoprédateur ;
    • que, comme tout prédateur, il ne se reproduit qu’en fonction de la disponibilité et de l’accessibilité de ses ressources alimentaires – les surpopulations de renards sont impossibles et n’existent que dans l’imagination des chasseurs ;
    • que, comme l’expérience périodiquement répétée le montre, toute tentative de « régulation » est vouée à l’échec – exercée par l’homme, elle libère un territoire qui, tôt ou tard, sera réinvesti ;
    • que, comme tout animal, homme compris, le renard est effectivement vecteur de maladies ;
    • que les transmissions interspécifiques sont extrêmement rares – en France, l’incidence annuelle moyenne de l’échinococcose alvéolaire est de 0,26 cas par million d’habitants, alors que la gale sarcoptique, en cas de transmission à l’homme, ne provoque qu’une faible réaction allergique guérissant spontanément ;
    • que les progrès de l’hygiène et de la science ont appris à notre espèce à se préserver de nombreuses maladies et notamment de l’échinococcose alvéolaire qui se soigne très bien quand le dépistage est précoce ;
    • que, pour se protéger des infections, la prévention est très efficace : il faut se laver soigneusement les mains après avoir touché ou caressé un animal potentiellement contaminé, faire attention en jardinant (port de gants), car le pelage des animaux et la terre peuvent porter les œufs de l’échinocoque ; il faut vermifuger régulièrement les chiens et les chats, deux fois par an ; pour ne pas contracter l’échinococcose par l’alimentation, il faut cuire à plus de 60°C pendant au moins 30 minutes les aliments qui pourraient être contaminés (pissenlits, champignons, fruits sauvages, …) ;
    • que, par la prédation importante qu’il exerce sur les populations de petits rongeurs, le renard est un auxiliaire précieux des activités agricoles – chaque renard consomme de 6000 à 10000 rongeurs par an, essentiellement des campagnols, responsables de dégâts aux récoltes ;
    • que, par le « jeu » de la chaîne alimentaire, l’utilisation d’anti-coagulants puissants pour détruire les populations de campagnols est responsable de la destruction d’autres prédateurs dont de nombreux rapaces protégés par la loi ;
    • que la pression de l’activité humaine sur l’ensemble de la faune sauvage conduit une grande partie de celle-ci à adopter des mœurs nocturnes contraires à leur nature pour rechercher un peu de quiétude ;
    • que l’utilisation de véhicules motorisés, de projecteurs et les tirs de nuit ne laisseront aucun répit à cette faune et ne lui permettront plus de trouver un seul instant de quiétude.
    En conclusion, nous sollicitons votre bienveillante autorité pour ne pas donner suite à ce projet d’arrêté.
    Recevez, Monsieur le Préfet, nos salutations courtoises.

  5. Monsieur le Préfet,
    Je tiens à vous exprimer mon opposition catégorique au projet d’arrêté de tir de nuit des renards par les lieutenants de louveterie, pour les raisons que j’expose ci-dessous :
    1. Certains chasseurs vous le diront honnêtement, le renard n’a pas à être régulé (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). On ne répètera jamais assez que la régulation des renards se fait de façon naturelle. Si la nourriture vient à manquer, la population décline, et inversement ;
    2. En autorisant les tirs nocturnes qui s’additionnent aux dérangements diurnes déjà multiples, il est évident que l’ensemble de la faune sauvage sera irrémédiablement perturbée ;
    3. Comme d’autres prédateurs mustélidés ou rapaces, le renard est un auxiliaire particulièrement efficace du monde agricole par son rôle de limitation des populations de rongeurs et de régulateur des écosystèmes qu’il occupe (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012). Pour comprendre l’intérêt qu’il représente pour la collectivité, il suffit de savoir qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an ;
    4. En se nourrissant des micromammifères responsables des dégâts aux cultures, CHAQUE renard fait économiser 2 400 €uros par an aux agriculteurs, selon une estimation de Denis-Richard Blackbourn, docteur en écoéthologie à Paris V et en ethnozoologie au Muséum National d’Histoire Naturelle. En tuant les renards prévus par votre arrêté, ce seront des dizaines de milliers de campagnols et autres rongeurs qui devront être éliminés de manière non seulement onéreuse mais aussi cruelle (empoisonnement par des produits anticoagulants). D’ailleurs, dans certaines régions, des agriculteurs l’ont compris et, au grand désespoir des chasseurs locaux, demandent l’arrêt de la régulation des renards ;
    5. Pour finir, illustrant clairement la responsabilité des dérangements anthropiques, de nombreux animaux, naturellement diurnes, ont désormais adopté des mœurs nocturnes, particularité hexagonale, pour échapper à la pression des chasseurs.
    En conclusion, la régulation de l’espèce renard ne se justifie pas.
    Avec mes salutations respectueuses.

  6. Monsieur le Préfet,

    Vous trouverez ci-dessous mes arguments afin de vous exprimer ma plus ferme opposition au projet d’arrêté de tir de nuit des renards par les lieutenants de louveterie :

    1. La vaccination par voie orale des renards permet de lutter contre les zoonoses, en l’occurrence l’échinococcose alvéolaire ;
    2. En cas de transmission à l’homme, la gale sarcoptique ne provoque qu’une faible réaction allergique qui guérit spontanément ;
    3. La vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace avérée pour contrôler l’échinococcose alvéolaire ;
    4. Les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le renard ;
    5. Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards trouvés morts sur le bord des routes est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit ;
    6. En outre, il est illusoire de prétendre réguler une population de prédateurs qui ne se reproduit qu’en fonction de la disponibilité et de l’accessibilité de la ressource alimentaire.
    En conséquence, dès lors que des solutions alternatives efficaces existent, il est absurde et cruel de procéder à une tuerie qui ne servirait qu’à assouvir les instincts « humains » les plus bas.
    Avec mes salutations naturelles

  7. Tir de nuit des renards, c’est une aberration. Ces animaux sont utiles écologiquement et économiquement. Votre argument sanitaire n’est pas valable, un renard sain a son territoire, s’il est tué un autre sain ou porteur de maladie le remplacera. Votre projet est dangereux pour tous.
    Tenez compte des avis de chacun, la consultation publique existe, vous la mettez en ligne, ne fermez pas les yeux. Nous sommes oui ou non en DEMOCRATIE .
    Que le respect prenne place, nous sommes tous égaux un jour où l’autre.
    Recevez mes sincères salutations.

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