Projet d’arrêté : mesures de surveillance de la tuberculose bovine dans la Côte d’Or

Dates d’envoi des avis : du 06/07/2016 au 27/07/2016

Objet : projet d’arrêté préfectoral relatif à des mesures de surveillance de la tuberculose bovine dans l’espèce blaireau dans la Côte d’Or

Lien de la consultation :

http://www.cote-dor.gouv.fr/gestion-de-la-tuberculose-dans-la-faune-sauvage-a4891.html

Le projet de texte propose de reconduire la régulation du blaireau dans le cadre de la surveillance de la tuberculose bovine dans la Côte d’Or. Envoyez vos avis à : ddpp-spa@cote-dor.gouv.fr ou remplissez le formulaire ci-dessous.

N’oubliez pas de personnaliser vos commentaires, n’envoyez pas des copiés-collés qui souvent, ne sont pas pris en compte par l’administration.

Vous pouvez vous inspirer des arguments publiés dans la rubrique « Argumentaire pour le public ».


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Projet d’arrêté : mesures de surveillance de la tuberculose bovine dans la Côte d’Or

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3 commentaires sur “Projet d’arrêté : mesures de surveillance de la tuberculose bovine dans la Côte d’Or

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté relatif à des mesures de surveillance de la tuberculose bovine dans l’espèce Blaireau (Meles meles) ainsi qu’à des mesures pour la maîtrise de cette maladie dans les secteurs où des animaux infectés sont mis en évidence dans le département de la Côte d’Or ; le tir du blaireau à l’affût et de jour par les chasseurs titulaires d’un permis de chasser validé à partir du 1er juin jusqu’à la veille de l’ouverture générale de la chasse est notamment reconduit, alors que seul le tir d’été du renard est autorisé à l’occasion du tir anticipé du chevreuil ou du sanglier en application de l’article R. 424-8 du Code de l’environnement !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Animal sédentaire et essentiellement nocturne, le blaireau vit en groupe dans des terriers et fréquente principalement les bois de feuillus. Il est omnivore et opportuniste. Les dégâts qu’il peut occasionner dans les cultures de céréales, principalement le maïs lorsqu’il est en lait, sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt, en comparaison de ceux provoqués à ces mêmes cultures par les sangliers qui font l’objet d’une indemnisation. L’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif sont des mesures préventives efficaces.

    Victimes de l’empoisonnement à la strychnine ou du gazage des terriers, entre le début des années 1970 et la fin des années 1980, lors des campagnes de destruction des renards censées lutter contre la rage, les populations de blaireaux restent fragiles et leur dynamique est particulièrement lente. Elles souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

    Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ». Et aux termes de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement, « il est interdit de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

    Pour ce qui est de la surveillance de la tuberculose bovine dans la faune sauvage, à proximité des cheptels bovins infectés, le renforcement de la surveillance par la collecte et l’analyse systématique des cadavres de blaireaux trouvés, ou signalés, morts, ou mourants, sur le bord des routes est à privilégier avant de prescrire des opérations de prélèvement de blaireaux par piégeage ou tir à des fins de dépistage, toute l’année, même en période de mise bas et d’allaitement des blaireautins, et ce en l’absence d’un contrôle du respect de la procédure de traçabilité des blaireaux prélevés.

    Outre la surveillance épidémiologique, la réduction des densités des populations de blaireaux entreprise dans les zones infectées relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps et peut entraîner la disparition locale de l’espèce. La prévalence d’infection dans la faune sauvage ne préjuge pas de la propagation intraspécifique ou interspécifique.

    La « régulation » des populations de blaireaux par piégeage ou tir, en périphérie des élevages bovins infectés, ne se justifie pas ; l’épizootie est interne à la filière bovine et l’espèce blaireau n’est pas, à ce jour, un réservoir sauvage de l’infection.

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. Monsieur
    Je ne comprends pas qu’en France, on trouve encore tous les prétextes possibles permettant de tuer.
    Le blaireau est un animal protégé en Europe mais pas chez nous, bien au contraire, nous avons encore nos championnats de terrage de blaireaux!! Nous sommes propriétaires de vignes, nous constatons la présence (rare) de blaireaux qui n’ont jamais causé le moindre dégât. En France, dès qu’un animal cause même une nuisance sonore, il faut l’éliminer! Où est le respect de la vie? quand l’homme « civilisé » arrêtera de se poser en grand maître de la nature et à exterminer pour le PLAISIR ?

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