Projet d’arrêté : modalités de tir de nuit du renard dans le département de la Moselle

Dates d’envoi des avis : du 30/06/2016 au 21/07/2016

Objet : projet d’arrêté préfectoral fixant les modalités de tir de nuit du renard sur le territoire des communes du groupement d’intérêt cynégétique (GIC) faisan « Entre Seille et Nied »

Lien de la consultation :

http://www.moselle.gouv.fr/Actualites/Avis-de-mise-a-disposition-du-public-tir-de-nuit-du-renard-sur-le-territoire-Entre-Seille-et-Nied

Le projet de texte propose de reconduire le tir de nuit du renard jusqu’au 31 mars 2017 sur le territoire des 170 communes du GIC  faisan « Entre Seille et Nied » dans le département de la Moselle. Envoyez vos avis à : pref-enquetes-publiques@moselle.gouv.fr

N’oubliez pas de personnaliser vos commentaires, n’envoyez pas des copiés-collés qui souvent, ne sont pas pris en compte par l’administration.

Vous pouvez vous inspirer des arguments publiés dans la rubrique « Argumentaire pour le public ».

13 commentaires sur “Projet d’arrêté : modalités de tir de nuit du renard dans le département de la Moselle

  1. Monsieur le Préfet,

    Je viens de prendre connaissance de votre projet d’arrêté préfectoral fixant les modalités de tir de nuit du renard jusqu’au 31 mars 2017 sur le territoire des 170 communes intégrant le groupement d’intérêt cynégétique faisan « Entre Seille et Nied », dans le département de la Moselle ; afin « de conforter les efforts de réimplantation et de maintien des espèces lièvre, perdrix et faisan » (sic), la destruction des renards est ainsi reconduite périodiquement, et ce sans justification précise des dommages causés. Et cet arrêté ne peut être applicable qu’à la date de publication au recueil des actes administratifs (RAA) de la préfecture, et non à compter de la date de signature !

    Je m’intéresse à titre personnel à la faune sauvage et en particulier aux carnivores de nos contrées.

    Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Renard est classé « nuisible » sur l’ensemble du département. Pourtant, en application de l’arrêté ministériel du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures, « des mesures [favorisant] la pression de prédation naturelle (…) des populations de petits rongeurs [sont à mettre en œuvre] ».

    La régulation des populations de renards s’avère inefficace, qui relève d’une méthode très contestée scientifiquement depuis longtemps, l’immigration des jeunes renards compense les prélèvements (cf. Évolution des populations de renards en France, Faune sauvage n° 306, 1er trimestre 2015).

    Par sa présence, le Renard, comme les mustélidés et les rapaces, contribue à la régulation des populations de rongeurs (cf. Campagnols : la prédation est votre meilleure arme, efficace et durable, Techniques culturales simplifiées n° 66, janvier/février 2012), et n’a pas à être érigé en bouc émissaire de la disparition du petit gibier (cf. Des mots d’un autre âge, Plaisirs de la chasse n° 738, janvier 2014). Il suffit de rappeler qu’un renard consomme de 6 000 à 10 000 rongeurs par an pour comprendre l’intérêt qu’il représente en tant qu’auxiliaire agricole notamment.

    La reconduction de la destruction par tir de l’espèce renard ne se justifie pas.

    Philippe CHARLIER
    – MENAUCOURT –

  2. Vous avez jusqu’au 21 juillet 2016 à 16 heures pour envoyer votre propre réponse à cette adresse : pref-enquetes-publiques@moselle.gouv.fr

    Voici la réponse de la SFEPM :

    « Réponse à la consultation publique portant sur le projet d’arrêté préfectoral de Moselle « fixant les modalités de tir de nuit du renard jusqu’au 31 mars 2017 sur le territoire des communes intégrant le groupement d’intérêt cynégétique faisan Entre Seille et Nied »

    Contexte :
    En Moselle, le Renard roux est chassé pendant la période d’ouverture de la chasse (septembre à février) et piégé toute l’année au titre de son classement (pourtant injustifié) de « nuisible ». Le projet (voir la note de présentation) prévoit qu’en plus de ces destructions, le Renard roux puisse être abattu de nuit, avec utilisation de véhicules, sources lumineuses et modérateurs de son, par des lieutenants de louveterie (chasseurs désignés par le Préfet) secondés d’autres chasseurs désignés, dans 170 communes jusqu’au 31 mars 2017. Le principal objectif annoncé est de faciliter le maintien d’animaux lâchés pour la chasse.

    La SFEPM est défavorable à ce projet d’arrêté encourageant la destruction massive de Renards roux, dans la mesure où cette destruction n’est pas justifiée écologiquement, dans la mesure où elle est destinée à des intérêts privés au détriment de l’intérêt général et de la biodiversité, et dans la mesure où ce projet est basé sur des affirmations sans fondements et/ou erronées.

    En particulier, la SFEPM est défavorable à ce projet pour les raisons suivantes :
    Les effectifs de Renards roux ne sont pas connus
    Le Préfet indique « la nécessité de mobiliser des moyens spécifiques supplémentaires » pour « permettre une plus grande maîtrise des populations de renards ». Mais aucune étude, aucun élément chiffré n’est avancé permettant de connaître les effectifs. Quand bien même ils seraient connus, le jugement sur l’abondance des Renards roux n’aurait de sens qu’au regard contextuel du biotope et de l’impact éventuel de l’espèce sur son environnement rural ou urbain. Or rien ne permet d’affirmer que les Renards roux en Moselle sont plus élevés qu’ailleurs, ni que leurs effectifs posent un quelconque problème en termes écologique ou de dommage aux activités humaines.

    L’augmentation des abattages de Renards roux n’a pas d’effet positif identifié

    Le choix d’éliminer des prédateurs naturels dans le but d’implanter des animaux issus d’élevage (faisans, perdrix) et eux-mêmes destinés à être tués pour le loisir d’une minorité de personnes ne relève pas d’une gestion d’intérêt général, mais d’une gestion clientéliste contraire au bon fonctionnement des écosystèmes et à la protection des cultures agricoles. Le Renard roux est un auxiliaire de l’agriculture par sa consommation de petits rongeurs (campagnols en particulier), eux-mêmes consommateurs des cultures. Enfin, l’argument secondairement avancé par le Préfet évoquant l’utilité de l’abattage des Renards roux pour la protection d’espèces « emblématiques » (Courlis cendré, Râle des genêts, Busard cendré) n’est basé sur aucun élément, aucune étude, et ne vient que tenter sans fondement de justifier des opérations à visée cynégétique. »

  3. Réponse d’AVES France, envoyée le 10/07/2016 au préfet (pref-enquetes-publiques@moselle.gouv.fr)

    « Monsieur le Préfet,

    En Moselle, le Renard roux est chassé pendant la période d’ouverture de la chasse — c’est-à-dire de septembre à février — et piégé toute l’année car il est injustement classé « nuisible ». Votre projet d’arrêté prévoit que le Renard roux pourra également être abattu de nuit, avec utilisation de véhicules, sources lumineuses et modérateurs de sons, par des lieutenants de louveterie secondés d’autres chasseurs désignés, dans 170 communes et cela jusqu’au 31 mars 2017.

    L’association AVES France, que je représente en qualité de Président, s’oppose à ce projet d’arrêté qui n’a d’autre objectif que de tuer des renards dans le but de faciliter le maintien d’animaux lâchés pour la chasse. Vous ne pouvez pas justifier l’abattage d’animaux sauvages, patrimoine de tous les français dont l’intérêt de sauvegarde est général pour son action sur la régulation des populations de rongeurs,qui en font un bon auxiliaire pour l’agriculture.

    De plus, les effectifs du renard roux sont inconnus et il est impensable de mettre en place des moyens supplémentaires pour sa régulation sans avoir réalisé des études de terrain (et pas des comptages réalisés par des fédérations de chasse). Les populations de prédateurs s’équilibrent d’elle-mêmes selon le nombre de proies disponibles et, de ce simple fait, la régulation humaine est totalement absurde.

    Enfin, nous ne pouvons pas croire que vous puissiez encourager l’introduction d’animaux d’élevages destinés à être abattus par des chasseurs et, en même temps, encourager ces mêmes chasseurs à décimer des prédateurs naturels qui pourraient se nourrir des proies relâchées. On entend à longueur d’année les chasseurs vanter leur rôle de gestionnaire. Comprenez qu’il est insupportable pour nous de voir que des préfets encouragent la destruction d’une espèce pour garantir aux chasseurs qu’ils pourront relâcher et tuer eux-mêmes des proies issues d’élevages.

    En résumé, vous l’avez compris, AVES France s’oppose avec force à cet arrêté et vous demande de renoncer à la reconduction de la destruction des renards.

    Cordialement,

    Christophe CORET
    Président d’AVES France »

  4. Monsieur,

    Comme d’autres l’ont argumenté,

    En Moselle, le Renard roux est chassé pendant la période d’ouverture de la chasse (septembre à février) et piégé toute l’année au titre de son classement (pourtant injustifié) de « nuisible ». Le projet (voir la note de présentation) prévoit qu’en plus de ces destructions, le Renard roux puisse être abattu de nuit, avec utilisation de véhicules, sources lumineuses et modérateurs de son, par des lieutenants de louveterie (chasseurs désignés par le Préfet) secondés d’autres chasseurs désignés, dans 170 communes jusqu’au 31 mars 2017. Le principal objectif annoncé est de faciliter le maintien d’animaux lâchés pour la chasse.

    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté encourageant la destruction massive de Renards roux, dans la mesure où cette destruction n’est pas justifiée écologiquement, dans la mesure où elle est destinée à des intérêts privés au détriment de l’intérêt général et de la biodiversité, et dans la mesure où ce projet est basé sur des affirmations sans fondements et/ou erronées.

    Les effectifs de Renards roux ne sont pas connus
    Le Préfet indique « la nécessité de mobiliser des moyens spécifiques supplémentaires » pour « permettre une plus grande maîtrise des populations de renards ». Mais aucune étude, aucun élément chiffré n’est avancé permettant de connaître les effectifs. Quand bien même ils seraient connus, le jugement sur l’abondance des Renards roux n’aurait de sens qu’au regard contextuel du biotope et de l’impact éventuel de l’espèce sur son environnement rural ou urbain. Or rien ne permet d’affirmer que les Renards roux en Moselle sont plus élevés qu’ailleurs, ni que leurs effectifs posent un quelconque problème en termes écologique ou de dommage aux activités humaines.

    L’augmentation des abattages de Renards roux n’a pas d’effet positif identifié

    Le choix d’éliminer des prédateurs naturels dans le but d’implanter des animaux issus d’élevage (faisans, perdrix) et eux-mêmes destinés à être tués pour le loisir d’une minorité de personnes ne relève pas d’une gestion d’intérêt général, mais d’une gestion clientéliste contraire au bon fonctionnement des écosystèmes et à la protection des cultures agricoles. Le Renard roux est un auxiliaire de l’agriculture par sa consommation de petits rongeurs (campagnols en particulier), eux-mêmes consommateurs des cultures. Enfin, l’argument secondairement avancé par le Préfet évoquant l’utilité de l’abattage des Renards roux pour la protection d’espèces « emblématiques » (Courlis cendré, Râle des genêts, Busard cendré) n’est basé sur aucun élément, aucune étude, et ne vient que tenter sans fondement de justifier des opérations à visée cynégétique. »

    Sincères salutations

    Rachel TOUVEREY-PRALY

  5. Pour toutes les raisons invoquées par la SFEPM, je suis défavorable à ce projet d’arrêté encourageant la destruction massive de Renards roux.

    Cordialement,
    Jacques L’huillier

  6. Monsieur le Préfet,
    Ne pensez-vous pas qu’il serait plus simple d’autoriser les chasseurs à élever des renards roux, de les relâcher ensuite pour enfin les tirer (les tuer), ces derniers étant certainement plus faciles à abattre car élevés en captivité !

  7. bonjour,
    observations sur ce projet transmises ce jour à pref-enquetes-publiques@moselle.gouv.fr
    ______________________________________________________________________________
    Veuillez trouver ci-dessous mes observations concernant le projet de tir de nuit du renard sur le territoire « Entre Seille et Nied »:

    Dans la plupart des départements, les GIC reconnaissent la difficulté à réintroduire les volatiles issus d’élevage: nécessité de parcs et d’agrainage, vulnérabilité, fragilité par l’inadaptation au milieu naturel, biotopes favorables restreints…..Pour la Moselle « Des aménagements, suivis et repeuplements sont réalisés avec plus ou moins de succès. Seul le retour à des milieux diversifiés en composition et structure permettrait d’envisager le retour de populations plus importantes de ces espèces » (schéma dép. GIC Moselle).
    Pourtant les Fédérations persistent….
    C’est que les réintroductions à l’initiative des GIC ne répondent pas à une volonté désintéressée de favoriser ou de restaurer une plus grande biodiversité, mais bien d’assurer une chasse PERENNE, par un développement de la chasse en plaine et du petit gibier.
    « C’est une façon de proposer une alternative aux chasseurs mosellans et aux générations futures » (schéma départemental Gic Moselle 2014-20) et « de redonner le goût de cette chasse aux nouveaux chasseurs » (AG Fédé.mosellane/ Républicain Lorrain 25/4/14).
    Il s’agit donc de multiplier les proies du « loisir » cynégétique en offrant une traque plus diversifiée et féconde, ceci dans le seul intérêt d’un groupe privé.

    Ces réintroductions ainsi que la présence d’une petite faune indigène chassable sont la justification principale d’une destruction des renards presque toute l’année, dans la totalité du département.
    9978 renards ont été « régulés » rien qu’en 2013 en Moselle (derniers chiffres publiés). Pour la seule zone concernée par le projet de ce tir de nuit, 123 renards supplémentaires sacrifiés en 2015 pour préserver un petit gibier destiné….à la chasse.
    Afin de préserver du gibier présent et futur -tout en s’offrant grâce au renard une autre « cible », celle-la quasi permanente- on élimine donc une espèce patrimoniale, autochtone, auxiliaire particulièrement UTILE dans l’éco-système.
    Cet abattage massif entraine un déséquilibre extrêmement néfaste avec la pullulation des campagnols dans les terres agricoles (moitié du département) d’où autorisation par les autorités de l’emploi de la bromadolione l’an passé, ce qui tient de l’absurdité.
    Nous ne voulons pas payer cette « gestion » IMPOSEE par un massacre des renards, dont la prédation est épisodique, naturelle et négligeable au regard des prélèvements par la chasse de ce même gibier.

    Qui est le plus grand prédateur?
    Schéma Gic Moselle 2014-2020 (Extraits, bilans des saisons de chasse en 2013-14 -derniers chiffres publiés + Arrêté et Arrêté modifié pour 2016-17)
    1) « La perdrix grise est en faible effectif, tout acte de prédation contribue à l’affaiblissement de l’espèce »……. Cependant 191 perdrix ont été -tout de même- tirées en 2013. Entre 400 et 740 par an dans les 9 années précédentes, elle est actuellement chassable sans quota, de fin Août à fin Novembre.
    2) « Si l’on veut contribuer au développement des populations de faisan il faut réguler »……Cependant 190 faisans ont été -tout de même- tirés en 2013. Entre 200 et 460 par an dans les 9 années précédentes. Le coq faisan commun et hybride est actuellement chassable sans quota, de fin Aout au 1er Février, et par les adhérents du GIC sur le territoire ESN.
    3) « les populations sédentaires de petit gibier de plaine, très sensibles aux conditions climatiques, sont qualifiées de faibles à l’échelle du département ».
    Cependant 2490 lièvres ont été tirés en 2013 sur 3 mois1/2 ……De 3100 à 4000 par an sur les 9 années précédentes.
    (…c’est plus à chaque saison que ce que tous les renards de France réunis ne pourraient croquer). Le lièvre est actuellement chassable sans quota en Moselle pendant 2mois 1/2.

    Il faudrait commencer par réguler la chasse au petit gibier, si l’on veut « conforter » ses populations!

    Quant à la « maîtrise » nécessaire -selon les intéressés- de la population des renards, son évolution n’est pas démontrée ici, le nombre de prélèvements n’étant pas d’ailleurs a fortiori l’indicateur d’une augmentation significative des effectifs.
    La prédation des élevages n’existe plus dès lors qu’une protection efficace est appliquée.
    Enfin pour ce qui est des espèces « emblématiques » (??), une prédation naturelle qui a de tous temps existé n’est nulle part mentionnée en tant que cause principale de la diminution actuelle des effectifs, celle-ci est due sans conteste à l’évolution des pratiques agricoles (intrants, moissons précoces, disparition des biotopes) aux variations climatiques et aux dérangements.
    (LPO-fiches sur l’état de ces 3 espèces + Cahiers d’Habitat « Oiseaux » – MEEDDAT- MNHN + Plan national-stratégie de conservation)

    EN CONCLUSION:
    Nous sommes catégoriquement opposés au « prélèvement » de nuit comme de jour des renards sur le territoire concerné.

    La faune sauvage indigène est un patrimoine commun et non la propriété de quelques-uns.
    La PRIORITE est sa préservation, pour maintenir une diversité et un éco-système NATURELS, et non sa destruction pour favoriser un loisir et un intérêt particuliers.

    Les commissions préalables -ultra majoritaires et parties prenantes- qui sont à l’initiative de ce projet n’en sont pas pour autant les décisionnaires.
    La reconduction des autorisations préfectorales sans tenir aucun compte des observations du public est pourtant systématique (Arrêté= copié-collé intégral du projet), ce qui va à l’encontre du rôle de la démocratie participative dans les consultations ou enquêtes publiques sur l’environnement.
    Les décisions d’aujourd’hui portent l’entière responsabilité de leurs conséquences pour l’environnement de demain.
    .
    Je vous remercie de bien vouloir examiner en toute neutralité les arguments exprimés dans les courriels pour cette enquête..

    Respectueusement,

    Annie Barthélemy

  8. Monsieur le Préfet,

    Pour toutes les raisons invoquées par les association de protection animales, JE SUIS TOTALEMENT DÉFAVORABLE AU TIR DU RENARD ET A SA DESTRUCTION en masse sans aucune justification biologique

  9. Monsieur le Préfet,
    Je m’oppose fermement à ce projet d’arrêté. Il est inadmissible d’exterminer une espèce comme le Renard, qui, pour rappel, fait partie de la famille des canidés, donc, un cousin du chien, le meilleur ami de l’homme. On ne peut pas tuer notre meilleur ami ! Ou alors on est considéré comme un traite. Par ailleurs, abattre un si bel animal, pour soit disant réguler l’espèce, n’est pas humain. Je vais vous citer une anecdote. Il y a quelques années, j’ai accueilli un stagiaire, qui préparait des études dans le domaine de l’écologie et qui dans la même temps s’adonnait à son activité favorite, la chasse, en compagnie de son grand-père. Il m’a rapporté des faits de chasse, qui m’ont laissé sans voix, et qui m’ont beaucoup attristé et révolté. Lors de leurs parties de chasse, si ce jeune homme et ses acolytes avaient le malheur de croiser un renard, le pauvre animal subissait des tortures avant d’être éliminé. Il me racontait, sans une pointe de jouissance malsaine, qu’après avoir donné des coups, il ouvrait la gueule de l’animal pour lui tirer une balle à bout portant dans la gorge ! Sur ces mots, je lui ai rétorqué que ce type de comportement était inadmissible et que la plupart des tueurs en série (serial killer) avait débuté de la sorte avant de commettre leurs atrocités sur des humains. Il m’a répondu que de nombreux chasseurs pratiquaient de la sorte. J’ai mis fin aussitôt à son stage. Par ailleurs, lors de mes prospections sur le terrain (mon activité professionnelle m’amenant très régulièrement à parcourir nos belles campagnes), j’ai constaté trop souvent les cadavres de renards accrochés à des barbelés ou posés en nombre sur le sol, les nombreux pièges disposés en limite des terres et des bois… sans compter tous les animaux percutés sur nos routes… des scènes qui malheureusement n’honorent pas l’homme. En somme, j’en appelle, à votre conscience et à votre coeur, pour ne pas aller plus loin dans la procédure, qui porterait un coup important, voire fatal, à un animal, qui par ailleurs, est tellement utile et si beau à voir dans nos contrées rurales. Je vous remercie très sincèrement de prendre en compte mes observations, mais aussi celles de tous ceux, qui aiment les animaux, qui représentent l’innocence même. Il suffit de regarder droit dans les yeux un chien pour percevoir la bonté, la générosité, l’intelligence et l’amour, qu’ils ont pour nous. Rendons leur au moins tous ces bons sentiments. Merci

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