Vosges : Projet d’arrêté autorisant le prélèvement de renard en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire

Renards © Christophe CORET
Renards
© Christophe CORET

IMPORTANT : vous devez adresser vos commentaires non pas sous cet article mais directement à la DDT (voir adresse postale ou mail ci-dessous).

Objet de la consultation publique :

L’Entente de Lutte Interdépartementale contre les Zoonoses (ELIZ) a été créée par les conseils départementaux en vue d’assurer une veille sanitaire mutualisée au regard de leurs compétences territoriales et d’élaborer des stratégies de lutte ou de prévention à grande échelle contre ces zoonoses. Le suivi des zoonoses nécessite la réalisation de prélèvements de renards conformément à un protocole établi sur des critères scientifiques de besoin et techniques de faisabilité .

Le prélèvement de renard par tir de nuit permet d’obtenir des échantillons avec un bon niveau qualitatif. Il a été établi qu’il n’affecte pas la dynamique des populations de renard et le fonctionnement de l’écosystème local au regard du niveau de prélèvement annuel de 100 individus sur le département.

C’est la seule technique de prélèvements qui permet de respecter des quotas de temps, de quantité et de lieu et également de préservation des échantillons.

Avis à adresser à :

par voie postale à :
DDT88 – SER – BBNP 22 à 26 avenue Dutac 88026 EPINAL Cedex.

ou : ddt-ser-bbnp@vosges.gouv.fr

Date limite : 16 décembre 2016

Lien pour consulter les documents :

http://www.vosges.gouv.fr/Publications/Consultation-du-public/Projet-arrete-la-surveillance-epidemiologique-de-l-echinococcose-alveolaire

 

Quelques exemples d’arguments :

– la méthode est très contestée scientifiquement depuis longtemps, il est préférable de vermifuger les animaux de compagnie à titre préventif, pourquoi tuer un quota supplémentaire de renards alors que les analyses peuvent être faites sur des renards déjà tués (collisions avec véhicules, tirés pendant une action de chasse, piégés…).

-le tir de nuit est à proscrire : trop dangereux pour d’autres animaux, source de dérangement, risque de confusion…

-enfin, rappeler que le renard est un auxiliaire pour les agriculteurs (prédateur des campagnols)

 

5 thoughts on “Vosges : Projet d’arrêté autorisant le prélèvement de renard en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de renard(s), par tir de nuit, en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, par l’Entente de lutte interdépartementale contre les zoonoses (ELIZ) et la Fédération départementale des chasseurs (FDC) des Vosges, jusqu’au 30 mars 2017 dans le département des Vosges. Et cet arrêté ne peut être applicable qu’à compter de la date de publication au recueil des actes administratifs (RAA) de la préfecture !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département. Pour autant, « aucune problématique de santé publique ne semble pouvoir justifier le classement nuisible du renard » (cf. Guide pratique relatif à l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel de spécimens d’espèces sauvages indigènes en tant que « nuisibles », MEDDE, juin 2014).

    Pour ce qui est de la lutte contre les zoonoses, la rage vulpine a pu être éradiquée par une campagne de vaccination orale des renards. La réduction des populations de renards par différents moyens (primes d’incitation à la destruction, appâts empoisonnés ou gazage des terriers) a été inopérante, qui a favorisé la propagation de l’épizootie. En ce qui concerne le contrôle de l’échinococcose alvéolaire, la régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps. La vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace. Par ailleurs, les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le Renard.

    Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit en particulier.

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    Le prélèvement de 100 individus de l’espèce renard par tir de nuit ne se justifie pas.

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. Monsieur le Préfet,

    Je suis CONTRE ce projet de tirs nocturnes de renards justifiés par un prétendu argument sanitaire.
    La vaccination des animaux domestiques (chiens et chats) est obligatoire depuis de nombreuses années. Une vermifugation biannuelle est également fortement recommandée par les vétérinaires. Ces précautions devraient, à elles seules, suffire. Il en va de la responsabilité de tout propriétaire d’un animal, ainsi que du strict respect de la loi.
    Nous savons, depuis longtemps déjà, que la nature se régule fort bien toute seule. Si déséquilibre il y a, ce n’est que parce que l’homme intervient. De même, tous les spécialistes s’accordent à dire qu’aucune espèce n’est « nuisible », elles ont toutes leur utilité dans la biodiversité.
    Seuls les chasseurs, et ceux qui leurs permettent de sévir encore, semblent ignorer ce fait.
    Au lieu de protéger et respecter la nature encore sauvage malgré la pression démographique humaine, nous persistons à la persécuter, la traquer, la tuer. Le renard est un précieux allié, non seulement pour les agriculteurs, mais également pour toutes les personnes qui ont la chance de vivre à la campagne. Il consomme une grande quantité de souris et campagnols qui, sans lui, pulluleraient.
    L’ultime aberration serait la possibilité de tirer la nuit. La plupart des animaux sauvages sont devenus nocturnes pour éviter l’homme. Des chasseurs agissant la nuit serait une perturbation incontestable pour de nombreuses espèces. Quant à la précision des tirs, on peut n’être que septique lorsque l’on voit cette même précision en plein jour. Pour preuve, les nombreux accidents à chaque saison de chasse (cheval pris pour un sanglier, en octobre dernier, par exemple).
    Il serait grand temps que la voix du plus grand nombre soit entendue, les chasseurs ne représentant qu’une toute petite portion de la population française.
    Je souhaite donc vivement que vous entendiez la mienne.
    Cordialement,

    Michèle SANTI

  3. Bonjour,
    courriel transmis ce jour à ddt-ser-bbnp @vosges.gouv.fr
    merci, et cordialement

    Monsieur le Préfet,
    Je vous prie de trouver ci-dessous mes observations pour cette consultation publique

    – la rage vulpine est éradiquée en France depuis 1998, « les expositions avec des animaux de la faune sauvage ou avec des animaux domestiques n’ayant jamais quitté le territoire national, ne sont donc pas à risque de rage….Aucun cas de rage humaine n’a été recensé depuis 1924 » (La rage en France – Institut Pasteur 2016)
    – l’Echinococcose ne touche pas les animaux domestiques vermifugés. La cuisson des aliments, une bonne hygiène et des protections lors de la manipulation des cadavres d’animaux (chasse) préservent de la contamination.
    – la leptospirose peut être écartée par la vaccination, la dératisation et la prudence dans les zones à risques.
    Pour ces 2 dernières zoonoses, les risques étant connus, l’exposition sans précautions est une imprudence caractérisée, qui ne justifie PAS une destruction massive du renard pour « raison de santé publique »

    Si des échantillons en vue de surveillance étaient néanmoins indispensables, l’abattage pour cette raison de 100 renards supplémentaires et spécialement en tir de nuit n’est absolument PAS JUSTIFIE.
    La surveillance des zoonoses par les analyses ponctuelles de prélèvements sur animaux morts uniquement suspectés de maladie était habituellement suffisante vu le peu de cas positifs.
    Le prélèvement de 100 renards tués AU HASARD pour échantillons sans préjuger s’ils sont atteints ou non est irrecevable, un gâchis absurde et honteux sur une espèce utile et patrimoniale.
    Les renards sont des êtres VIVANTS, et non un matériel de laboratoire prélevable à loisir ou une cible en carton pour les fusils.

    – les demandes d’ELIZ de 2015 et 2016 n’ont pas été jointes à la présentation, en particulier le protocole du laboratoire et le nombre d’échantillons -s’ils sont précisés-.
    Une mise en annexe sur le site préfectoral était indispensable pour une crédibilité du projet. A défaut ces pièces devraient être ajoutées impérativement aux motifs de la décision.

    car faute d’éléments corroboratifs, des questions se posent, qui doivent obtenir réponse:
    – qui a fixé le quota de 100 prélèvements, est-il réclamé par l’ELIZ ?
    – Mr. Combes a-t-il précisé que le tir de nuit était indispensable ?
    – a-t-il fixé une période ou une date limite de prélèvements pour 2016-17 ?

    Les textes extraits ci-dessous sont en contradiction avec ce qui est dit le projet:

    —-> site Magazine Chasse Pêche et Nature (article d’Oct 2015 « les prélèvements scientifiques au service de la France »)
    « Pour ce faire, l’ELIZ a opté pour un protocole de collecte de reins issus d’animaux accidentés, tués à la chasse ou par piégeage. Aucun spécimen ne doit être prélevé EXPRES »

    —-> sur site http://www.laboratoirefaunesauvage.com
    « une éthique de prélèvement doit être respectée par tous les acteurs. L’ensemble des échantillons analysés doivent être issus d’individus morts pour des raisons INDEPENDANTES de notre étude :
    • Chasse
    • Piégeage
    • Tir de nuit
    • Mortalité accidentelle
    • Euthanasie (dans un centre de soin)
    • Mortalité naturelle (prédation, maladie, vieillesse…)  »

    En résumé:
    – aucun animal ne doit être spécialement prélevé pour échantillons.
    – les échantillons peuvent être issus d’animaux tués indifféremment de jour comme de nuit (En quoi le prélèvement sur un renard tiré de nuit est-il plus « qualitatif » que sur un renard tiré de jour ou piégé?)
    – le tir de nuit justifié par la « raison qualitative » des prélèvements n’est pas exigé, ni obligatoire ni exclusif selon ce laboratoire.

    D’après le projet, le tir de nuit est indispensable en raison « des quotas de temps, de quantité ET de lieu ET pour la préservation des échantillons »
    Le nombre de renards tués par la chasse en 2015-16 dans les Vosges par tir de jour, piégeage, déterrage -et quasiment toute l’année- est considérable.
    Il y a donc déjà assez de victimes en quantité, en temps et en lieu pour y prélever des échantillons en dehors du tir spécifique de nuit, et sans l’abattage « spécial » de 100 renards.
    La nécessité du tir de nuit pour « préservation des échantillons » (un ajout?) et « disposer de matériel biologique rapidement » ne peut être retenue, puisque les prélèvements doivent être conservés à glace quoiqu’il en soit
    (ces derniers arguments n’ont pas été retenus dans d’autres projets pourtant identiques!)

    LES INCONVENIENTS ET RISQUES DU TIR DE NUIT ont été signalés par plusieurs Fédérations:
    – fatigue, vision diminuée, déplacement pédestre plus difficile, mauvaise appréciation des distances, champ de vision réduit exclusivement à la zone éclairée, vision trompeuse des accidents de terrain,
    – ricochets, tirs loupés ou perdus, tirs non létaux, tirs de méprise ou accidentels sur d’autres animaux de la faune sauvage ou domestiques (2 chevaux tués récemment en Moselle)
    – dérangements faunistiques et humains par tirs, lumières, véhicules…..
    Aspect non éthique de cette chasse à sources lumineuses permettant plus aisément un repérage et une traque des bêtes nocturnes
    Le tir de nuit pour ces prélèvements -ou toute autre raison- ne doit pas être autorisé

    La demande de l’ELIZ (Nov 2015 et courriels d’Octobre 2016) laissait un temps pour une mise en ligne du projet. La mise en ligne tardive (29 Nov) ajoutée au temps de consultation implique néanmoins in fine une période d’au moins 2 mois pour des échantillonnages (28 Fév date limite chasse hiver du renard), ce qui est suffisant pour des prélèvements de jour, vu le nombre important de renards « normalement » tirés à la chasse ou piégés à cette période..!
    La date tardive d’une décision éventuelle sur ce projet ne nécessite en aucun cas une « course » aux échantillons, ni le tir de nuit, ni le dépassement des dates légales de chasse.

    La prolongation de la période de prélèvement jusqu’au 30 Mars induit la destruction possible de femelles gestantes ou allaitantes avec pour conséquence une mort lente des portées. Le tir des mâles compromet le nourrissage des femelles et des jeunes. Outre l’aspect ETHIQUE c’est une atteinte à la viabilité des portées et une entrave au développement naturel de l’espèce dans l’éco-système.
    Le tir du renard au mois de Mars ne doit pas être autorisé.
    Je demande que les prélèvements soient concomitants aux dates de chasse autorisées par l’Arrêté du 20 Mai 2016, et non aux demandes en temps et en heure de l’ELIZ ou des Commissions.

    Pour finir, on peut légitimement penser que ce projet est une bonne occasion pour la Fédération d’ajouter le tir de nuit à la chasse de jour dans les Vosges. Cet Arrêté ouvrant la porte à d’autres, pour une destruction exponentielle du renard et d’autres espèces de la faune sauvage.

    Pour toutes ces raisons je suis opposée à cette proposition dans sa totalité et je demande instamment qu’elle ne soit pas autorisée en l’état.
    Les prélèvements éventuels doivent être effectués de jour et uniquement en cas de suspicion de zoonose sur animaux morts

    Je vous remercie par avance de bien vouloir tenir compte de ces observations.

    Respectueusement,

    A.Barthelemy

  4. transmis ce jour

    Monsieur le Préfet,

    Je vous prie de trouver ci-dessous mes observations pour la consultation publique concernant le tir de nuit sur les renards en vue de lutter contre l’échinococcose alvéolaire:

    – Tout d’abord la méthode de tir est très contestée scientifiquement depuis longtemps,

    – il est préférable de vermifuger les animaux de compagnie à titre préventif,

    – pourquoi tuer un quota supplémentaire de renards alors que les analyses peuvent être faites sur des renards déjà tués (collisions avec véhicules, tirés pendant une action de chasse, piégés…).?

    – le tir de nuit est à proscrire : trop dangereux pour d’autres animaux, source de dérangement, risque de confusion…

    Enfin, il faut rappeler que le renard est un auxiliaire pour les agriculteurs (prédateur des campagnols)

    Il a toute sa place dans la biodiversité.

    Bien cordialement

    jacqueline PELERINS

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