Consultations du public en Meurthe-et-Moselle : destruction du renard

Les contributions sont à transmettre, en indiquant vos coordonnées, à ddt-afc@meurthe-et-moselle.gouv.fr avant le 9 décembre 2016.

projet d’arrêté préfectoral reconduisant le tir de nuit du renard à des fins cynégétiques,

– projet d’arrêté préfectoral reconduisant le prélèvement de renard en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, de la rage et de la leptospirose (sic),

Merci de vous inspirer de nos arguments (dans la catégorie « argumentaire pour le public ») en les personnalisant. La mort des renards est programmée pour protéger le « gibier » des chasseurs, quant aux raisons sanitaires, il est très facile de trouver d’autres solutions.

http://www.meurthe-et-moselle.gouv.fr/Actualites/Environnement-Participations-du-public-en-cours-concernant-la-chasse

Renards © Christophe CORET
Renards
© Christophe CORET

15 thoughts on “Consultations du public en Meurthe-et-Moselle : destruction du renard

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le tir de nuit du renard à des fins cynégétiques par les lieutenants de louveterie jusqu’au 31 mars 2017 sur les territoires des Groupements d’intérêt cynégétique (GIC) petit gibier, dans le département de Meurthe-et-Moselle ; afin « de conforter les efforts de réimplantation du lièvre de la perdrix grise », la destruction des renards est ainsi reconduite périodiquement, et ce sans justification précise des dommages causés. Et cet arrêté ne peut être applicable qu’à la date de publication au recueil des actes administratifs (RAA) de la préfecture, et non à compter de la date de signature !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département. Pourtant, en application de l’arrêté ministériel du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures, « des mesures [favorisant] la pression de prédation naturelle (…) des populations de petits rongeurs [sont à mettre en œuvre] ».

    La régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps, les jeunes renards en dispersion comblent les territoires laissés vacants (cf. Évolution des populations de renards en France, Faune sauvage n° 306, 1er trimestre 2015).

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012), et n’a pas à être érigé en bouc émissaire de la disparition du petit gibier (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    La reconduction de la destruction par tir de nuit de l’espèce renard ne se justifie pas.

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de renards par tir de nuit en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, de la rage et de la leptospirose (sic) par le directeur de l’Entente de lutte interdépartementale contre les zoonoses (ELIZ) jusqu’au 31 octobre 2017 dans le département de Meurthe-et-Moselle ; le prélèvement de renards à des fins de surveillance épidémiologique est ainsi reconduit périodiquement. Et cet arrêté ne peut être applicable qu’à la date de publication au recueil des actes administratifs (RAA) de la préfecture, et non à compter de la date de signature !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département. Pour autant, « aucune problématique de santé publique ne semble pouvoir justifier le classement nuisible du renard » (cf. Guide pratique relatif à l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel de spécimens d’espèces sauvages indigènes en tant que « nuisibles », MEDDE, juin 2014).

    Pour ce qui est de la lutte contre les zoonoses, la rage vulpine a pu être éradiquée par une campagne de vaccination orale des renards. La réduction des populations de renards par différents moyens (primes d’incitation à la destruction, appâts empoisonnés ou gazage des terriers) a été inopérante, qui a favorisé la propagation de l’épizootie. En ce qui concerne le contrôle de l’échinococcose alvéolaire, la régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps. La vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace. Par ailleurs, les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le Renard.

    Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards prélevés par tir, piégeage ou déterrage, ou des renards trouvés morts sur le bord des routes, est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit en particulier.

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    Le renouvellement du prélèvement de 200 individus de l’espèce renard par tir de nuit ne se justifie pas.

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  3. Bonjour,
    Je suis contre ce projet stupide pour diverses raisons exposées ci-dessous :
    – Je considère les chasseurs comme les plus grands nuisibles (ils n’ont qu’à s’entretuer…cela fera du bien à la nature justement)
    – la lutte contre l’échinococcose alvéolaire : la méthode est contestée scientifiquement depuis longtemps et d’ailleurs les abattages de renards se révèlent inefficaces.
    – le renard contribue à la régulation des populations de rongeurs (la nature n’a pas besoin de l’humain, elle sait très bien se réguler seule).
    – Si le petit gibier disparait, c’est essentiellement la faute des chasseurs et d’une urbanisation croissante.
    – Par ailleurs, le renard ne sera jamais en surpopulation car c’est une espèce qui s’autorégule en fonction de la disponibilité en nourriture.
    – Enfin, les tirs de nuit sont susceptibles de générer des erreurs et de la confusion entre espèces, sans compte le dérangement de la faune non visée.
    Merci de tenir compte de ces arguments pour annuler ce projet stupide.
    Cordialement,

  4. Monsieur le Préfet,

    Je prends connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de renards par tir de nuit en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, de la rage et de la leptospirose (sic) par le directeur de l’Entente de lutte interdépartementale contre les zoonoses (ELIZ) jusqu’au 31 octobre 2017 dans le département de Meurthe-et-Moselle ; le prélèvement de renards à des fins de surveillance épidémiologique est ainsi reconduit périodiquement. Et cet arrêté ne peut être applicable qu’à la date de publication au recueil des actes administratifs (RAA) de la préfecture, et non à compter de la date de signature !

    Je m’intéresse à la faune sauvage et aussi à ses équilibres
    D’un côté vous cédez au lobby des chasseurs qui voient partout des nuisibles quand il ne s’agit pas de leur gibier à tirer habituel et surtout tout animal leur faisant concurrence quitte à détruire les équilibres
    En cédant aux pressions de ces tueurs du dimanche vous allez créer des déséquilibres qui entraineront par la suite des surpopulations de lapins et autres rongeurs que vous déclarerez à leur tour comme nuisiblesa et ne pouvant remettre leur prédateur vous contaminerez votre région avec la myxomatose, comme ça c’est déjà fait souvent par ailleurs, et vous disséminerez dans votre campagne tout un tas de produits à base de poisons pour éradiquer les invasions au risque d’empoisonner les promeneurs, les enfants et de contaminer les eaux par infiltration des pluviales

    je ne fais que citer ce qui se passe déjà dans d’autres régions où on a également essayé les piégeages et les furetages en vain.
    Laissez la nature s’équilibrer d’elle même, le renard et autres prédateurs ne se multiplient que si leur environnement est favorable (nourriture) et cesser donc de céder à la pression des chasseurs qui, contrairement à ce qu’ils prétendent, n’ont jamais été des protecteurs de la nature et de l’environnement
    De plus il y a longtemps que la rage a été éradiquée par vaccination n’écoutez pas les mensonges de ceux qui n’ont pour distraction que le désire de tuer au nom d’un privilège hérité de la révolution et qui n’a plus lieu d’être.
    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » tout comme d’autres espèces qui sont déclarées comme telles, mais aucun animal n’est nuisible tous ont leur rôle à jouer aussi bien pour l’équilibre naturel que pour notre santé, il n’est pas besoin d’être érudit pour connaitre tout ça à notre époque, le savoir et l’information sont accessibles à tous ne serait-ce que par internet, faites donc l’effort de vous informer par vous même au lieu de céder aux pressions des imbéciles.

    Le renouvellement du prélèvement de 200 individus de l’espèce renard par tir de nuit ne se justifie donc pas.

    Lionel Bécus
    Normandie

  5. Bonjour, je pense que tous les animaux ont le droit de vivre et que pour protéger le lobby de certains on en exterminé d’autres. C’est pas normal.

  6. Non le renard n’est pas nuisible et il ne prolifère pas comme l’homme qui lui surpeuple et détruit espaces et espèces autour de lui .
    OUI le renard est un utile prédateur qui se nourrit de mulots campagnols et évite ainsi les recours aux produits chimiques.
    OUI le renard a toute sa place dans le monde de la biodiversité.
    Non les chasseurs ne sont pas des protecteurs de la nature, mais les protecteurs de leur seuls gibiers d’élevages relâchés la veille.
    Non la chasse n’est pas utile c’est un loisir destructeur de vie et de sérénité dans la nature.
    OUI la chasse est avant tout un lobby puissant auquel les politiques se soumettent.
    Enfin la chasse nuit gravement aux autres utilisateurs de la nature pour qui elle est dangereuse (cf le nombre de tués et blessés par la chasse).

  7. Monsieur le Préfet,

    Je prends connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de renards par tir de nuit en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, de la rage et de la leptospirose par le directeur de l’Entente de lutte interdépartementale contre les zoonoses (ELIZ) jusqu’au 31 octobre 2017 dans le département de Meurthe-et-Moselle. Ces prélèvements aux fins de surveillances sanitaires sont ainsi reconduites périodiquement. Vous n’êtes pas sans savoir que cet arrêté n’est applicable qu’à la date de publication au RAA de la préfecture et non à compter de la date de signature.

    Aucune problématiqe de santé publique ne justifie le classement du renard en espèce « nuisible ».

    L’échinococcose alvéolaire peut être évitée par une bonne hygiène et par le déparasitage régulier des chiens et des chats domestiques.
    La néosporose ne touche pas l’homme. On peut lutter contre cette maladie des bovins par le vêlage des vaches en intérieur et la surveillance des chiens.
    La leptospirose : la transmission à l’homme de cette maladie est favorisée par la manipulation des cadavres de renards roux.
    La rage : la France est indemne de rage vulpine depuis 1998.

    Pourquoi ne pas favoriser le prélèvement de cadavres de renards trouvés le long des routes ou décédés naturellement plutôt que de tirer sur eux ?

    Le renards est un animal utile à l’environnement et un excellent auxiliaire agricole.

    Le renouvellement du prélèvement de 200 individus de l’espèce renard par tir de nuit est totalement injustifié.

  8. Bonjour,
    Pouvez-vous nous confirmer s’il s’agit bien de 2 consultations DIFFERENTES avec 2 titres différents comme le montrent les commentaires de Philippe Charlier: l’une à des fins cynégétiques et l’autre pour surveillance épidémiologique? Il y a une certaine ambiguïté sur le site préfectoral (projets à priori séparés mais mêmes dates CP, même adresse) ce qui peut conduire à une confusion et à un amalgame au niveau des arguments … et donc à leur non prise en compte dans les synthèses en fonction des projets.
    merci beaucoup!
    Annie

    1. Bonjour,
      Il s’agit bien de deux arrêtés différents (l’un vise à éliminer le renard pour protéger le gibier des chasseurs, l’autre est axé autour d’une question de santé publique). C’est par commodité pour l’Administration que les dates de consultations sont similaires.
      Cordialement
      Aves France

  9. Bonjour,
    courriel transmis à ddt-afc@meurthe-et-moselle.gouv.fr (CP surveillance épidémiologique)

    Monsieur le Préfet,
    Je vous prie de trouver ci-dessous mes observations pour cette consultation publique.
    (en bleu et en italiques=citations dont les liens sont précisés)

    1°) – la RAGE vulpine est éradiquée en France depuis 1998.
    « les expositions avec des animaux de la faune sauvage ou avec des animaux domestiques n’ayant jamais quitté le territoire national, ne sont donc pas à risque de rage….aucun cas de rage humaine n’a été recensé depuis 1924″ (La rage en France – Institut Pasteur 2016)
    Par conséquent le tir aujourd’hui de 200 renards en vue de surveillance de la rage et pour raison de santé publique en Meurthe-et-Moselle ne se justifie pas.

    – l’ECHINOCOCCOSE ne touche pas les animaux domestiques régulièrement vermifugés. La cuisson des aliments, une bonne hygiène et des protections lors de la manipulation des cadavres d’animaux (chasse) préservent les hommes de la contamination.

    – la LEPTOSPIROSE peut être écartée par la vaccination et la dératisation, et la prudence dans les zones à risques.
    Pour ces 2 dernières zoonoses, des mesures courantes peuvent empêcher la contamination ou la contagion.
    Les risques étant connus, l' »exposition au danger » sans précautions est une imprudence caractérisée qui ne justifie en aucun cas l’abattage de 200 animaux d’une espèce patrimoniale pour prélèvements ou raison de santé publique.

    2°) Selon ce projet les tirs de nuit permettent « d’obtenir un niveau plus QUALITATIF des échantillons ».
    En quoi le prélèvement sur un renard tiré de nuit est-il plus « qualitatif » que sur un renard tiré de jour, piégé, ou mort pour une autre cause?
    Contrairement à ce qui est dit dans la présentation du projet, le tir de nuit pour raison qualitative des prélèvements n’est pas exigé, pas même suggéré dans le protocole établi par l’ELIZ:
    « L’ensemble des échantillons analysés doivent être issus d’individus morts pour des raisons indépendantes de notre étude :
    • Chasse
    • Piégeage
    • Tir de nuit
    • Mortalité accidentelle
    • Euthanasie (dans un centre de soin)
    • Mortalité naturelle (prédation, maladie, vieillesse,…)  » http://www.laboratoirefaunesauvage.com

    Cela est confirmé dans le Magazine Chasse Pêche et Nature—->article d’Oct 2015 sur « les prélèvements scientifiques au service de la France »:
    « Pour ce faire, l’ELIZ a opté pour un protocole de collecte de reins issus d’animaux accidentés, tués à la chasse ou par piégeage. Aucun spécimen ne doit être prélevé exprès »

    3°) Selon ce projet le tir de nuit sur 200 renards est indispensable en raison « des quotas de temps, de quantité et de lieu ».
    Le nombre de renards tués par la chasse et piégés en 2015 en M&M dépasse….les 3000 (chiffres AG 2016- Fédération 54-)
    Il y a donc assez de victimes pour y prélever des échantillons en dehors du tir de nuit. Le quota spécifique de 200 renards pour un seul département est absurde et disproportionné.
    Rappel de la recommandation d’ELIZ (plus haut): « Aucun spécimen ne doit être prélevé exprès »

    Il ne fait pas de doute que les « seules » techniques de prélèvement et le quota inscrits dans ce projet permettront sous ce prétexte d’intensifier la chasse du renard en tir de nuit, voire d’en augmenter le quota dans l’avenir..

    Pour toutes ces raisons je suis totalement opposée à cet Arrêté.

    Je vous remercie par avance de bien vouloir tenir compte de ces observations.

    Respectueusement,

    Annie Barthélemy

  10. Monsieur le Préfet,
    L’évolution a laissé le renard arriver jusqu’au 21 ème siècle pour une simple raison, il fait partie intégrante d’un écosystème qui s’auto régule en continu, c’est un régulateur de surpopulation de toutes sortes d’animaux avec l’aide des autres prédateurs, quand il régule trop, il y a naturellement dispersion et un départ vers d’autres contrées à biotope plus favorable qui si il est porteur de maladie ou de parasites , seront contaminées, dans la zone d’origine ses proies se multiplient à nouveau, retour du goupil, et d’autres prédateurs, ainsi va la nature depuis l’apparition de la vie.
    Les chasseurs avec la complicité des politiques ruraux pour être élus ou réélus ont ainsi les coudées franches pour continuer le massacre et participer à la sixième extinction de masse, s’ils sont, comme ils se prétendent, des protecteurs de la biodiversité (sic ) qu’ils fassent des plans de chasse sans gibiers d’élevage, seulement en conservant et d’une année sur l’autre les gibiers nécessaires à la reproduction naturelle .
    Pour mémoire quand je suis arrivé à l’endroit où je me suis établi, je leur ai demandé pourquoi ils tuaient plus que de raison, la réponse est
    : Si ce n’est pas moi qui tue le dernier ce sera un autre.
    Je pense qu’avec cette réponse tout est dit, le renard n’y est pour rien dans le manque de gibier. pour les parasites, la lutte contre la rage par appâts vaccins a fait ses preuves, les appâts antiparasitaires feront leur preuve.

  11. Monsieur le Préfet,

    Je suis CONTRE ce projet de tirs nocturnes de renards justifiés par un prétendu argument sanitaire.
    La vaccination des animaux domestiques (chiens et chats) est obligatoire depuis de nombreuses années. Une vermifugation biannuelle est également fortement recommandée par les vétérinaires. Ces précautions devraient, à elles seules, suffire. Il en va de la responsabilité de tout propriétaire d’un animal, ainsi que du strict respect de la loi.
    Nous savons, depuis longtemps déjà, que la nature se régule fort bien toute seule. Si déséquilibre il y a, ce n’est que parce que l’homme intervient. De même, tous les spécialistes s’accordent à dire qu’aucune espèce n’est « nuisible », elles ont toutes leur utilité dans la biodiversité.
    Seuls les chasseurs, et ceux qui leurs permettent de sévir encore, semblent ignorer ce fait.
    Au lieu de protéger et respecter la nature encore sauvage malgré la pression démographique humaine, nous persistons à la persécuter, la traquer, la tuer. Le renard est un précieux allié, non seulement pour les agriculteurs, mais également pour toutes les personnes qui ont la chance de vivre à la campagne. Il consomme une grande quantité de souris et campagnols qui, sans lui, pulluleraient.
    L’ultime aberration serait la possibilité de tirer la nuit. La plupart des animaux sauvages sont devenus nocturnes pour éviter l’homme. Des chasseurs agissant la nuit serait une perturbation incontestable pour de nombreuses espèces. Quant à la précision des tirs, on peut n’être que septique lorsque l’on voit cette même précision en plein jour. Pour preuve, les nombreux accidents à chaque saison de chasse (cheval pris pour un sanglier, en octobre dernier, par exemple).
    Il serait grand temps que la voix du plus grand nombre soit entendue, les chasseurs ne représentant qu’une toute petite portion de la population française.
    Je souhaite donc vivement que vous entendiez la mienne.
    Cordialement,

    Michèle SANTI

  12. bonjour,
    ci-joint courriel envoyé ce jour à ddt-afc@meurthe-et-moselle.gouv.fr

    Monsieur le Préfet,
    Je vous prie de trouver ci-dessous mes observations sur le projet du tir de nuit du renard à des fins cynégétiques jusqu’au 31/3/2017 en Meurthe et Moselle.

    Sur la forme:
    Je tiens à protester contre l’ajout dans les annexes du rapport de l’ONCFS, partie prenante dans la CDCFS. La note ONCFS est un unique point de vue interprétatif, qui va nettement dans le sens du projet. Cette publication n’est pas neutre, car propre à orienter ou appuyer certaines observations.
    La simultanéité des dates des 2 CP concernant toutes deux le renard prêtent à confusion pour la participation. De plus il n’est pas dit clairement ni dans l’une ni dans l’autre si le quota de 200 renards pour prélèvements d’échantillons est compris dans le quota de 1000 en tir de nuit, ou s’il s’y ajoute.
    _______________________________________________________________________________________________

    1°) régulation n’est pas MASSACRE
    Les réintroductions à l’initiative des GIC répondent uniquement au développement de la chasse en plaine, la FDC 54 le dit sans ambiguïté.
    Ces réintroductions ainsi que le présence de petit gibier indigène sont la raison principale d’une régulation effrénée des renards.
    Par une gestion IMPOSEE décidée unilatéralement, mais aussi pour leur « loisir », les chasseurs massacrent une espèce autochtone et patrimoniale dans le seul but de favoriser leurs intérêts PRIVES.
    5038 renards ont été tués en Meurthe-et-Moselle en 2015-2016 en tirs de nuit, tirs dits « normaux », piégeage, déterrage….
    Les chiffres parlent d’eux-mêmes: il ne s’agit pas ici de « prélèvements » mais d’une DESTRUCTION MASSIVE,
    Les chasseurs de Meurthe et Moselle oublient de dire qui sont les VRAIS prédateurs: il faudrait déjà « réguler » la chasse pour faire évoluer les populations de petit gibier!
    – La perdrix grise dont l’inquiétant déclin constaté par la Fédération « réside dans la modification de son habitat » (site FDC M&M 2016) est cependant toujours..chassée dans le département!
    – 900 lièvres ont été tirés en 2014-15………c’est plus que ce que tous les renards de France ne pourraient croquer.
    Si l’on compare avec le chiffre des renards prélevés rien qu’en tir de nuit,
    ……..1 renard est tué pour chaque tir d’un seul lièvre

    2°) Les dégâts suivants imputés au renard ne sont pas recevables.
    – dommages aux activités agricoles, destruction des petits élevages:
    les élevages correctement protégés ne subissent plus aucune prédation. Dans la lutte naturelle contre les rongeurs, on ne peut contester le rôle du renard -en même temps que celui des rapaces- en tant qu’auxiliaire de l’agriculture. Qu’il en mange 100, 1000 ou 10 000, cette SEULE raison doit suffire à ne pas le détruire.
    – dommages aux activités forestières et aquacoles:
    En forêt le renard n’est pas un grand prédateur des animaux viables et vivants, ses prélèvements sont espacés et naturels. …..Peut-on en dire autant des chasseurs?? 19681 gros gibiers abattus en 2014-15
    Quant aux « dommages aquacoles »…ce n’est pas sérieux….pour ne pas dire absurde.
    – risques pour la santé publique:
    La rage est un argument obsolète. La contamination par d’autres zoonoses peuvent être évitées par des mesures simples (observations sur autre CP). La protection de la santé publique commence d’abord par des précautions de base chez l’humain, et non par l’abattage des renards.
    Ces « dommages » déjà faussement invoqués pour la chasse de jour (3000 renards tués l’an passé) ne justifient ni un prélèvement de 1000 autres, ni un tir « spécifique » de nuit.

    3°) observations sur le bilan FDC en annexe: (graphiques massifs N&B illisibles)
    L’interprétation par la Fédération des chiffres IKA lièvres/renards pour justifier la régulation du renard dans les différents secteurs des GIC est extrêmement CONTESTABLE.
    Sur la plupart des graphiques, on peut constater de VISU que la population des lièvres n’est pas a fortiori dépendante de la régulation.
    De nombreux points en « dents de scie » – sur et en dehors des linéaires- montrent bien qu’il n’y a pas systématiquement de cause à effet régulation/IKA lièvre.
    Lorsque l’IKA des renards est en diminution (régulation)…l’IKA des lièvres peut l’être en même temps . Inversement: quand l’IKA renard augmente, l’IKA lièvre augmente aussi. Parfois même l’IKA lièvre augmente de façon nette d’une année sur l’autre, malgré que l’IKA renard ne diminue pas et reste stable…..etc. En ce sens le tracé d’un linéaire est un raccourci simpliste et trompeur.
    La population de lièvres est très sensible à d’autres facteurs selon les années, ce qui influence fortement les résultats. Ce point IMPORTANT est occulté dans les observations du bilan.
    Il eût été honnête de signaler l’influence de la mortalité par les intempéries, le machinisme agricole, les collisions, les maladies, ou l’abondance hors régulation du renard.
    Certains GIC -pour des raisons de disponibilité ou de motivation des intervenants- n’appliquent pas correctement le protocole IKA ce qui fausse les résultats. Mais ce n’est pas -évidemment- signalé.
    En conclusion le bilan pour justifier le tir de nuit n’est pas acceptable en l’état

    4°) Le tir de nuit de fin Février jusqu’au 31 MARS tombe sur la période de mise bas des renardes voire le début d’allaitement des jeunes. Outre l’aspect éthique, c’est une atteinte à la viabilité des portées et une entrave au développement normal de l’espèce dans l’éco-système. En aucun cas il ne doit être autorisé.

    5°) Le tir de nuit devrait être une exception puisqu’il est dit de « limitation transitoire ». Or c’est aujourd’hui une règle établie, les dérogations sont reconduites chaque année sans modification, excepté un allongement des prétextes et un étirement insidieux du temps de chasse.
    La SEULE raison en est qu’il est plus « productif » d’ajouter la chasse de nuit à celle de jour et à coup sûr plus excitant de tirer les renards aux phares et aux projecteurs…Malgré les risques reconnus par d’autres fédérations (fatigue, obscurité, tir non létal), les dérangements humains et faunistiques et le mépris pour l’éthique de cette traque nocturne.
    Le tir de nuit ne doit plus être autorisé.

    Pour toutes ces raisons, je suis opposée à ce projet dans sa totalité

    La destruction des renards est aujourd’hui dramatiquement exponentielle en Meurthe et Moselle (2000 renards de plus qu’en 2008) et n’a plus rien à voir avec une soi-disante « régulation ».
    Les arguments des chasseurs pour défendre à tous crins le gibier CHASSABLE de jour comme de nuit vont dans toutes les sens possibles et ne sont plus crédibles.
    Leur seul recours réside dans le soutien des Préfectures par les Arrêtés, comme on peut le constater dans les CP
    et sur http://www.meurthe-et-moselle.gouv.fr/content/download/4659/26300/file/sd
    p.28—> « La Fédération mettra également l’accent sur la nécessité de recourir ponctuellement à tous moyens de destruction adaptés, même exorbitant du droit commun pour l’espèce renard. »
    C’est un propos scandaleux à tous points de vue, qui montre une image bien peu recommandable des chasseurs de Meurthe et Moselle et sous-entend une pression inacceptable d’un lobby pour la multiplication à son profit des dérogations préfectorales.

    Je demande instamment que ce projet ne soit pas autorisé.

    Je vous remercie par avance de bien vouloir tenir compte de ces observations.

    Respectueusement,

    A. Barthélemy

  13. Objet : Consultations du public en Meurthe-et-Moselle : destruction du renard pour réimplantation du lièvre et de la perdrix
    ddt-afc@meurthe-et-moselle.gouv.fr

    Monsieur le Préfet,

    Notre association a pour objet la défense des droits de tous les animaux. Au nom de tous nos adhérents, nous nous intéressons donc naturellement à la faune sauvage et en l’occurrence aux prédateurs de nos contrées.

    Vous trouverez ci-dessous exposées les raisons pour lesquelles nous sommes formellement opposés à votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le tir de nuit des renards à des fins cynégétiques par les lieutenants de louveterie du 1er décembre 2016 au 31 mars 2017 dans le département de Meurthe-et-Moselle ; afin « de conforter les efforts de réimplantation du lièvre et de la perdrix grise sur les territoires des Groupements d’intérêt cynégétique petit gibier, etc. ».

    1. Certains chasseurs vous le diront honnêtement, le renard n’a pas à être érigé en bouc émissaire (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). Les véritables responsables de la disparition du petit gibier sont les dérangements multiples, la chasse, l’utilisation immodérée de produits phytosanitaires et la destruction de son habitat causée par l’urbanisation et l’imperméabilisation galopante des sols ;

    2. L’hiver est la période de reproduction de nombreux animaux sauvages, dont les lièvres. En autorisant les tirs nocturnes qui s’additionnent aux dérangements diurnes déjà multiples à cette période, il est évident que la reproduction déjà délicate de ces animaux fragilisés sera irrémédiablement perturbée ;

    3. Comme d’autres prédateurs mustélidés ou rapaces, le renard est un auxiliaire particulièrement efficace du monde agricole par son rôle de limitation des populations de rongeurs et de régulateur des écosystèmes qu’il occupe (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012). Pour comprendre l’intérêt qu’il représente pour la collectivité, il suffit de savoir qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an. ;

    4. En se nourrissant des micromammifères responsables des dégâts aux cultures, CHAQUE renard fait économiser 2 400 €uros par an aux agriculteurs, selon une estimation de Denis-Richard Blackbourn, docteur en écoéthologie à Paris V et en ethnozoologie au Muséum National d’Histoire Naturelle. En tuant les 1.000 renards prévus par votre arrêté, ce seront donc 6.000.000 à 10.000.000 de campagnols et autres rongeurs qui devront être éliminés de manière non seulement onéreuse mais aussi cruelle (empoisonnement par des produits anticoagulants) ;

    5. On ne répètera jamais assez que la régulation des renards se fait de façon naturelle. Si la nourriture vient à manquer, la population décline, et inversement ;

    6. Issus d’élevages industriels et peu habitués à la vie sauvage, les animaux réintroduits, lièvres, perdrix grises, etc. sont des cibles faciles pour les chasseurs… comme pour leurs prédateurs naturels dont font partie les renards et dont le principal défaut est d’être des concurrents des chasseurs. Il est naturel que les renards en prélèvent gratuitement leur quote-part pour se nourrir réduisant modérément les tableaux de chasse des Nemrod locaux ;

    7. Pour finir, illustrant clairement la responsabilité des dérangements anthropiques, de nombreux animaux, naturellement diurnes, ont désormais adopté des mœurs nocturnes, particularité hexagonale, pour échapper à la pression des chasseurs.

    La régulation conséquente de l’espèce renard ne se justifie donc pas.

    Le 09 décembre 2016
    Association le « C.H.A.N.T. »
    pour une « Cohabitation Harmonieuse avec les autres Animaux et la Nature sur Terre »

  14. Objet : Consultations du public en Meurthe-et-Moselle : destruction du renard pour assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, de la rage et de la leptospirose
    ddt-afc@meurthe-et-moselle.gouv.fr

    Monsieur le Préfet,

    Notre association a pour objet la défense des droits de tous les animaux. Au nom de tous nos adhérents, nous nous intéressons donc naturellement à la faune sauvage et en l’occurrence aux prédateurs de nos contrées.

    Vous trouverez ci-dessous exposées les raisons pour lesquelles nous sommes formellement opposés à votre projet d’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de renards par tir de nuit en vue d’assurer la surveillance épidémiologique de l’échinococcose alvéolaire, de la rage et de la leptospirose jusqu’au 31 octobre 2017 dans le département de Meurthe-et-Moselle.

    1. La lutte contre l’échinococcose alvéolaire, la rage et la leptospirose par la régulation des populations de renards s’avère inefficace. En effet, celle-ci relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps ;

    2. La vaccination par voie orale des renards permet de lutter contre les zoonoses et d’éradiquer la rage vulpine ;

    3. La vermifugation régulière des chiens et des chats est une mesure préventive efficace avérée pour contrôler l’échinococcose alvéolaire ;

    4. Les petits mustélidés participent à la rupture du cycle du parasite entre les rongeurs et son principal vecteur, le renard ;

    5. Pour assurer le suivi des zoonoses, l’analyse des renards trouvés morts sur le bord des routes est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de renards par tir de nuit ;

    6. Par ailleurs, l’hiver est la période de reproduction de nombreux animaux sauvages. En autorisant les tirs nocturnes qui s’additionnent aux dérangements diurnes déjà multiples à cette période, la reproduction déjà délicate de ces animaux fragilisés sera irrémédiablement perturbée ;

    7. Pour finir, illustrant clairement la responsabilité des dérangements anthropiques, de nombreux animaux, naturellement diurnes, ont désormais adopté des mœurs nocturnes, particularité hexagonale, pour échapper à la pression des chasseurs.

    Les prélèvements de l’espèce renard ne se justifient donc pas.

    Le 09 décembre 2016
    Association le « C.H.A.N.T. »
    pour une « Cohabitation Harmonieuse avec les autres Animaux et la Nature sur Terre »

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